Petit vrac/brut de pommes

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Il y a quelque semaines j’avais entendu un Ă©crivain dire chez Augustin T. « On Ă©crit pas par excĂšs de modestie. » Ça m’a frappĂ© en temps que « modeste » (Ah ah) blogueuse Ă  peine lue et encore moins commentĂ©e!! Bien sĂ»r, comme mes copines (10, 20 ou 30 fois + commentĂ©es que moi) je me demande si Ă©crire pour un publique aussi restreint Ă  le moindre intĂ©rĂȘt? Qu’est- qui fait la diffĂ©rence entre Ă©crire pour soi et Ă©crire pour  une poignĂ©e d’inconnues bienveillantes? MystĂšre.

Le mĂȘme type disait que l’Ă©tat s’autorise fiĂšrement le « mensonge d’Ă©tat » comme un droit. (Ou quelque chose comme ça, c’Ă©tait mieux tournĂ©). C’Ă©tait suite Ă  des dĂ©clarations hallucinantes de la porte-parole… Et plus ça va, plus ce gouvernement me fait pleurer des larmes de sang. Cf l’histoire aberrante du nombre de jours d’absence autorisĂ©s (ou pas) en cas de dĂ©cĂšs d’un enfant.

Lundi il a fait 24° et cela m’a dĂ©primĂ© (dĂ©rĂšglement climatique sĂ©vĂšre) la nature qui ne sait plus si elle doit fleurir ou hiberner encore. Ce matin il faisait 3° et j’ai croisĂ© un Ă©tudiant en short, t-shirt et tongs. Les jeunes sont comme les fleurs, ils ne savent plus quoi faire et se font berner par un soleil Ă©clatant.

J’Ă©tais heureuse de soleil merveilleux qui nous rĂ©chauffe quand il fait froid. C’est comme cela que ça doit ĂȘtre un 6 fĂ©vrier.

Kirk Douglas est mort. Quand j’Ă©tais tout petite petite j’Ă©tais amoureuse de ce beau cow-boy en noir et blanc au sourire ravageur et Ă  la fossette sublime. Je me pinçait le menton dans l’espoir vain d’y voir apparaitre une fossette qui resterait pour toujours.

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J’ai fait un tableau, un portrait Ă  l’acrylique, d’une jeune femme blonde qui me regarde taper sur mon clavier. J’aime beaucoup mieux la peinture Ă  l’huile qui donne tellement plus de possibilitĂ©, et de sensualitĂ© dans le geste.  Mais attendre des mois pour que ça sĂšche, j’ai pas envie. Ça faisait plus de 5 ans que je n’avais pas fait de « peinture » et ça a Ă©tĂ© laborieux. La derniĂšre fois c’Ă©tait lĂ . C’Ă©tait beaucoup mieux. j’ai perdu la main.

Je dors trĂšs peu et trĂšs mal. Mes jambes gigotent dans tous les sens. Mon cerveau n’arrive pas Ă  se mettre en veille. Les rĂȘves insensĂ©s se bousculent dans ma tĂȘte, mĂ©langeant le passĂ© et le prĂ©sent.

J’ai pris un petit crĂšme dans un de me nouveaux repĂšres en ville, une vieille minuscule brasserie « dans son jus ». Je commence Ă  connaĂźtre les habituĂ©s. Il y en a un de 60 ans (c’est lui qui le dit. En fait il a l’air plus vieux) qui raconte toujours les mĂȘmes choses Ă  de nouveaux jeunes inconnus. Et puis quand son nouvel ami part, il en dit pis que pendre Ă  la cantonade ou au serveur 😩 Alors que le jeune qui quitte le rade se dit probablement qu’il a eu une conversation avec un monsieur charmant. Pourquoi je le pense? Parce que le dit jeune lui a payĂ© son cafĂ©, au vieux. Le vieux dira « C’est ça les gitans : pas de travail, mais du fric plein les poches, il t’invite grand seigneur… Connard! » 😩 Note pour moi mĂȘme : ne jamais lui parler. Il avait l’air de tellement kiffer son nouveau jeune ami.

Bonne fin de journée. Des bises.