Madame rĂȘve

C’est samedi tout est permis, on peut rĂȘver :

J’aimerais aller jusqu’Ă  la Pointe de Grave, traverser avec le bac et aller visiter le phare de la Coubre.

Du samedi 6 juillet au lundi 2 septembre : au départ de Royan: Un départ toutes les 50 minutes environ. Premier départ:   7.15 et dernier départ: 21.15. Au départ du Verdon :
idem dernier départ: 20.30

Tarifs jusqu’au 30 septembre Adulte: 3,60 € . Jeune 14-25 ans: 2,10 €. Avec la voiture ça coĂ»te plus cher : 28,00 €. Mais sans voiture, je vais oĂč? En basse saison (cad Ă  partir du 1er octobre) c’est 18€.

Phare_de_La_Coubre.jpg

Mince, pour aller jusqu’au bac depuis chez moi : 01h58 pour 110 km 😩 On met pas plus pour aller Ă  LR : 200 km. Du coup faudrait y passer une semaine, par lĂ -bas. RĂȘvons. Je poserais bien mes valises Ă  Soulac pour quelques jours mais la mer risque d’ĂȘtre carrĂ©ment moins calme qu’en VendĂ©e!

la cĂŽte

Puisqu’il est peu probable que j’y aille sous peu, Ă  la place je ferai une paella. Ça c’est de l’ordre du faisable, avec plein de calamars.

la-vraie-paella

Et vous? Qu’est-ce que vous aimeriez faire vite mais qui va devoir attendre un peu? Et qu’est-ce que vous pouvez faire facilement Ă  la place sans difficultĂ© et avec beaucoup de satisfaction?

 

Je peux vous tutoyer?

IMG_20190826_125944Quelqu’un veut adopter mon chat?

Il fait chaud, non? Et toi tu as chaud? Vous, Alfred, vous avez chaud? Tu tienes calor? Y vos, tenes calors? Tiene usted calor? And what about you?

Bon, aujourd’hui je suis un peu Ă©nervĂ©e : je croyais que l’Ă©tĂ© s’en Ă©tait allĂ© en pente douce depuis notre retour d’Espagne et depuis quelques jours : paf, le thermomĂštre remonte. Nous voilĂ  Ă  34°. On ne dort plus trĂšs bien. Ce matin « A la fraĂźche » dans les rues de Bx, il faisait vraiment lourd et chaud et nuageux… Et toi? ÂżY tu? ÂżY vos? y Âżusted  pasa calor? And what about you? You, vous? You, toi?

IMG_20190826_110819Liberté! Vacances!

En français les choses sont claires : on tutoie sa famille et ses amis, ses collĂšgues de travail en gĂ©nĂ©ral. On ne tutoie pas les gens qu’on ne connait pas, et si on a le mĂȘme Ăąge (surtout quand on est jeune) et qu’on pourrait bien ĂȘtre amis, on passe au tutoiement aprĂšs un accord prĂ©alable : « On peut se tutoyer, non? » AprĂšs il y a des variations selon les milieux : trĂšs rares sont ceux qui vouvoient leurs parents, mais cela existe. Ma mĂšre (nĂ©e en 1929 dans un milieu bourgeois) vouvoyait toutes ses amies… Que dire de plus? On ne tutoie pas son pharmacien ou son facteur pas plus que son avocat ou son banquier. On vouvoie presque obligatoirement ses beaux parents et les grands parents de son conjoint. Les profs se tutoient tous entre eux en gĂ©nĂ©ral, mĂȘme la premiĂšre fois. Certains vouvoient, ils sont rares et un peu coincĂ©s, Ă  priori.

IMG_20190825_111404Cherchez ce que je n’aime pas sur cette photo.

En espagnol d’Espagne c’est trĂšs diffĂ©rent. Le tutoiement (tuteo) est majoritaire. De plus il y a un pluriel pour le « tu » et un pluriel pour le vous de politesse…

Singulier de Tu : tu, pluriel : vosotros (le « tu » de groupe)

Singulier de Vous : usted, pluriel : ustedes (le « vous » de groupe)

Bref, en espagnol on tutoie gĂ©nĂ©ralement tout le monde. Et si on commence parfois par le vouvoiement on est gĂ©nĂ©ralement invitĂ© , sur le champ, Ă  continuer avec le tutoiement. Par exemple les personnes ĂągĂ©es n’aiment pas tellement ĂȘtre vouvoyĂ©es…

