C’est la fin de l’Ă©tĂ©

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Et c’est trĂšs bien comme ça. J’aime la fin de l’Ă©tĂ©. J’aime les jours qui raccourcissent. Les nuits plus lĂ©gĂšres. J’aime les matinĂ©es plus fraiches… Par exemple demain il fera 32° dans la capitale de l’Aquitaine, mais le matin il fera 14… Alors c’est bien.

J’aime m’assoir Ă  mon bureau-parfait-face-au-parc-de-la-rĂ©sidence à  24°, entourĂ© de mes feutres de couleurs Ă  pointe fine qui me permettent d’annoter mes cours, des stabilos qui me permettent de surligner ça et lĂ …

J’aime le niveau de langue qui est utilisĂ© dans les cours, dans les rapports de jury etc. Le vocabulaire ultra prĂ©cis, ultra pointu : on parle d’impĂ©trant, d’idiosyncrasie, de deixis.

Ça me change du quotidien, j’aime les mots qui ont du sens.

La  deixis, par exemple est un mot que je ne me rappelais pas avoir dĂ©jĂ  vu. C’est une notion linguistique dont la dĂ©nomination est directement empruntĂ©e au grec ÎŽÎ”áż–ÎŸÎčς (action de montrer, ou rĂ©fĂ©rence). La deixis est l’une des façons de confĂ©rer son rĂ©fĂ©rent Ă  une sĂ©quence linguistique ; elle intervient lorsque la comprĂ©hension de certaines parties d’un Ă©noncĂ© nĂ©cessite une information contextuelle.

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C’est chouette, non?

J’aime quand l’arrosage automatique fait tchi-tchi-tchi… MĂȘme si je veux en parler au conseil syndicale : c’est vraiment nĂ©cessaire cette dĂ©bauche d’arrosage? Aussi bien pour les nappes phrĂ©atiques que pour mon pauvre petit porte monnaie cela ne me parait pas indispensable…
J’aime quand le soleil se couche doucement en Ă©clairant de rose et d’orange les arbustes en fleurs qui frĂ©missent sous la brise.
J’aime bien le dimanche soir.
Je vous embrasse.

Ça me passe juste par la tĂȘte

Un jour ma belle-sƓur rigolait parce que mon frangin gardait tous les bouchons en liĂšge « au cas oĂč » et puis mon autre belle-sƓur a dit que mon autre frangin le faisait aussi… Du coup quand je suis rentrĂ© chez moi, je me suis dit (contre toute attente) « Ben tiens, quelle bonne idĂ©e de garder les bouchons en liĂšge au lieu de les jeter! ». D’ailleurs mĂȘme dans les supermarchĂ©s maintenant  on peut les mettre dans des bacs de tri. Le bouchon en liĂšge ça se  recycle! Bon bref, je me rends bien compte que de garder des bouchons en liĂšge Ă  la maison ça fait une peu « toc » (Trouble obsessionnel compulsif) mais finalement ça n’en fait qu’un de plus Ă  mon actif de « toc ». Je garde donc mes bouchons dans de jolis bocaux anciens. Je ne prĂ©vois d’en faire rien de spĂ©cial. C’est juste comme ça. Mon pĂšre, lui, ‘achetait que des briquets Bic roses. Il les gardait tous, pendants des annĂ©es je ne sais plus dans quoi, un vase peut-ĂȘtre? Bref il trouvait ça joli, avec le temps, il Ă©taient tous de nuances de rose diffĂ©rentes… Un jour on a Ă©tĂ© cambriolĂ©, le mec a piquĂ© plusieurs briquets, qui Ă©taient vides. Il a aussi piquĂ© la tĂ©lĂ©commande de la tv, une pendule de voyage ancienne, la sacoche photo de mon frangin photographe, un roti et d’autres trucs…

 

Faire des portes clĂ©s en bouchons ça me parait inutile. Tout le monde a trop de porte-clĂ©s dans sa maison de toutes façons, non? Le dessous de plat : idem… Tout le monde en a dĂ©jĂ … En revanche :  un rideau en bouchon! VoilĂ  qui est  original! Ca sert Ă  occulter votre intĂ©rieur des curieux et mĂȘme si ça se trouve Ă  empĂȘcher les mouches de rentrer!!

