Petit bonheur du dimanche

C’est lundi et ce matin je n’ai pas particuliĂšrement apprĂ©ciĂ© de me lever Ă  6h45 pour rĂ©veiller El Joven , me doucher et l’amener au tram…

MAIS : hier c’Ă©tait dimanche et et je me suis levĂ©e Ă  7h45 pour boire mon thĂ© en vitesse avec quelques tartines avant de partir pour…. LES PUCES !!!!

Celles (et ceux) qui me connaissent savent que si j’ai un grand bonheur dans la semaines ce sont bien… LES PUCES!!! (Non je ne crie pas). Et depuis hier les puces sont revenus! Ok, d’hab elles sont accompagnĂ©es de 3 pauses-cafĂ©… Et lĂ  : pas de pause-cafĂ©! Mais bon c’Ă©tait dĂ©jĂ  ça de pris.

Certains baissent leur masque pour parler. C’est pas malin, mais je vois beaucoup ça.

J’ai d’abord fait mon petit marchĂ© aux halles : pain, clĂ©mentines de corses, kakis, amandes, etc. Mis tout dans la voiture garĂ©e cours de la Marne (c’est gratuit le dimanche et c’est tant mieux parce que le parking ça coĂ»te les yeux de la tĂȘte) et puis direction la FlĂȘche et les puces…

Quand je suis aux puces, je suis simplement heureuse : je regarde absolument tout. Je papote un peu avec les vendeurs, parfois j’ai la chance de croiser une connaissance et normalement je m’arrĂȘte boire des cafĂ©s, parfois avec une connaissance, une amie ou une niĂšce ;-). Je trouve des tasses en porcelaine de Limoges ou des boules en verre ou tout autre objet un peu dĂ©suet qui me tape dans l’Ɠil. C’est mon grand bonheur. Parfois sur un coup de tĂȘte j’achĂšte une chaise dont je n’ai pas besoin… Ou un service Ă  thĂ© entier…

Hier je n’ai rien trouvĂ©. Mais j’ai chantonnĂ© en regardant toutes ces vieilleries et le chapeau melon sur la tĂȘte d’Icham, un de mes brocanteurs prĂ©fĂ©rĂ©s.

J’ai fait un tout au Passage des Brocanteurs qui Ă©tait en travaux depuis des mois et qui est tout rĂ©novĂ© mais Ă  moins de charme. Cependant ça vaut mieux parce que le lieu Ă©tait probablement un branlant et potentiellement dangereux…

Ce furent de trĂšs gros travaux…Cette photo date de juillet.

Ça me manquait vraiment Ă©normĂ©ment cette promenade dominicale. Je reviens Ă  la maison Ă  midi ou un peu plus tard si j’ai rencontrĂ© du monde… Avec un poulet rĂŽti achetĂ© Ă  une volailleuse ville flatteuse qui me complimente toujours sur mes habits, mes bijoux, etc… Je la soupçonne de ne faire cela uniquement pour que je l’ai « Ă  la bonne »… Il ne faudrait pas qu’elle en fasse trop. Mais pour l’instant, ça va.

J’ai aussi papotĂ© avec la pĂątissiĂšre qui vient d’ouvrir une superbe boutique dans le coin le plus reculĂ© des halles. Pas le choix, les bons emplacements sont prix depuis des dĂ©cennies…

PĂątisserie Prunelle, les Capucins, Bordeaux.

Mon tĂ©lĂ©phone-apn a fait le point sur les immeubles qui sont de l’autre cĂŽtĂ© de la rue derriĂšre le marchĂ© et je trouve le rĂ©sultat amusant et inattendu.

La belle bordelaise…la classe!

J’ai fait plein de photos, j’ai marchĂ© dans les rues de la bonne vieille Dame Bordeaux…. Alors je suis heureuse. Et demain : J’y retourne!

Bises et bonne soirĂ©e 🙂

Mes petits malheurs de la semaine…

La semaine derniĂšre je me suis dit que je devrais , pour positiver un peu plus, Ă©crire « mes petits bonheurs de la semaine » comme d’autres blogueuses le font rĂ©guliĂšrement et comme je l’ai fait Ă  une Ă©poque.

Et puis, il Ă©tait prĂ©vu dĂ©jĂ  depuis une vingtaine de jour que le « parodontologue-implantologue » m’arrache une molaire lundi et matin pour la remplacer en fĂ©vrier par un implant etc.. Et j’avoue que ça me stressait Ă©normĂ©ment. Quand j’avais dans la vingtaine je m’Ă©tais fait arracher les 4 dents de sagesse par mon dentiste. j’en gardais un souvenir un peu Ă©prouvant mais sans plus. C’Ă©tait dans l’ordre des choses, Ă  cet Ăąge, de se faire arracher les dents de sagesse et c’Ă©tait « pour mon bien ».