IMG_20190825_111347« Trois vieux papis tout vermoulus, Sur un trĂšs vieux banc tout moussu, Parlaient de la pluie et du temps… »

Le vouvoiement « de politesse » en espagnol s’utilise : pour s’adresser Ă  des personnes que l’on ne connaĂźt pas du tout : des clients, des Ă©trangers, dans un aĂ©roport… Pour s’adresser Ă  un supĂ©rieur hiĂ©rarchique haut placĂ© ou Ă  une personnalitĂ© publique. Personnellement je ne crois avoir jamais vouvoyĂ© personne en espagnol. En tous cas, pas sur la durĂ©e. A chaque fois que je l’ai fait on m’a dit « Por favor, no me hables de usted que no soy tan viejo/a »*, mĂȘme si la personne, comme cet Ă©tĂ©, avait 85 ans, mĂȘme si la personne avait 30 ans et Ă©tait une relation professionnelle, mĂȘme si j’avais 25 ans et parlais Ă  une femme cadre d’entreprise de de 20 ans de plus. Du coup j’ai tutoyĂ© directement nos voisins octogĂ©naires en Espagne, ou les serveuses des « chiringuitos »*. Ce n’est pas une familiaritĂ©. En aucun cas. C’est similaire au « you » anglais.

IMG_20190825_111320Dimanche matin 10h

En Espagne, nous avions Ă©tĂ© bien surpris, mes camardes et moi lorsque nous avions Ă©tĂ© au lycĂ©e avec nos correspondants de constater que les Ă©lĂšves tutoyaient leurs profs… Et cela n’avait rien de « moderne », c’Ă©tait juste normal.

LĂ  ou pour cela se complique toujours c’est quand on traduit un livre ou un film anglais en français : un homme et une femme se tournent autour en se vouvoyant… Finissent par coucher ensemble et : paf le lendemain au rĂ©veil il se tutoient. Ça me fait toujours rire car en français. il y a toujours un moment oĂč on dit « On pourrait peut-ĂȘtre se tutoyer, non? » Et en gĂ©nĂ©ral, cette petite phrase arrive avant qu’on couche ensemble! 😉

rue SaumenudeQuartier Saint-Mich

Dans « Orgueil et prĂ©jugĂ©s », roman anglais rĂ©digĂ© entre 1796 et 1797 : les français choisissent de traduire « you » par « vous » et s’y tiennent de bout en bout. Les espagnols le traduisent par « tu » pour les relations familiales, amis proches etc. Et le traduisent par « usted » pour les dialogue entre Darcy et Elizabeth et les amis pas si proches. Ce qui est drĂŽle c’est qu’Ă  peine Elizabeth accepte-t-elle la demande en mariage de Darcy qu’ils se mettent Ă  se tutoyer, ce qui a un effet un burlesque selon moi… Ah, la traduction du « you »… Quel ennui!

Il y a, en espagnol, les variantes d’AmĂ©rique Hispanophone… Je ne m’y connais pas Ă©normĂ©ment. J’ai quelques idĂ©es sur l’Argentine :

IMG_20190825_094539Dimanche matin 9 h.

La diffĂ©rence la plus marquante entre l’espagnol du vieux continent et celui d’Argentine se trouve dans la maniĂšre de conjuguer la deuxiĂšme personne du singulier : le « vosĂ©o« . Le vosĂ©o consiste Ă  utiliser « vos » au lieu de « tu », et c’est ainsi qu’on parlait en Espagne jusqu’au 16iĂšme siĂšcle. L’argentine a donc conserver une forme ancienne de parler.

Tu peux : « tu puedes » en espagnol  « vos podes » en Argentine

Tu viens : « Tu vienes » en espagnol « vos venis » en Argentine

Cependant le complĂ©ment d’objet direct n’est pas « os » comme il serait logique mais « te ». Ce qui nous donne : « Vos como TE llamas » (Comment tu t’appelles? »)

Les argentins utilisent « ustedes » comme vous de tutoiement
 Alors que les espagnols utilisent « vosotros ». En revanche je ne sais pas pas grand chose sur les autres pays, comme le PĂ©rou. Si Peruyfrancia veux nous Ă©clairer sur la traduction du tutoiement en espagnol du PĂ©rou, elle est la bienvenue 🙂 J’ai l’impression d’oublier beaucoup de choses! Vous pouvez (vouvoiement pluriel du tutoiement et pas de vouvoiement) toutes et tous apporter votre contribution Ă  ce sujet!

Je vous souhaite une bonne semaine et quelques rafraichissements!