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Je propose comme alternative au trĂšs chic rideau bordelais, le rideau-bouchons!

Je note dans mon carnet : faire du vĂ©lo (quand j’en aurai un) et aller faire des photos de porte avec rideau.

Je vous embrasse.

javier bardemTu peux embrasser ton Ă©cran si tu veux.

Le cerf-volant de Bx

Aujourd’hui je suis fortement dĂ©primĂ©e par plusieurs interviews que j’ai entendu depuis quelques jours sur le climat. On aura beau me dire « Ă  chaque jour suffit sa peine », « il faut vivre le moment prĂ©sent », « la peur n’Ă©vite pas le danger » etc… Quand j’entends des spĂ©cialistes du climat dire qu’ils ne font pas de « catastrophisme » car la situation EST catastrophique et que nos enfants connaitront, en France, des Ă©tĂ©s Ă  50° … On pourra ainsi mourir de chaud pour de vrai… (article du Monde) Je sais c’est pas gai de raconter ça sur mon blog. Mais ça me met tellement le moral en vrai que je ne pouvais pas le garder pour moi.

Heureusement il y avait le catalogue IkĂ©a dans la BAL (la vraie, celle qui est au rdc), ça m’a fait super plaisir, car j’adore regarder le catalogue IkĂ©a et me promener dans ses allĂ©es. Mais HĂ©las mon moral est encore retombĂ© quand je me suis appelĂ© d’un reportage sur la dĂ©forestation en roumaine… De la forĂȘt primaire. La seule forĂȘt « vierge » d’Europe. Et devinez qui en est en « grande » partie responsable? I…kĂ©…. Aaaah….

Alors je suis redevenue triste et j’ai commencĂ© a rĂ©flĂ©chir Ă  ce que je pourrais faire avec mes ados cette aprĂšm… (Oui j’en ai momentanĂ©ment 2)

J’ai regardĂ© avec mĂ©lancolie le catalogue Lin-vosges… « Qu’ils » me refourguent (bien revoir comment expliquer dans un coours toutes les traductions de « Ils », « on », (on est un con), « se »Â  etc… ) qu’ils (TĂ©lĂ©rĂąmĂą donc) tous les 6 mois pour me rappeler amĂšrement que je n’aurai jamais un aussi beau linge dans mon lit…

Et puis j’ai ouvert le programme de l’Utopia et pof! Paf! J’ai trouvĂ© : on irait voir un Buster Keaton (en premiĂšre sĂ©ance c’est 4€).

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19572578&cfilm=1962.html

Les ados on adorĂ© 🙂 Moi j’ai surkiffĂ© (ou le contraire). J’ai tellement ri que j’en avais presque mal. C’Ă©tait Le CollĂšge. Ce weekend on ira probablement en voir un autre avec El Marido : Le MĂ©cano de la GĂ©nĂ©ral.

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Dans la rue j’ai fortement souhaitĂ© ĂȘtre en hiver. Surtout quand on a croisĂ© un petit train de touristes… Une « locomotive » (tchoutchou!!) et 3 wagons. Disney-land je vous dis…

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La sculpture, street art/de rue de l’Ă©tĂ©

Depuis quelques mois Ă  Bx on s’est habituĂ© aux sculptures de Antony Gormley. J’ai Ă©tĂ© surprise de dĂ©couvrir Ă  travers les commentaires dans le journal local, qu’elles dĂ©plaisaient Ă  beaucoup de monde. En ce qui me concerne je les aime beaucoup. Je ne saurais dire pourquoi. Enfin je vais essayer : parce qu’elle surprennent, amusent, sont en une belle matiĂšre… Je ne sais pas, je les aime et puis voilĂ .

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Les gens les habillent, les peignent et les la fois suivante quand on repasse, elles sont de nouveau tout propre.

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Non, elles ne sont pas toute identiques.

