Comme un ouragan

thé

Ce matin El Joven et moi sommes allĂ©s au marchĂ© tĂ´t, histoire d’Ă©viter les 34° de l’après midi… J’ai eu du mal Ă  le sortir du lit, il remettait sa petite couverture douce en polaire sur sa tĂŞte Ă  chaque fois que je revenais voir si il avait l’air de sortir des bras de MorphĂ©e. Et puis il a mangĂ© ses tartines grillĂ©es tranquillement. Le cours qui mène au marchĂ© est complètement Ă©ventrĂ© de partout : ça va ĂŞtre magnifique quand ça sera fini. Enfin je l’espère. J’aimerais bien habitĂ© lĂ . C’est lĂ  oĂą il y avait la librairie espagnole quand j’Ă©tais Ă  la fac. Elle a disparu depuis biiiiiiien longtemps. Je me suis garĂ© dans une petite rue perpendiculaire ou il y a plein d’herbes folles depuis que la mairie a dĂ©cidĂ© de ne plus utilser de produits chimiques (god bless them).

Avons bu cafĂ© et thĂ© Ă  la menthe en terrasse Ă  St Mich. Avons vu passer le « petit train » avec ses 3 wagons de touristes… SĂ»rement qu' »on » leur expliquait qu’il ne fallait pas se rendre par ici tout seuls… El Joven m’a dit que je l’avais contaminĂ© et que maintenant lui aussi Ă©tait de mauvaise humeur quand il voyait des touristes. Je me suis dit qu’il faudrait que je la mette un peu en veilleuse : c’est bon pour personne de s’Ă©nerver comme ça « pour rien », ni pour lui, ni pour moi. Je lui ai dit « Oh tu sais les touristes, c’est rien finalement… Y’a plus grave que ça dans la vie, bien plus grave » et on s’est concentrĂ© sur un camion qui faisait une marche arrière très pointue au coin de la terrasse du bar Des Amis. « Tut tut tut tut tut… Il faisait. Et je me demandais combien d’entre nous Ă  la terrasse avait pensĂ© au dĂ©but (avant qu’il commence Ă  reculer) qu’il pourrait ĂŞtre un « camion bĂ©lier ».

Ensuite on est reparti vers le marchĂ©. Ça tapait dĂ©jĂ  fort. On s’est arrĂŞtĂ© Ă  la nouvelle boulangerie qui a ouvert en juillet. Je l’adore. J’aimerais bien habiter lĂ . On a achetĂ© une tradi Ă  90 cents et 3 petits pains Ă  burgers Ă  70 cents. C’est moins cher que dans mon quartier… Ensuite on a pris des tomates, des poivrons, des courgettes… Tout Ă©tait Ă  1€ le kilo, c’est moins cher que les supermarchĂ©s et beaucoup plus amusant et poĂ©tique.

Dans la voiture au retour Daniel B chantait « Vivre ou survivre », j’ai pensĂ© Ă  une autre blogueuse qui ne lit sĂ»rement plus mon blog depuis des mois. J’ai pensĂ© que la chanson Ă©tait très belle et très triste. Le soleil cognait fort dans mon cou. El Joven a ri quand je lui ai dit que je trouvais la chanson triste. C’est bien.

Cet après-midi j’ai traduit du Delphine de Vigan, c’est pas beaucoup plus gai. El Joven battait ses records Ă  Mario, avec des courses contre son propre fantĂ´me, des choses comme ça.

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Spafaut…