  • *S »il te plait, ne me vouvoie pas, je ne suis pas si vieille/vieux.
  • *Guinguettes.

You must allow me to tell you how ardently I admire and love you.

C’est pas que je veuille systĂ©matiquement faire ma mĂ©chante… MAIS combien de fois suis-je atterrĂ©e par les traductions de bouquins? Mon dernier choc avait Ă©tĂ© il y a deux ans quand j’avais voulu lire un bouquin espagnol d’une main en m’aidant de sa traduction française de l’autre. En fait je lis le bouquin en espagnol et quand je pige pas un truc (oui ça arrive, paf je regarde la traduc’ de celui/celle qui s’est cassĂ© la tĂȘte avant moi sur la phrase). J’avais donc achetĂ© le bouquin en français (entre autre) parce qu’il y avait des passages sacrĂ©ment gratinĂ©s que je jugeais trĂšs difficiles Ă  traduire, voir impossible Ă  traduire. Le/la traductrice officiel/le du bouquin en Ă©tait arrivĂ© Ă  la mĂȘme conclusion et avait simplement zappĂ© ses passages au lieu de s’en dĂ©patouiller tant bien que mal avec des « notes du traducteur ». ChoquĂ©e. J’avais Ă©tĂ© choquĂ©. ChoquĂ©e, choquĂ©e, choquĂ©e.

Bref. Cette annĂ©e, aprĂšs avoir lu (en français) Les Hauts de Hurlevent (1847,  l’unique roman d’Emily BrontĂ«) que j’ai a-do-rĂ©, je m’Ă©tais attaquĂ© Ă  Orgueils et PrĂ©jugĂ©s (Ă©crit entre 1796 et 1797) de Jane Austen (toujours en français). J’avais du mal a avancer. Il me tombait des mains. En partant en vacances je l’ai quand mĂȘme pris avec moi, mais c’Ă©tait laborieux, les phrases Ă©taient compliquĂ©es… J’avais du mal Ă  rentrer dedans contrairement Ă  celui d’Emily BrontĂ« qui m’avait captivĂ© du dĂ©but Ă  la fin. Bref. Nous voilĂ  en train de nous balader Ă  TĂ©ruel, et Ă  TĂ©ruel comme ailleurs je ne peux passer devant une librairie sans y entrer. Me voilĂ  attirĂ© par la couverture de « Orgullo y Prejucios » et tandis que les hommes regardent ce qui leur plait. J’ouvre le bouquin et lit une page au hasard et lĂ …. Tata: Ça se lit bien, facilement, c’est agrĂ©able, ça ne tombe pas des main, pas du tout! Oh! Ah! Du coup j’achĂšte le bouquin! Et du coup je finis le pavĂ© avec plaisir.

Une fois à  la maison je me procure une autre traduction française que je trouve beaucoup plus agrĂ©able Ă  lire que la premiĂšre : Ça se lit aussi agrĂ©ablement que la traduction espagnole. Mais je ne pouvais plus le lire en français, parce que maintenant je j’Ă©tais trop dans l’histoire en espagnol.

Le mĂȘme extrait (la dĂ©claration) en diffĂ©rentes versions :

Version 1

Chiari

Version 2

« Ă‰tait-ce, par hasard, le colonel Fitzwilliam, dont les visites Ă©taient quelquefois assez tardives, qui venait prendre de ses nouvelles ? Un peu troublĂ©e par cette idĂ©e, elle la repoussa aussitĂŽt et reprenait son calme quand elle vit, avec une extrĂȘme surprise, Mr. Darcy entrer dans la piĂšce.

Il se hĂąta tout d’abord de s’enquĂ©rir de sa santĂ©, expliquant sa visite par le dĂ©sir qu’il avait d’apprendre qu’elle se sentait mieux. Elle lui rĂ©pondit avec une politesse pleine de froideur. Il s’assit quelques instants, puis, se relevant, se mit Ă  arpenter la piĂšce. Elizabeth saisie d’étonnement ne disait mot. AprĂšs un silence de plusieurs minutes, il s’avança vers elle et, d’un air agitĂ©, dĂ©buta ainsi :

— En vain ai-je luttĂ©. Rien n’y fait. Je ne puis rĂ©primer mes sentiments. Laissez-moi vous dire l’ardeur avec laquelle je vous admire et je vous aime.

Elizabeth stupĂ©faite le regarda, rougit, se demanda si elle avait bien entendu et garda le silence. Mr. Darcy crut y voir un encouragement et il s’engagea aussitĂŽt dans l’aveu de l’inclination passionnĂ©e que depuis longtemps il ressentait pour elle.

