Les Ă©tats d’esprit du samedi soir

Photo : mes petites élèves au CDI

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Fatigue : oui c’est vrai.

Humeur : pas terrible d’imaginer qu’alors que je m’Ă©clate dans mon bouleau je pourrais le perdre dans 8  jours. Je n’ai pas vu le temps passer.

Ma conversation surrĂ©aliste de la semaine : le type qui rĂ©pare et change les ampoules au bahut me dit « La dame du CDI vous surveillez les Ă©lèves. »Â  Ça ressemblait Ă  une constatation. J’Ă©tais en train de faire cours  Ă  des 6èmes dans leur salle. Je lui ai fait rĂ©pĂ©ter plusieurs fois. Il me dit « Je ne parle pas français ou quoi? » Comme je comprends finalement ce qu’il cherche Ă  me dire je lui rĂ©pond « Apparemment pas effectivement, si vous parliez français vous auriez du dire : « Pourriez-vous surveiller les Ă©lèves? » Les dits Ă©lèves sont morts de rire.  « Mais comme je suis en train de faire cours, Ă©videmment je n’ai pas trop compris votre histoire de surveillance! Je peux continuer mon cours? »

Coup de gueule : Ce type m’insupporte depuis longtemps parce qu’il fait des blagues de cul sexistes. J’avais rĂ©ussi Ă  ne pas lui parler pendant des mois. Oui quand on m’appelle « Dame du CDI » je n’ai plus aucune « diplomatie ».

Esprit : es-tu lĂ ?

Cerveau : tellement heureuse de faire les TPE avec les premières!! 🙂 leur apprendre Ă  faire des recherches efficaces, organiser leur travail, Ă©laborer une bibliographie … JOIE!

Culture :

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Ce quatrième tome du succès mondial L’Arabe du futur couvre les annĂ©es 1987-1992.

Ă‚gĂ© de neuf ans au dĂ©but de ce volume, le petit Riad devient adolescent. Une adolescence d’autant plus compliquĂ©e qu’il est tiraillĂ© entre ses deux cultures – française et syrienne – et que ses parents ne s’entendent plus. Son père est parti seul travailler en Arabie saoudite et se tourne de plus en plus vers la religion… Sa mère est rentrĂ©e en Bretagne avec les enfants, elle ne supporte plus le virage religieux de son mari. C’est alors que la famille au complet doit retourner en Syrie…

Pôle Emploi : est-c e que je vais y retourner dans 8 jours? La fille que je remplace est censée revenir 15.

Avis perso : les voyages forment la jeunesse (vient d’inscrire Titi pour le voyage sco Ă  Gijon)

Bonne journée à toutes zé tous et bon weekend!

 

Les p’tits souvenirs du dimanche soir… le mercredi (parce que dimanche j’ai Licorne)

Je reprends les questions de Dr K. ma coupine qui habite très loin dans le grand grand nord verglacĂ© et ses « p’tits souvenirs du dimanche soir »…

Vous pouvez la lire là. Et puis vous pouvez lire ici la reprise de Roseleen coupine dont la bibliothèque grandit a vu d’œil.

1. Que portiez-vous, quand vous étiez à l’école, qui vous fiche la honte ou vous fait bien rire quand vous regardez de vieilles photos ?

Quelle drĂ´le de question pour moi en fait. Aussi loin que je me souvienne j’ai toujours aimĂ© mes vĂŞtements. Ma mère aimait les beaux habits et quand je n’Ă©tais que bĂ©bĂ©, parait-il j’Ă©tais très joliment habillĂ©e, ce qui faisait rire mes tantes. Enfant j’adorais changer de vĂŞtement plusieurs fois par jour et je n’ai les souvenir que de jolies fringues. Sur les photos c’est plutĂ´t ma petite bouille qui me fait rire et en dehors des sous-pulls, tout me parait très joli. J’ai souvent hĂ©ritĂ© de fringues d’une de mes cousines des trucs de marques,je n’avais pas Ă  me plaindre. Je plains en revanche mon cousin, qui ayant un an de plus que moi, mais Ă©tant plus petit, hĂ©ritait de fringues Ă  moi. Je ne sais pas s’il savait de qui elles venaient… Ni mĂŞme si ça lui importait. Pour la coiffure, je suis coiffĂ© exactement pareil depuis que j’ai des cheveux.

2. Quel est le meilleur conseil en ce qui concerne le monde du travail  ?

J’ai un peu de mal en ce moment avec certaines personnes… Que faire? Fuir la cantine, manger Ă  l’extĂ©rieur. Ne jamais parler pour ne rien dire, on ne sait jamais quand on va tomber sur celui qui a les nerfs en pelote et dĂ©cide de vous agresser comme ça pour rien…

3. Qu’est-ce que vous admirez / admiriez le plus chez votre père ? 

Hum… Son intelligence, sa culture, son regard (je veux dire ce qu’il regardait), son Ĺ“il d’artiste, son courage. Mais dans la balance pèse très lourd le reste.

4. Quel sport avez-vous fait / faites-vous toujours ? Etiez-vous doué ? Comment avez-vous choisi ? Pourquoi avez-vous arrêté ou continué ?

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J’ai fait de la danse avec ma classe de CE2 mais au conservatoire de danse de LR (très rĂ©putĂ© Ă  l’Ă©poque). Je voulais continuer après mais ma mère Ă©tait contre car elle ne voulait pas que je m’abime les pieds. C’est dommage car c’est vraiment le seul sport dans lequel je me sentais bien. J’aimais la salle, les habits, la grâce, la musique, l’application… J’ai fait de l’optimiste (Ă©pargnez-moi, et lĂ  je pense Ă  C., les blagues sur l’optimiste), j’aurais bien continuĂ© aussi mais je n’Ă©tais pas assez lourde pour passer au dĂ©riveur quand tous mes copains y passaient, alors j’ai arrĂŞtĂ©, continuer l’optimiste, aurait Ă©tĂ© une humiliation. Je ne sais plus pourquoi j’avais voulu en faire. En tous cas j’avais adorĂ©. j’avais beaucoup grandi en faisant de la voile. J’Ă©tais fière de moi. C’Ă©tait une grande Ă©mancipation. Autrement, de manière gĂ©nĂ©rale, je dĂ©teste le sport.