LĂ  c’Ă©tait, c’est, une autre histoire… Quand on vous arrache une dent parce qu’elle ne tient plus 😩 C’est qu’on perd ses dents, qu’on est vieille, qu’on va se retrouver comme une mamie en sarrau avec un petit chignon serrĂ© Ă  dire « Ah ben c’est ben vrai ça! » En plus ma mutuelle rembourse moins de la moitiĂ© de l’implant et de la couronne qu’il va me mettre aprĂšs et je sais pas comment on va payer ça encore…

Je rigole avec la mĂšre Denis, mais ça m’a bien fait flipper… Bon lundi le Grand Docteur m’a arrachĂ© ma dent et ça m’a vachement secouĂ©. Faut croire que je suis pas trĂšs rĂ©sistante en ce moment… Pas en forme du tout. Je trouve que 55 ans, c’est un peu jeune pour ĂȘtre « une mamie ».

Mardi j’avais donnĂ© RDV Al Joven* sur le parking de Auchan en face de lĂ  oĂč ils font sport en fin d’aprĂšs-midi le mardi. Et puis en attendant j’allais faire quelques courses. Donc j’ai fait quelques courses. Et puis, ça devait faire 10 ou 15 minutes que j’Ă©tais dans le supermarket quand je me suis mise un peu Ă  tourner, l’esprit trÚÚÚs confus, avec la sensation Ă©trange que la rĂ©alitĂ© et des rĂȘves, plein de rĂȘves, des flashs, s’entrechoquaient dans ma tĂȘte. Je ne perdais pas la boule parce que j’Ă©tais tout Ă  fait consciente de ce que je faisais, mais « en mĂȘme temps » plein de choses irrĂ©elles s’emmĂȘlaient avec le rĂ©el Ă  toute vitesse 😩 Je me suis dirigĂ©e vers les caisses (tout Ă  fait consciente de l’heure pour retrouver mon fils) mais lĂ , « bien sĂ»r » incapable de me rappeler mon code de carte bleue… Et j’ai bloquĂ© ma carte et du laisser mes courses. J’ai retrouver El Joven sur le parking , contrariĂ©e, mais sans perte de mĂ©moire. ArrivĂ©e Ă  la maison j’Ă©tais encore plus perdue, extrĂȘmement confuse et Ă©nervĂ©e, cherchant Ă  comprendre ce qui s’Ă©tait passĂ©. Je rĂ©pĂ©tais les mĂȘmes questions plusieurs fois sans le savoir. Ça ressemblait pas mal Ă  l’ictus amnĂ©sique que j’ai fait il y a 5 ans mais en version ultralight (pas de faille temporelle, pas d’amnĂ©sie).

Dans mon porte-feuille j’ai un un post-it avec un code pour me rappeler de mon code carte bleue que j’ai tendance Ă  oublier, d’autant plus que j’utilise de plus en plus le « sans contact »… Et d’ailleurs pourquoi n’avais-je pas utilisĂ© le sans -contact tout de go? (une preuve de ma confusion mentale). Bref, j’ai sorti vers 20h ce petit post-it de mon sac car je savais qu’il y avait lĂ  LA rĂ©ponse « code carte bleue » et aprĂšs ce qui m’Ă©tait arrivĂ©e j’avais besoin de remettre mon cerveau en place. Mais en regardant ce bout de papier jaune j’Ă©tais incapable de dire comment il fallait le dĂ©crypter et s’il Ă©tait toujours d’actualitĂ©. Ce n’est que mercredi matin qu’il m’est apparu comme Ă©vident et ce matin j’ai pu dĂ©bloquer ma carte en tapant le bon numĂ©ro. Mardi soir j’essayais dĂ©sespĂ©rĂ©ment de me rappeler les 4 ou 5 choses que j’avais mis dans mon panier (couscous, ail, croquettes, dĂ©mĂȘlant pour El Joven…).

D’ailleurs en entrant dans le magasin je me rappelle avoir complĂštement « beuguer » sur « couscous » (le dĂ©but de mon embrouillage de cerveau) je me suis mise Ă  chercher avec force « pourquoi » j’avais mis « couscous » sur la liste… Ça me paraissait bizarre, comme si ce n’Ă©tait pas moi qui l’avait Ă©crit, comme s’il n’y avait aucune raison que ce mot soit Ă©crit sur ce papier. En fait il n’y avait rien Ă  comprendre, maintenant je sais que la veille j’avais eu juste une envie de couscous.