Il parlait bien, mais il avait en dehors de son amour d’autres sentiments Ă  exprimer et, sur ce chapitre, il ne se montra pas moins Ă©loquent que sur celui de sa passion. La conviction de commettre une mĂ©salliance, les obstacles de… »

Version3

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Quelle version préféré vous? Si à la vu de ces deux exemples vous deviez choisir de lire le bouquin entier. lequel choisiriez-vous?

Ah! HĂ© bien, j’allais oublier la version originale!!!

While settling this point, she was suddenly roused by the sound of the door-bell, and her spirits were a little fluttered by the idea of its being Colonel Fitzwilliam himself, who had once before called late in the evening, and might now come to inquire particularly after her. But this idea was soon banished, and her spirits were very differently affected, when, to her utter amazement, she saw Mr. Darcy walk into the room. In an hurried manner he immediately began an inquiry after her health, imputing his visit to a wish of hearing that she were better. She answered him with cold civility. He sat down for a few moments, and then getting up, walked about the room. Elizabeth was surprised, but said not a word. After a silence of several minutes, he came towards her in an agitated manner, and thus began:

“In vain I have struggled. It will not do. My feelings will not be repressed. You must allow me to tell you how ardently I admire and love you.”

Elizabeth’s astonishment was beyond expression. She stared, coloured, doubted, and was silent. This he considered sufficient encouragement; and the avowal of all that he felt, and had long felt for her, immediately followed. He spoke well; but there were feelings besides those of the heart to be detailed; and he was not more eloquent on the subject of tenderness than of pride. His sense of her inferiority–of its being a degradation–of the family obstacles which had always opposed to inclination, were dwelt on with a warmth which seemed due to the consequence he was wounding, but was very unlikely to recommend his suit.

Oui, mĂȘme quand j’ai fini un bouquin je continue Ă  comparer les diffĂ©rentes traductions. Y’en a qui font du sport ou on une diĂšte irrĂ©prochable… Moi c’est la traduction qui me fait vibrer. Une autre fois, si vous en exprimez le dĂ©sir, nous pourrons parler du tutoiement en anglais, en espagnol et en français chez Jane Austen!

Bonne journée!

 

 

 

 

 

 

Les questions du Dr KĂą

Comme chaque semaine (pas vraiment en ce qui me concerne), voici voilĂ  les questions du dimanche (le mercredi) soir de Dr KĂą (Vous pouvez y rĂ©pondre aussi dans les commentaires oĂč chez vous, ça me fera plaisir de vous lire 🙂 )

IMG_20190818_101018Ces scooters sont Ă  tous les coins de rues Ă  Bx depuis notre retour de vacances. Chez vous aussi?

  • Cette semaine, qu’avez-vous fait de bon pour votre santĂ©?

J’ai bien peur de n’avoir rien fait de bien!! Rien de mal non plus… Quoi que si : je n’ai pas beaucoup bougĂ©, ce qui est mauvais pour ma santĂ©… En revanche j’ai fait du bien Ă  mon intellect car j’ai beaucoup lu, en espagnol, un roman anglais du 18Ăšme siĂšcle, que  je n’aimais pas lire en français. Je vais essayer de faire du vĂ©lo (elliptique) tout Ă  l’heure.

  • Qu’aimeriez vous pouvoir dire Ă  quelqu’un (un patron, un voisin, un membre de votre famille, etc.) que vous n’avez jamais osĂ© dire?

C’est curieux, je pensais que ça serait facile de rĂ©pondre Ă  ça. (Va te faire t’es un connard, avec un grand C!) Et finalement je n’arrive pas Ă  trouver! Alors je vais me contenter de dire « Que j’aurais bien aimĂ© dire Ă  la secrĂ©taire qui a oubliĂ© de valider par un clic le fait que je bossais en fĂ©vrier dernier  au lycĂ©e St Machin » qu’au lieu de m’expliquer ce qui s’Ă©tait passĂ© : « On est tout le temps dĂ©rangĂ© quand on travail et voilĂ  ce qui se passe : on oublie le clic de validation! », j’aurais apprĂ©ciĂ© qu’elle se confonde en excuses… Parce qu’ĂȘtre payĂ© fin mars pour fĂ©vrier et mars, j’ai pas trouvĂ© ça drĂŽle ou anecdotique. J’aurais aimĂ© lui dire « Tu pourrais au moins t’excuser!!! » et je ne l’ai pas fait… Pour rester en bon termes…IMG_20190818_105440Jolie tasse chinĂ©e 1€ au puces dimanches. CassĂ©es par El Marido avant que j’ai pu la sortir de mon sac. Au moins je l’ai en photo 😉 Éventail chinĂ© Ă©galement 🙂

  • Racontez-moi votre premier (ou un de vos premiers) rendez-vous galant.

