Je suis une fille. Je suis un cours. Tu suis le cours… Tu ne suis pas? Tu es…

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Chaque jour je pense Ă  des choses que je voudrais vous raconter, qui m’Ă©tonnent,  me plaisent, m’énervent, me font rire ou m’agacent…  Et puis la semaine passe. Les cours que je suis se succĂšdent et je travaille Ă  la maison le plus possible pour ĂȘtre prĂȘte le jour du CAPES. Grammaire, conjugaison, orthographe… LittĂ©rature… Traduction…

Lundi je suis allĂ©e d’un coup  de tram (aprĂšs avoir garĂ© ma voiture non loin de l’arrĂȘt le plus proche de chez moi) jusqu’aux quais pour dĂ©jeuner avec ma copine Sarah, qui travaille lĂ . Il faisait trĂšs beau. Ça la tente mon histoire de concours. Mais elle a dĂ©jĂ  ratĂ© celui d’allemand. Il y a un bail… J’aime papoter avec elle. On se comprend bien. On est sur la mĂȘme longueur d’onde. Pas besoin de dĂ©codeur, d’explications sans fin. Pas qui pro quo… Ni de poudre aux yeux.

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Les paquebots de touristes sont dĂ©testables pour bien des raisons. La plus importantes Ă©tant la pollution Ă©norme qu’ils produisent.

Mais revenons aux Ă©tudes : Dans la traduction, hormis le vocabulaire (cela va de soi) le plus important de loin c’est la grammaire. Alors on bosse en cours, je bosse Ă  la maison beaucoup beaucoup de grammaire. Le grand sujet de mardi dernier Ă©tait le futur du passĂ© :

« Comme elle lui demandait s’ils arriveraient Ă  temps pour le diner, il lui rĂ©pondit que oui. »

Pas de condition dans cette phrase. Pas de conditionnel. SI n’introduit pas toujours une condition et « arriveraient » n’est pas la 3Ăšme personne du pluriel du conditionnel.

Si introduit une subordonnée complétive au futur du passé.

Si on passe la phrase au prĂ©sent on a : « Comme elle lui demande s’ils arriveront Ă  temps… »

On voit que le verbe « arriver » est bien au futur et que donc dans la premiĂšre phrase il s’agit bien d’un futur du passĂ©.IMG_20170918_123440

VoilĂ  le genre de chose qui occupe mes journĂ©es et que j’adore. On dĂ©cortique. On analyse. On doit tout pouvoir expliquer. Ce sont les questions de « choix de traductions » qu’il faut bosser et bosser encore.

Exemple de « questions de choix de traduction » :

  1. « Elle avait peur d’ĂȘtre attendue » ; « comme s’ils eussent Ă©tĂ© Ă©piĂ©s » ; « tu es contente? » ; « qu’elle Ă©tait lĂ  » ;  » je suis rompue ». Analysez ces 5 expressions verbales en français, et justifiez votre traduction en espagnol du verbe « ĂȘtre » dans chacune d’elles. (Les phrases sont sorties d’un des deux textes qu’on vient de traduire)
  2. AprĂšs avoir analysĂ© les phrases suivantes :  » (il) rĂ©pondait Ă  mi-voix, comme s’ils eussent Ă©tĂ© Ă©piĂ©s » et  » comme elle lui demandait s’il arriveraient assez tĂŽt »; justifiez votre traduction en espagnol en ce qui concerne notamment le mode et le temps des verbes.

Mon vieux prof est bien parfois un peu stressant quand il s’Ă©nerve sur certaine chose. Mais bon, je profite Ă  200% de son enseignement.

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L’interdisciplinaritĂ©, pas si facile Ă  mettre en Ɠuvre.

Nous avons aussi des cours de « Culture numĂ©rique » pas terrible pour moi qui suis assez « au point » Ă  ce sujet et « d’histoire du systĂšme Ă©ducatif » (jeudi dernier) oĂč j’ai un peu l’impression moi-mĂȘme de faire partie de l’histoire quand on parle des diffĂ©rentes rĂ©formes entre 1975 et 1989 😀 On parle aussi de la derniĂšre reforme et de l’interdisciplinaritĂ© : comment les profs doivent travailler ensemble pour donner plus de « sens » Ă  l’enseignement…

Il est Ă©galement trĂšs important de lire « tous les jours » de la littĂ©rature française, afin de se maintenir dans un bon niveau pour la version. J’ai commencĂ© Bel Ami, c’est trĂšs prenant, on a du mal Ă  le laissĂ©. En revanche je dĂ©couvre Maupassant et ne lirait rien d’autre lui. Je n’ai jamais lu un auteur du 19Ăšme aussi misogyne! Beurk.

Le cours version, avec une une prof que j’apprĂ©cie apporte son lot de drĂŽlerie car une de mes collĂšgue Ă©tudiante la prise en grippe immĂ©diatement, ce qui donne des « altercations » tendue entre elles deux.  Ça va pas s’arranger j’en ai peur.

En dehors de cela,  sachez que certains jours je hais mon GPS qui me fait passer en partant du boulevard Godart par le jardin public, la rue FondaudĂšge, la place des Martyrs de la rĂ©sistance, devant MĂ©riadeck et enfin par la rue de Pessac et al rue St-GenĂšs pour me rendre barriĂšre de Toulouse!!!! J’ai failli pĂ©ter un cĂąble et Ă  la fin j’avais les genoux complĂštement douloureux  pour plusieurs jours (je vous le rappelle j’ai les genoux TREEEEES fragiles et que je vais devoir retourner bientĂŽt m’y faire faire des piqures, dans les genoux), car ce con de GPS m’avait fait prendre TOUTES les plus minuscule rues afin d’Ă©viter TOUS les feux et donc avait transformĂ© mes genoux en usine Ă  pĂ©daler. Bref j’Ă©tais trĂšs contrariĂ©e et il fallait que ça sorte. Je n’en aurais pas « voulu » Ă  ce foutu GPS si il m’avait fait faire le mĂȘme trajet dans les grandes lignes, mais lĂ , lĂ  « il » mettait un point d’honneur Ă  compliquer le trajet au-delĂ  de l’imaginable!

Le weekend a été studieux.

Un abrazo.