C’ est quand les vacances?

J’ai juste envie de me réfugier dans les cheveux d’or de la fille auprès de qui je dors comme dans une araignée dans sa toile… L’amour ne peut plus voyager, il a perdu son messager…

La semaine a été fatigante, stressante… Suante… « Il est parti dans le ciel bleu, comme un oiseau… »

Hier je finissais à 15h30 et pourtant, je suis resté jusqu’à 16h30 dans mon CDI, lumière électrique éteinte : à mon bureau il n’y en a pas besoin, mais dans le fond de la salle oui… Et un seul interrupteur pour tous les plafonniers … Bref, je suis restée là, à travailler seule… Dans le silence… En attendant que la pression retombe. je n’avais pas envie de repartir vers la maison énervée comme j’étais. Deux petites 6èmes adorables sont restées là aussi, attendant l’heure où les parents viendraient les chercher. l’un lisant la BD Anne Franck (lisez-là! franchement vous ne serez pas déçu, vous serez surpris de l’aimer autant) et l’autre « Les enfants de la résistance ». Deux des BDs que j’ai acquises l’an dernier pour mes élèves et qui cartonnent.

La semaine avait été rageante, mal organisée, les emplois du temps mal faits par K. la surveillante H toujours « de mala leche » limite agressive, quasiment me demandant des comptes. Je la renvoie dans les ronces de plus en plus vertement… Et je vais finir par l’envoyer valser un bon coup…

Vendredi : journée d’intégration des 6èmes. Journée de désintégration devrait-on dire… « pour l’enfant que j’étais… Pour l’enfant que j’ai fait… » J’apprends quasiment pas hasard que j’accompagne (avec 5 autres profs) les 6èmes au jardin public 😦 Juste parfaitement le genre de choses que je déteste. Je ne suis pas prof de ballon. Je déteste me déplacer avec une horde de gamins en furie. Je suis prof-doc : la reine du silence et du « chut ». Bref.

Midi : alors qu’on regroupe les malfrats pour l’appel, un attroupement se forme à l’autre bout de la cour… Un gamin au sol qui convulse, du sang dans les cheveux. Il a perdu connaissance. Un autre gamin l’a apparemment roué de coup de pieds dans la tête et le dos après lui avoir arraché des cheveux et broyé les doigts. Plus l’histoire se raconte plus elle enfle comme la sardine dans le port de Marseille. Le fait est que le gamin (qui devait partir au jardin public) est inconscient. K au téléphone avec le 112… Moi je demande dans ma tête (ne versons pas d’huile sur le feu) où étaient ces foutus pions…

On part finalement sans l’agresseur et l’agressé. (qui passera le reste de la journée aux urgences). Le pique nique avec les gosses est encore pire que ce que j’imaginais. C’est loin d’être gagné l’éducation des mômes… Suis vraiment choquée de les voir mettre des pommes (et des petites bouteilles d’eau) à la poubelle parce « j’aime pas ça » et eux étonnés de m’entendre leur demander si ils ont demandé à leurs camarades « si ils voulaient une pomme pour plus tard? » et eux stupéfaits de me voir sortir des pommes de la poubelle. Pff. Y’a des moments où je les déteste. Ils me faisaient honte de crier autant et d’être aussi grossiers devant les gens qui étaient venus passer un moment de détente dans ce « havre de paix »…

Bien sûr toujours mes petits chouchous : le rêveur sous arbre qui regarde le ciel et joue avec des petits bâtons, la petite qui me supplie d’ouvrir un club théâtre, celle qui me dit que je suis sa prof préférée… Et puis tous ceux qui sont supers sympas (bien les 3/4)… Mais bon : c’était grosso modo une bonne grosse corvée!

De retour au collège je devais remonter dans mon cidi-aille… Malheureusement pas pour être au calme, mais parce qu’un jeu de piste était organisé… Et j’ai vu 85 gosses par groupe de 3 ou 4 défiler pour avoir un coup de tampon sur leur fiche de « chasse au trésor »… Je les aimes, hein, faut pas croire, et je rigole avec eux. Mais bon… Y’a des jours j’aimerais mieux avoir que des enfants bien élevés… Plutôt que cette horde sauvage qui déambule dans l’établissement…

Autrement on a été au ciné voir « les vieux Fourneaux » et on a passé un vraiment bon moment.

Bisous et bon weekend.

8 commentaires sur « C’ est quand les vacances? »

  1. J’en était vraiment bouleversée et écÅ“urée….
    Heureusement que je suis restée un peu plus tard que prévu, cela m’a permis de voir le gamin revenir avec une grosse grosse minerve, souriant ou presque (il a bon caractère!), avec sa mère. Ils revenaient chercher ses affaires. J’ai échangé quelques mots … Il avait passé l’aprèm à l’hôpital… Mais allait « bien ». Bof quand même la minerve…
    J’attends de voir si ce pauvre gamin va vouloir rester dans notre école et si l’autre va avoir plus qu’un discours du directeur.

  2. Punaise, je t’admire de survivre à tout ça et je ne me plaindrai plus de mes étudiants chinois qui me m’écoutent jamais et ne comprennent rien et ne savent pas écrire trois mots d’anglais! Grosses bises de courage!!!

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