Bref, El Marido a pris RDV pour moi chez la toubib hier, mercredi, Ă  8h30 et elle a tout de suite pensĂ© Ă  un ictus amnĂ©sique, ce qui est Ă©trange, parce que j’en ai fait un vraiment un puissant il y a 5 ans qui m’avait amenĂ© aux urgences en pleine faille spatio-temporelle… Et que « normalement » on en fait pas plus d’un dans une vie. La toubib m’a pris un rdv dans la foulĂ©e pour un scanner. J’ai fait le scanner et « tout va bien ». Par contre il faut que je fasse une IRM et voit un neurologue. Seulement le rdv pour l’IRM est en fĂ©vrier. C’est la vie c’est comme ça. Mais c’est dĂ©jĂ  bien que le scanner soit « rassurant ».

Ma dent arrachĂ©e a laissĂ© place Ă  un trou noir qui me dĂ©sespĂšre, j’ai l’impression d’avoir un pied dans la tombe… (un de mes pires cauchemars, rĂ©curant, est de perdre mes dents). J’espĂšre au moins que les antibios (prĂ©ventifs) vont empĂȘcher une infection, ça serait le comble!

Photo prise lundi avant le dentiste

Ce matin, jeudi, je suis allĂ©e faire une prise de sang. pas de bol, l’infirmiĂšre a touchĂ© la veine avec son aiguille (c’est ce qu’elle Ă  dit) et ça m’a fait un mal de chien… Alors que les prises de sang, en gĂ©nĂ©ral, ne m’impressionnent pas. LĂ  j’en ai eu pour mon argent. MĂȘme si j’ai rien payĂ©. Du coup en rentrant j’ai regardĂ© un film de NoĂ«l. Je suis complĂštement crevĂ©e. J’aurais bien voulu avoir une cheminĂ©e et des petits gĂąteaux secs en forme de sapin avec des clĂ©mentines et des chocolats 😩 les chocolats je n’y ai plus droits Ă  cause de ce putain de diabĂšte!

Ah oui EN PLUS : lundi matin alors que je sortais de chez l’arracheur de dents, le lycĂ©e-collĂšge oĂč je me suis promise de ne jamais rebosser m’a appelĂ© pour un remplacement… Je sais que ça fait depuis la rentrĂ©e de septembre que la titulaire n’est pas lĂ , j’en dĂ©duis que sa remplaçante Ă  claquĂ© la porte. Quelle surprise. Bref. c’est jamais drĂŽle de refuser un taf. je me suis sentie coupable et pas bien. MĂȘme si avec la visage Ă  moitiĂ© dĂ©formĂ© par l’anesthĂ©sie j’aurais pas pu me rendre au collĂšge. De toutes façons ce collĂšge est un enfer. Ou presque. Bref.

Aujourd’hui c’est jeudi et je me demande si vendredi il va me tomber quelque chose dessus?

Je suis vraiment ronchonchon, contrariĂ©e, fatiguĂ©e, incapable de voir le bon cĂŽtĂ© des choses…

PS : pas facile d’Ă©crire avec un chat de 7k500 allongĂ© sur les bras 😉

*mon fils de 17 ans pour celles qui n’ont pas suivi 😉

Goûté du dimanche

Le cake Ă  la crĂšme de marrons, librement inspirĂ© de la recette de « Mon p’tit nid« 

Marché des Capucins ce matin

Ingrédients :

150 g de crĂšme de marrons (110 comme dans la recette c’Ă©tait un ^peu peu 😉 😀 )

 150 g de farine blanche (dans recette c’est 75/75 avec de la farine de chataigne mais y’en avait pas Ă  Inter)

 3 Ɠufs

 150 g de beurre 1/2 sel à peine fondu au micro-ondes

 100 g de sucre (au lieu de 150)

 1/2 sachet de levure chimique

De la fÚve de tonka grattée et une lampée de rhum, au pif, du Négrita

Place Saint-Michel ce matin #balade interdite carrĂ©ment Ă  beaucoup + qu’1 km de chez moi…

Préparation :

Préchauffez le four à 180° C.

Beurrez un moule Ă  cake.

MĂ©langez dans un bol le sucre et les jaunes d’Ɠufs jusqu’Ă  ce que ça blanchisse. (Battre les blancs sĂ©parĂ©ment)

Faire fondre le beurre et le rajouter. Bien mélanger et rajouter le rhum et la poudre de fÚve de tonka.

Incorporez la farine et la levure et ménager bien puis rajouter la crÚme de marron et bien remélanger.

Finalement incorporé délicatement les blancs en neige

Versez la pùte dans le moule à cake et enfournez 40 minutes environ. Piquez avec un couteau pour vérifier la cuisson.

Gùteau délicieux

Bon ap’! Et bonne fin de weekend!