Apparemment c’est une mode la statue de rue. J’ai dĂ©couvert (sans y aller malheureusement) qu’un autre artiste sĂ©vissait dans une ville proche de la frontiĂšre française, Donostia (San SĂ©bastien) : Mark Jenkins

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C’est aussi surprenant, dans un autre genre…

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Mark Jenkins, (1970-….) est un street-artist amĂ©ricain,  connu pour ses installations de rue, commencĂ©es en 2003. Il a en particulier dĂ©veloppĂ© une technique qui consiste Ă  mouler des formes (le plus souvent des corps) avec du ruban adhĂ©sif transparent. Il vit actuellement Ă  Washington, D.C. mais travaille dans les rues du monde entier. (source wiki)

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A La Rochelle quand nous y Ă©tions en juillet, il y avait un peu partout dans les rues, suspendus en l’air, de drĂŽle de bonshommes en papier mĂąchĂ© peinturlurĂ©s. C’Ă©tait vraiment moche. Tellement que je n’en ai fait aucune photo, ce que je regrette, j’aurais pu vous les montrer! Si vous en avez, envoyez-en moi une je l’ajouterais!

Bon alors vous ĂȘtes plutĂŽt Antony Gormley ou Mark Jenkins? Moi je verrai assez un mix des deux : la technique et les bonhommes de Gormley et les positions Ă©trange de Jenkins. Le fait que les statues de Jenkins soient habillĂ©es avec de vrais vĂȘtement et des perruques, me les rend un peu trop rĂ©alistes… Et su coup me mettent lĂ©gĂšrement mal Ă  l’aise. Pas beaucoup. Mais j’aime mieux le bronze sans Ă©quivoque du premier.

Verde, verde esperanza

VoilĂ  le soleil revenu, les boulistes sur l’esplanade devant le bois. Le chat qui dort, les hommes Ă  la piscine. Et moi qui doit « Ă©tudier ».

L’autre jours j’ai eu un gros coup de mou en attaquant le « cours de grammaire et de linguistique espagnole dans une perspective contrastive avec le français ». A priori c’est typiquement le genre de cours que j’adore. Mais lĂ  lĂ  lĂ … Pfiou…

Le cours prĂ©pare Ă  l’épreuve de justification de choix de traduction du CAPES . Cette Ă©preuve a pour objectif d’évaluer la connaissance des systĂšmes grammaticaux espagnol et français tout comme notre aptitude Ă  apprĂ©hender les difficultĂ©s du passage d’une langue l’autre. Elle attend de nous qu’on soit capable d’expliquer clairement, avec pĂ©dagogie, les similitudes et les diffĂ©rences de les deux systĂšmes. Une connaissance « rĂ©flĂ©chie » des deux langues est donc ce qui est demandĂ© : « Les candidats doivent bien ĂȘtre conscients qu’une pratique naturelle, mais jamais analysĂ©e, de l’une des deux langues ne peut en aucun cas suffire Ă  faire d’eux des enseignants de langue. Il ne suffit pas pour enseigner une langue de la parler convenablement, il faut en connaitre les mĂ©canismes profonds et ĂȘtre capable de les expliquer Ă  un public de quelque niveau qu’il soit. ».  Caroline Pascale, PrĂ©sidente du Jury du CAPES.

 

Bon, tout cela va de soit et me plait beaucoup, mĂȘme j’adore ça. Mais aprĂšs vient  ce qu’il faut vraiment ĂȘtre capable de faire, et avec les mots qu’il faut ,employer…

Il y a 4 Ă©tapes dans l’Ă©preuve (qui suit elle mĂȘme l’Ă©preuve de traduction):

1) Identifier la nature et la fonction des Ă©lĂ©ments qui font l’objet de la question et dĂ©gager une problĂ©matique

2) Présenter le fonctionnement de la langue-source (français pour un thÚme, espagnol pour une version)

3) Présenter le fonctionnement de la langue-cible (espagnol pour un thÚme, français pour une version)

4) Justifier les choix de traduction, en s’appuyant sur l’analyse du passage du texte (1) et en rappelant les Ă©lĂ©ments importants, dĂ©jĂ  prĂ©sentĂ©s dans le commentaire thĂ©orique de la question (3-4), sans oublier de citer ladite traduction…

En fait lĂ  comme ça, ça me parait simple et pourtant… Pourtant ça me met un peu la pression de regarder tout le chemin Ă  parcourir. Je sais qu’il faut avancer pas Ă  pas et valoriser chaque pas au lieu de se dĂ©courager en regardant l’horizon qui parait si lointain…

