Le voyageur du dimanche

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Hier un jeune homme d’un vingtaine d’annĂ©es s’est prĂ©cipitĂ© vers moi et ma voiture alors que j’arrivais du cours de l’Yser pour m’avancer vers les Capus :

– Madame je vous en supplie, je vous en supplie, est-ce que vous pouvez m’amener Ă  la gare? je vais rater mon train!

– Bah monte, dĂ©pĂȘche!

Le gars s’installe, il est tout rouge, essoufflĂ© et suant. Je dĂ©marre en trombe ou presque. Le gars qui conduit la voiture derriĂšre moi est dĂ©jĂ  en train de klaxonner parce que le feu est passer au vert.

– Il est Ă  quelle heure ton train?

– 9h06 !

– Ça va ĂȘtre chaud il est 9h. C’est chouette d’y aller au culot comme ça, tu fais bien.

En 2 minutes je le dépose devant la gare, on a eu les 3 feux au vert.

– Je sais pas comment vous remercier? Vous ĂȘtes gĂ©nial!

– Cours! Allez cours! Ça m’a fait trĂšs plaisir de t’aider.

– Merciiiiiiiiiiiii! Et il court vers la l’entrĂ©e de la gare.

Je repars par la rue Furtado, le cours Barbey. Je me gare facilement prÚs des Capus, 9h06. Je bois mon café.

Des vies qui se croisent.