Poco a poco

IMG_20171026_112354.jpgDommage qu’il n’y ait pas de local pour les poubelles.

Voilà des petites vacances qui commencent aujourd’hui. Pas d’affolement, on a pas pris de billets pour des îles tropicales ou n’importe quel pays lointain. Je fais de l’ordre  dans mes cours. On fait un tour en ville. Demain un petit tour plus au sud pour faire une surprise à une bonne copine, et retour. On ne peut pas abandonner Monsieur chat plus de 48 h  😦

J’ai essayé de regardé la série que je vous proposais la dernière fois. Y’a pas à tortiller : c’est très indigeste.

Hier matin, je suis passé voir la secrétaire responsable des remplacements pour me rappeler à son bon souvenir. Elle a dit qu’elle ne m’oubliait pas mais que, pendant les vacances, il ne se passe rien. Ce matin elle m’a appelé pour me proposer un remplacement dans un lycée, en espagnol, à côté de chez moi. Disons plus près de la Victoire que de chez moi, ce qui veut dire que c’est quand même « près de chez moi ». Plus tard dans la matinée. Le Dirlo, qui a un nom rigolo, m’a appelé pour « prendre contact ». Je suis contente. Un peu triste parce que je vais rater des cours. Et contente parce que je vais en donner. …. Sans formation préalable… Priez pour moi!

Je vous avais promis la traduction de ce petit extrait ; peut-être afin de clouer le bec, à ceux, qui aurait l’idée, amusante, de prétendre que l’espagnol « c ‘est facile »…

—Ella era muy suya, ¿que por qué lo digo?, pues mira, Sole, por todo, desde cómo entraba a los sitios mirando al vacío a cómo rechazaba las invitaciones sin dar las gracias siquiera, que ya acabó por no invitarla nadie a ningún sitio, fíjate , lo hacíamos sobre todo por Olimpia, que la ponía por los cuernos de la luna, con ella sí se juntaba pero amigas íntimas tampoco, no era de hacerle confidencias a nadie, un ser superior, eso es lo que se creía, total porque tenía idiomas…

–  Elle  était  spéciale.  Pourquoi  je  dis  ça ?  Eh  bien,  écoute,  Sole,  pour  tout,  depuis  sa  façon d’entrer quelque part en regardant dans le vide jusqu’ à sa façon de refuser les invitations sans même dire merci, au point qu’à la fin personne ne l’invitait plus nulle part, remarque, nous on le faisait surtout pour Olimpia, qui la mettait sur un piédestal. Elle, elle la fréquentait, oui, mais elles n’étaient pas pour autant des amies intimes, elle n’était pas du genre à faire des confidences à qui que ce soit. Un être supérieur, voilà pour qui elle se prenait et tout ça parce qu’elle parlait plusieurs langues…

Bon weekend (bientôt) y besos.

Sans relâche

Ces dernières années j’ai beaucoup aimé le Le lièvre de Vatanen d’Arto Paasilina qui est filandais. J’ai surkiffé les bouquins de Katarina Mazetti qui est suédoise, a-do-ré ceux de David Lodge qui est anglais… J’ai bien rigolé en lisant le Vieux qui voulait pas fêter son anniversaire de Jonas Jonasson, encore un suédois. Crois-je que les étrangers sont plus drôles que les français? J’ai adoré La vierge froide et autres racontars Jørn Riel, un danois… Je me suis régalé de littérature jeunesse avec Clémentine Beauvais : Songe à la douceur, les Petites Reines…    

Bon en ce qui concerne le bouquin que j’avais commencé gratuitement sur Kindle « Demain j’arrête! », il n’était finalement plus tellement gratuit au bout d’un moment, alors j’ai du l’arrêter en plein élan et du coup El Marido et El Joven (qui sont en vacances) sont allés me le chercher à la médiathèque, pendant que je m’escrimais sur une traduction d’un passage de « Claquer la Porte » de Carmen Martín Gaite. C’était un  texte qui est tombé à l’Agreg il y a quelques années… Grrr… J’aurais préféré un qui soit tombé au CAPES…

Extrait :

—Ella era muy suya, ¿que por qué lo digo?, pues mira, Sole, por todo, desde cómo entraba a los sitios  mirando  al  vacío  a  cómo  rechazaba  las  invitaciones  sin  dar  las  gracias  siquiera,  que  ya acabó  por  no  invitarla  nadie  a  ningún  sitio,  fíjate ,  lo  hacíamos  sobre  todo  por  Olimpia,  que  la ponía por los cuernos de la luna, con ella sí se juntaba pero  amigas íntimas tampoco, no era de hacerle confidencias a nadie, un ser superior, eso es lo que se creía, total porque tenía idiomas…

Vous pouvez vous exercer si vous voulez 😉 Je vous donne la correction demain 😉

En attendant un peu de détente, en regardant une série espagnole, que os parece?