Dans le rapport du jury 2011 on peut lire : « Cette question (l’épreuve de justification de choix de traduction) a montrĂ© que de nombreux candidats ont une connaissance intuitive de la langue espagnole : la traduction Ă©tait souvent correcte, mais beaucoup ont Ă©tĂ© incapables de la justifier. Bien souvent ils n‟ont mĂȘme pas eu conscience que le recours Ă  une relative, n’Ă©tait pas la meilleure mais bien la seule solution. Un futur enseignant de langue ne peut pas se contenter de cette connaissance intuitive, elle doit ĂȘtre Ă©tayĂ©e par de solides connaissances grammaticales pour qu‟il puisse en expliquer le fonctionnement.  »Â  Ah… Soupir…

Je sais que je suis bonne en traduction. Ce qu’il va falloir que je bosse, plus que la traduction que j’envisage comme un jeu et un super moment fun, c’est la grammaire, encore la grammaire et toujours la grammaire. Pas ĂȘtre capable de l’appliquer : ĂȘtre capable de la dĂ©cortiquer dans tous les sens et de l’expliquer… Pas un fait de langue, des centaines de faits de langue… Rah que de boulot, que de boulot. C’est un concours, pas exam… Que de boulot!

Je vous prĂ©senterais bien tout cela plus en dĂ©tail, mais du coups mon post devrait ĂȘtre 2 ou 3 fois plus long et je vous perdrais tous! 🙂 Et puis au lieu de blablater il faut que je me mette au boulot!

Verde, verde esperanza
el trigo verde
verde bonanza
verde, el cocodrilo
el monte verde
ciudad esmeralda
verde que te quiero verde…

 

 

La rumbita que baila Barcelona

Turism killAffichette qu’on peut voir Ă  Barcelone

Depuis cet Ă©tĂ©, ou mĂȘme ce printemps, Bordeaux s’est « entouristifiĂ© » au maximum. D’une maniĂšre un peu trop « pesante » voir « oppressante », ou en tous cas lĂ©gĂšrement agaçante.

Plusieurs fois depuis le printemps je me suis dit « On se croirait Ă  Barcelone ». Et c’Ă©tait pas un compliment. Pauvre barcelonais victimes du succĂšs ahurissant de leur ville.

Je suis allĂ©e Ă  Barcelone dans les annĂ©es 80, c’Ă©tait une ville dont les jolis quartiers n’Ă©taient pas vraiment mis en valeur : une des places historiques Ă©taient le repaire des « drogadictos » entre autre, on y croisait pas de touristes, sur cette place. J’ y suis retournĂ© dans les annĂ©es 2000 avec mon mari et mon fils et Barcelone Ă©tait une ville tellement touristique qu’on ne croisait QUE des touristes sur la place des droguĂ©s (d’aucun diront que c’est mieux comme ça… Faut voir, y’avait peut-ĂȘtre une alternative moins rrradicale) et j’y ai mĂȘme croisĂ© des gens que je connaissais de France. El Marido aime beaucoup Barcelone, il y a de la famille. Moi je n’avais pas Ă©tĂ© emballĂ©e dans les annĂ©es 80, je n’ai pas Ă©tĂ© emballĂ©e + que ça dans les annĂ©es 2000, mĂȘme si j’avais beaucoup aimĂ© certaines choses. Le tourisme m’avait semblĂ© un peu trop prĂ©sent (oui je sais : j’en faisais parti mais… j’ai toujours visitĂ© l’Espagne , moi, je le fais pas parce que c’est LA destination Ă  la mode). Bref quand j’ai vu le tournant qu’Ă©tait en train de prendre Bx, ça m’a fait pensĂ© Ă  Barcelone oĂč les jeunes Ă©taient visiblement dĂ©possĂ©dĂ©s du vieux quartier qui avait toujours Ă©tĂ© le quartier de tout le monde, des jeunes, des vieux, des familles… des droguĂ©s…

CZLfLQfVIAAjiKG.jpgLe tourisme tue les quartiers

Pour devenir un quartier super propre, avec des boutiques ultra lĂ©chĂ©s et des appartements calibrĂ©s pour les touristes… J’avais Ă©tĂ© mal Ă  l’aise avec ça… Et notre appart en plein centre de ce vieux quartier Ă©tait le dĂ©but de ce processus de main basse sur les apparts qui auraient du ĂȘtre louĂ©s aux habitants Ă  un prix correspondant Ă  leur salaire… Et au lieu de ça sont louĂ©s Ă  prix d’or Ă  la semaine ou Ă  la nuit au touristes, qui, la gueule enfarinĂ©e, dĂ©peuple un centre ville de ceux qui en font la vie. Les commerces s’adaptent pour vendre au touristes et se faire un max de tunes. Etc.