Je pense ne jamais avoir eu ce qu’on peut appeler un « rendez-vous galant ». Je n’ai pas l’impression que cela soit trĂšs français ou… espagnol… ou europĂ©en?  Si? Bon la derniĂšre fois que j’ai eu un rdv « galant », c’Ă©tait avec mon mari avant qu’on ne s’avoue ĂȘtre intĂ©ressĂ©s l’un par l’autre. C’Ă©tait  chouette. Mais le premier? Quand j’Ă©tais ado : on se voyait et puis c’est tout. Quand j’Ă©tais ado la vie Ă©tait suffisamment simple (sans internet et les putains de « smart » phone) pour se voir sans rdv.

  • Qu’est-ce que vous aimez manger (aliments, combinaison d’aliments, etc.) que la plupart des gens n’aiment pas?

J’aime manger des huitres trĂšs laiteuses avec du pain et du beurre demi sel et des tripes Ă  la tomate. Pas en mĂȘme temps. J’aime aussi mangĂ© du museau de porc et de la langue de bƓuf.

IMG_20190806_125647.jpgChorizos, patates frites et Ɠufs. Teruel, Espagne. Il manque une tomate et une feuille de salade, non?

  • Est-ce que vous avez dĂ©jĂ  failli mourir un jour, ou eu trĂšs peur de mourir?

J’ai eu l’impression de mourir le jour ou j’ai perdu/on m’a enlevĂ© le bĂ©bĂ© que je portais. C’est pas gai, je m’en excuse, mais j’ai eu l’impression de mourir pendant cet interruption non volontaire de grossesse sans anesthĂ©sie gĂ©nĂ©rale et pendant les heures qui suivirent j’avais tellement tellement froid que je mourrais intĂ©rieurement. Les jours qui suivirent, je me sentais mourir Ă  chaque instant, comme si on m’avait arrachĂ© le cƓur Ă  vif, comme si je n’Ă©tais plus rien qu’une poupĂ©e de chiffon. (J’aurais du/pu/voulu zappĂ© cette question. la mort n’est pas un sujet « sympathique ») Ça plombe. Cependant certaine choses doivent parfois « sortir ».

  • Qu’est-ce que vos parents faisaient et que vous avez aimĂ©/apprĂ©ciĂ© dans votre enfance que vous avez aussi essayĂ© (ou aimeriez essayer) de faire avec vos enfants?

Lire à haute voix, ensemble, des romans. Visiter des musées. Apprécier la beauté de la nature et la respecter. Dessiner.

Le Village

DĂ©jĂ  presqu’une semaine que nous sommes revenus d’Espagne…

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A gauche El Joven devant la maison oĂč est nĂ©e son arriĂšre-grand-mĂšre espagnole (et ses ancĂȘtres). Maison qui est malheureusement en ruine mais qui appartient encore Ă  la famille, il me semble. A droite El Marido et deux de ses grandes-tantes devant la maison ou est nĂ© son grand-pĂšre, soit l’arriĂšre grand-pĂšre espagnol del Joven.

chemin

A la sorti du village les vieilles maison en ruine et les maisons « neuves », jamais terminĂ©es se cĂŽtoient. Mais en fait combien a-t-on d’arriĂšres-grands-parents?

Tout le monde a deux grand-mĂšres et deux grand-pĂšres… Et puis quatre arriĂšre-grand-mĂšres et quatre arriĂšre-grand-pĂšres… Ça commence Ă  faire du monde!

promenade2

El Joven a une arriĂšre-grand-mĂšre et arriĂšre-grand-pĂšre qui on grandit dans la garrigue espagnole… Deux autres dans le BĂ©arn… Deux autres prĂšs du Marais Poitevin et deux autres dans la DrĂŽme… cela fait un bon mĂ©lange.

promenade

Promenade matinale sur la route : j’ai ramassĂ© plein de lavande, d’immortelles, d’herbes folles sĂšches et de chardons.