Bisous.

 

 

De la lecture (suite)

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L’objective donné par la prof de version, qui pour la petite histoire a eu son agreg’ et son capes la même année. C’est ce que j’appelle une méga grosse tête bien faite. Respect. L’objectif donné est donc, en plus de tout le boulot qu’on a  par ailleurs, de lire au moins 10 pages d’un roman français, par jour. Et bien entendu autant ou plus en espagnol…  Et bien sûr aussi, lire quotidiennement la presse espagnole (Vive Internet!).

J’ai commencé en septembre des bouquins entiers, mais là je me demande si je ne vais pas me mettre « morceaux choisis » en refaisant l’acquisition d’un Lagarde et Michard XXème siècle par exemple. J’adôôôre les Lagarde et Michard 🙂 Parce que mine de rien les bouquins entiers (j’ai du mal à ne lire que 10 pages par jour) ça prend du temps sur le temps « lecture de la presse »… Bref. Hier j’ai commencé avec la liste construite sur vos suggestions. Et au risque de me répéter je voulais des bouquins qui donnent la patate et le sourire…

La première punition (lire ou relire Bel Ami!) sera donc pour Isis qui m’a suggéré Les Choses Georges Pérec. Non mais c’est pas drôle du tout les Choses!

Incipit : L’oeil, d’abord, glisserait sur la moquette grise d’un long corridor, haut et étroit. Les murs seraient des placards de bois clair, dont les ferrures de cuivre luiraient. Trois gravures, représentant l’une Thunderbird, vainqueur à Epsom, l’autre un navire à aubes, le Ville-de-Montereau, la troisième une locomotive de Stephenson, mèneraient à une tenture de cuir, retenue par de gros anneaux de bois noir veiné, et qu’un simple geste suffirait à faire glisser. La moquette, alors, laisserait place à un parquet presque jaune, que trois tapis aux couleurs éteintes recouvriraient partiellement…

Ça dure comme ça interminablement, j’avais envie de me pendre à la fin j’avoue… Je fais un 😦 sur ma liste papier à côté du titre. Ah ben oui, je suis comme ça moi! Faut que ça pulse! Oui je sais : Pérec est un très grand écrivain. Mais j’avais bien stipulé, qu’après Maupassant, je voulais quelque chose de guilleret.

Après j’ai lu un chapitre ou deux de « Demain j’arrête » conseillé par Lulu. Ça se laisse lire, pas prise de tête. Style très contemporain. J’attends de voir. Je vous dirai. Il était gratuit sur mon Kindle en plus!

Le livre espagnol que je lis en ce moment c’est celui que je vous ai conseillé hier. Et le prochain ça sera « La vie de Pascual Duarte » que j’avais lu en première année de fac  et dont j’ai traduit un passage en cours aujourd’hui et qui m’a fait bien marrer, bien que ce ne soit pas « drôle ».

Voilà. Autrement ma préparation au CAPES se passe très bien. J’ai eu une première note, trèèès encourageante. Yes!

Je vous fait des bises.

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Ma pile virtuelle de livres à lire

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Suite à la question que je vous posais l’autre jour, voici la pile virtuelle de livres à lire que j’ai faite. Tout n’y est pas. Je n’ai pas gardé ce qui était antérieur au XXème siècle et ce qui n’était pas français.  Je ne promets pas de tout lire… Mais je promets de vous dire ce que j’aurai pensé de ce que j’aurai lu (futur antérieur). Je rappelle à celles et ceux qui veulent m’en proposer d’autres : qu’il faut que ce soit des bouquins qui mettent de bonne humeur 😉

La Belle Hortense,  Jacques Roubaud  (Cristophe)

Les mémoires d’Hadrien, l’Œuvre au noir, Marguerite Yourcenar (Marie)

La promesse de l’aube,  Romain Gary . (Marie)