C’est ce que j’observe Ă  Bx en moment avec une certaine « horreur » : place Pey Berlan cet aprĂšm Ă©tait installĂ© un « kiosque Souvenirs de Bx »… Eu l’impression soudain d’ĂȘtre Ă  Dysney Land… AprĂšs les tuk-tuck qui trimbalent le consommateur-touriste dans les petites rues, Ă  la dĂ©couverte des autochtones en train de faire leur course, aprĂšs les segway ridicules qui roulent cahin-caha sur les places des quartiers autrefois dit malfamĂ©s  😩 (et qui ne l’Ă©taient que pour les trouducs…) maniĂšre assez voyante et intrusive de visiter une ville.

Ah Mahie, mais t’es jamais contente!!!  Si si, je suis contente, j’habite une ville que j’adore, mais j’ai quand mĂȘme le droit de rĂąler contre la connerie de masse 😩 Y’a pas assez de villes de part le monde? On croirait que tout le monde doit aller Ă  Bordeaux ou Ă  Barcelone en moment! Est-ce que les gens ne sont que des moutons? N’ont-ils pas envie de visiter Poitier, Limoges ou Carcasonne?

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Vos selfies font augmenter nos loyers

Pourquoi je parle (encore) de ça? Parce que ce matin j’ai lu dans « le journal » que la maire de Barcelone voulait interdire en ville les Segway et autres trotinettes Ă©lectriques (business extra florissant de Barcelone), au dĂ©but, comme vous, comme le journaliste je me dit « Ben qu’est-ce qui lui prend? Et puis j’ai continuĂ© Ă  lire : A Barcelone ces moyens de transport  sont massivement utilisĂ©s par les touristes et envahissent le centre-ville : « des centaines de segways conduits dans le dĂ©sordre le plus total. Imaginez le cauchemar lorsque tout ce petit monde se retrouve concentrĂ© sur les Ramblas, surtout qu’Ă©videmment personne ne parle ni espagnol, ni catalan. […] A Barcelone, mais aussi dans les Ăźles BalĂ©ares, Ă  Venise, mais Ă  Rome, Milan, Dubrovnik, Majorque ou San SĂ©bastien : partout en MĂ©diterranĂ©e et dans les villes les plus visitĂ©es, le ras-le-bol se fait sentir. En Catalogne, on a mĂȘme forgĂ© un mot-valise qui dĂ©crit parfaitement le fait que les habitants se sentent assiĂ©gĂ©s par des hordes de Britanniques avinĂ©s ou des groupes compacts de Chinois qui occupent tous l’espace public : ce mot c’est la touristophobie. » (France Inter)

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Et puis Ă  midi sur Ă  la tĂ©vĂ© espagnole Ă  la maison, y’avait un sujet sur la turismofobia… Tu m’Ă©tonnes. Dans cet article trĂšs intĂ©ressant (en espagnol) on nous dit que c’est un phĂ©nomĂšne qui se produit quand l’Ă©quilibre ou la capacitĂ© d’accueil d’une destination touristique est rompu parce que les visiteurs et la population locale partagent des ressources limitĂ©es et un mĂȘme espace publique. »

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Bordeaux n’en est pas Ă  manifester dans les rues pour demander crier que la ville n’est pas Ă  vendre comme Ă  Barcelone et sur la photo ci-dessus dans le (ex?)populaire quartier de la Barceloneta. Mais mais mais… Je sens le mĂȘme malaise naĂźtre. A travers la presse rĂ©gionale,  Ă  travers des groupes FB qui aimeraient voir les toursites s’intĂ©resser Ă  d’autres villes françaises… Qui ont certainement autant de charme que la notre…

Tout cela me laisse extrĂšmement perplexe.

A lire Ă©galement (en espagnol) : https://elpais.com/ccaa/2017/08/07/catalunya/1502117326_168155.html