la piscine

C’est une terre toute Ă©trange que la terre du centre de l’espagne oĂč l’on trouve Ă©normĂ©ment de fossiles. Une terre qui semble avoir glissĂ© dans tous les sens. A 19h15 la piscine ferme… Et l’ombre de la garrigue la recouvre. Tous les jours enfin d’aprĂšs-midi : le plouf indispensable aprĂšs une journĂ©e hot hot hot!

le village

Chemin du retour, Ă  pied, vers le village. La piscine est en bas, le village en haut. 1km Ă  pied, ça use, ça use… On a pas utilisĂ© la voiture pendant une semaine sauf pour aller Ă  TĂ©ruel (1 heure de route) ou dans un village Ă  7km pour faire quelques courses. Le Village a malheureusement perdu tous ces commerces. Plus de boulangerie depuis plusieurs annĂ©es… Plus d’Ă©picerie… Il y a une toute petite pharmacie. Je ne sais pas si elle est ouverte toute l’annĂ©e? En hiver le village compte moins de 100 habitants. Il y a un bar, et en Ă©tĂ© : deux guinguettes.

Petits chats… Les questions du Dr K

VoilĂ  comme rĂ©guliĂšrement les questions du Dr K. Cette semaine je ne vais rĂ©pondre ici qu’Ă  la derniĂšre question. j’ai rĂ©pondu aux autres, dans les com’, chez elle.

  • Pensez-vous que ça soit moralement mieux de garder un chat “enfermĂ©â€ dans une maison/appartement pour qu’il soit en sĂ©curitĂ©, ou de laisser un chat sortir pour qu’il puisse suivre son “instinct de chat” dans la nature?
  • IMG_20190809_180618.jpg

Je prĂ©fĂšre un chat heureux dans un jardin, un chat qui Ă©tend son territoire Ă  tout un quartier Ă  un chat tristounet dans un appartement. C’est la raison pour laquelle nous avons confiĂ© notre chatte minette Ă  notre voisine en partant de PĂŽ. Il Ă©tait complĂštement inconcevable d’imaginer cette chatte, qui ne rentrait dans la maison que pour manger (en tout cas par beau temps), en appartement
 Depuis elle a dĂ©mĂ©nagĂ© (toujours en jardin) chez la petite fille de notre voisine qui la considĂ©rait comme « sa chatte » de toute façon. Je ne suis pas certaine que la gamine ait Ă©tĂ© au courant que minette avait une autre famille 😀 Minette a pleurĂ© pendant des semaines devant notre porteÂ đŸ˜„ (Et les nouveaux proprio ont menacĂ© de faire venir la fourriĂšre). J’aimerais beaucoup la revoir. Je sais qu’elle va bien, mais cela ne me console pas de son absence. Youri est venu avec nous car son caractĂšre est trĂšs diffĂ©rent c’est un pot de colle intĂ©grale et lui, il Ă©tait complĂštement inconcevable de l’imaginer sans nous 
 En revanche je suis trĂšs triste pour lui qu’il ne puisse pas courir Ă  sa guise. Mais pour lui la prioritĂ© Ă©tait «sa famille ».

Pour rĂ©sumer je prĂ©fĂšre un chat qui batifole dans l’herbe comme un petit fĂ©lin Ă  un chat qui regarde les oiseaux par la fenĂȘtre. D’ailleurs j’avais toujours renoncer Ă  avoir un chat quand j’étais en appart. Pour Youri, c’est diffĂ©rent : nous l’avions dĂ©jĂ  et il fallait bien qu’il suive ! Je pense qu’il serait extatique si nous retournions dans une maison avec jardin. Parfois je sors dans le parc : il s’enivre d’odeurs et se roule dans l’herbe avec passion.

Pour rĂ©pondre la question de Dr K. je ne me pose pas « moralement » la question. Je pense qu’il existe des chats donc le caractĂšre est trĂšs diffĂ©rent. Mais de maniĂšre gĂ©nĂ©rale je prĂ©fĂšre les voir libres, courir aprĂšs les papillons. AprĂšs, s’ils vivent au coeur d’une ville sans herbe… C’est diffĂ©rent.

LĂ  oĂč nous Ă©tions en vacances dans le « pueblo » del Marido il y avait des chats qui n’appartenaient Ă  personnes (nourris par tout le monde) mais qui vivaient sur et autour d’une placette oĂč les vieux de la rue se rĂ©unissent et ces chats me paraissent ĂȘtre au paradis sur terre Ă  l’ombre des figuiers. Il sont trĂšs petits, mais probablement seulement parce qu’ils ne sont pas sur nourris et font beaucoup d’exercice.

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