La vie mode d’emploi, Georges Perec  (Cristophe)

Vous les entendez,  Enfance, Nathalie Sarraute (Isis)

Les Choses, Georges Pérec. (Isis)

Simple, de Marie-Aude Murail. (Blanche)

Stupeur et tremblements, et Métaphysique des tubes, Amélie Nothomb.  (Blanche)

Stupeur et tremblements. (looloo999lulu)

Demain j’arrête,  Gilles Legardinier. (looloo999lulu)

Alors vous ne serez plus jamais tristes, Baptiste Beaulieu. (looloo999lulu)

La dame dans l’auto avec les lunettes et le fusil, Sébastien Japrisot.   (looloo999lulu)

Amélie Nothomb, Jean Philippe Blondel et Jeanne Benameur.  (Manoudanslaforet)

Viou, A demain Sylvie, Le troisième bonheur , Henri Troyat. (Didi)

A mon tour je vous fais une proposition de lecture et vous me direz ce que vous en avez pensé :

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Ne vous laissez pas arrêter par le fait que c’est un livre « Jeunesse », les livres jeunesses sont aussi bons que les autres, croyez-moi!

Présentation de l’éditeur : L’histoire du Petit Chaperon rouge, tout le monde la connaît… Oui, mais les temps changent ! Sara ne vit pas dans les bois, mais dans une grande ville; la galette et le petit pot de beurre se sont transformés en une tarte aux fraises; la grand-mère est une ancienne chanteuse de music-hall mariée plusieurs fois et le loup un pâtissier milliardaire!

Biographie de l’auteur : Carmen Martin Gaite est née en 1925 à Salamanque en Espagne ; elle y a passé son enfance pendant la guerre civile. Elle a publié son premier roman à l’âge de 3o ans, suivi de nombreux essais et récits, dont certains ont obtenu des prix littéraires. Le petit chaperon rouge à Manhattan est son principal roman destiné à la jeunesse. Elle a quitté ce monde en juillet 2000.

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Bel enfoiré

Notre prof de version nous a conseillé en début d’année de lire autant de littérature française que de littérature hispanique, dans le but de ne pas être plus faible en version qu’en thème, par manque de « style » etc. La faiblesse de l’étudiant en espagnol étant d’avoir, toujours, un meilleur niveau d’espagnol que de français, même si il est francophone. Cela est dû au fait que nous travaillons beaucoup plus la grammaire espagnole en général, le vocabulaire, etc… Partant du fait que le français, on connait déjà… Bref.

Hier j’ai terminé Bel Ami. De Maupassant. C’était rigolo à lire : langue très désuète, description de la société de la fin du XIXème, etc. Mais j’ai détesté. Je ne savais pas que Bel Ami, était en fait « un bel enfoiré »… Aucune envie de lire un autre Maupassant, non merci, merci bien, sans façon! Non seulement je n’ai pas aimé cette cynique histoire,  mais en plus je n’ai pas aimé la plume, hyper misogyne à mon avis, de ce type. Bon c’était quand même super intéressant, hein.

De toutes façons j’en ai reparlé avec la prof de version et pour bien se préparer au CAPES il vaut mieux lire des bouquins du XXème… Ou du XXIème…

J’en appelle donc a vous? Faites-moi des propositions! Un bon bouquin, en français (pas une traduction), qui donne la patate et le sourire, pas trop gros, parce que j’ai envie d’en lire plusieurs  rapidement. De la bonne littérature, pas du Orsena. Ouh que je vilaine!!!! En plus il est tombé au CAPES en thème, Orsena, y’a pas longtemps…

Donc un petit bouquin super chouette qu’on est heureux d’avoir lu, vous me proposé quoi?

Autrement Bel Ami, vous l’avez lu? Vous avez aimé?

Bisous et roudous.

Couleurs d’automne

Dr K relance la « photo de truc » (tu peux cliquer le lien si tu veux voir de quoi il s’agit), ça faisait longtemps et ça fait plaisir. Ce mois-ci le sujet est « un truc d’automne » :

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J’ai demandé à Youyou de figurer sur la photo afin de donner un peu de vie à cette nature morte.

Autrement en parlant d’automne, je suis un peu étonnée de voir autant de pollen autour de notre grand pin sur le parking. C’est pas au printemps le pollen?

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Pare-brise et toit de ma voiture.

Bonne soirée à tutti.