Je ne teul’fais pas dire! Ma bonne dame…

Le  « Je ne teul’fais pas dire! »  nouveau est arrivĂ©! Vous pouvez le reprendre chez vous, y rĂ©pondre dans les com’, en faire ce que vous voulez en tous cas 
 Ça me fera plaisir de vous lire! Pour copier les questions toutes prĂȘtes sans vous embĂȘter il faut dans la colonne de droite sur le canevas.

J’ajoute ici les liens vers les blogs qui participe :  Roseleen, Dr Caso, Peru y Francia, Valvita, Blanche, Catsud, Jenny, Cara, Un ange qui passe, Les empreintes du temps, se confier en secret... Si j’ai oubliĂ© de vous ajouter dites le moi.

Aujourd’hui je me sens : j’aimerais tellement dire « bien »! mais c’est trĂšs gros « bof »… Je n’arrive pas Ă  avoir la pĂȘche. Ce deuxiĂšme confinement me pĂšse beaucoup plus encore que le premier.

Le pauvre innocent

Ce matin la premiĂšre personne Ă  qui j’ai parlĂ© une fois sortie de la maison : j’ai juste amenĂ© El Joven au tram. Ca fait depuis aprĂšs les vacances que je l’amenais au lycĂ©e (pour Ă©viter les lĂ©preux), mais lĂ  je n’en peux plus… Je l’ai juste amenĂ© au tram… J’ai parlĂ© Ă  la femme de mĂ©nage de l’immeuble qui est toujours « bon pied non Ɠil ». Je ne sais pas comment elle fait pour ĂȘtre toujours guillerette dans le froid des halls de la rĂ©sidence en train de briquer les charniĂšres en laiton Ă  quatre pattes sur le sol froid.

J’ai Ă©tĂ© super contente de :

Ça m’a franchement Ă©nervĂ© de : que le chat fasse caca sur mon lit et essaye d’enfouir ça dans les draps puis en fiche plein par terre, puis qu’on doivent lui shampouiner le cul avec El Marido Ă  l’heure oĂč nous aurions voulu prendre notre cafĂ© tranquillement au soleil d’hiver… On a bu notre cafĂ© aprĂšs ce branle-bas de combat…

Ma conversation/situation surrĂ©aliste de la semaine : probablement dans un de mes rĂȘves oĂč se mĂ©langent toutes les nuits des personnages de mon passĂ© et de mon imagination… Un sacrĂ© foutoir. Vraiment Ă©puisant et absolument pas rĂ©parateur.

Ma petite crois huguenote en plaquĂ© or mais ancienne et trĂšs joli, achetĂ© aux puces. En mĂȘme temps j’avais achetĂ© une mĂ©daille de la vierge en or avec le poinçon, les deux pour 5 euros. En mĂȘme temps vous pouvez me lire les lignes de la main 😉

Je suis grognon : parce que j’ai du refaire mon lit que j’avais dĂ©jĂ  refait hier (je veux dire changer les draps, etc)

Nan, mais franchement, tu trouves ça normal de/que : que les profs doc n’aient pas le droit Ă  la prime informatique mais que les psy sco’ oui? C’est quoi ce merdier?

C’est exquis de : redormir aprĂšs avoir amenĂ© El Joven Ă  son tram… Et en mĂȘme temps extrĂȘmement culpabilisant.

Ça me rend extatique : lĂ  franchement, rien , mais vraiment rien ne me met dans un Ă©tat d’extase.

En ce moment je lis : rien depuis l’Arabe du Futur 5

Des boucles d’oreilles en argent et amĂ©thyste achetĂ©es 3 euros aux puces 😀 Avec ma croix et un pendentif qui appartenait Ă  ma grand-mĂšre catholique. Je porte les deux tous les jours… Le 13 ne porte pas malheur.

Je dis « respect Â» Ă  : bof, je sais pas. Aux commerçants fermĂ©s qui arrivent Ă  garder le moral?

Je ne rĂ©siste pas Ă  : faire des bisous sur la tĂȘte du chat pendant qu’EL Marido lui shampouine le cul-cul merdeux… Glauque! Yeuk! (Bon c’Ă©tait aussi pour le calmer et qu’il ne me griffe pas)

J’vais t’dire une bonne chose : Don’t Leave Me This Way des Communards est une chanson de mon top 10, elle gonfle mon cƓur.

Dans ma bagnole ou ailleurs, je n’ai besoin de personne, et j’écoute Ă  fond : la plus belle voix, la plus Ă©mouvante.

La pensĂ©e hautement philosophique de la semaine : « Mieux vaut pencher vers le doute que vers l’assurance.« 
Michel de Montaigne ; Les essais (1580) SpĂ©ciale dĂ©dicace Ă  tous ceux qui assĂšnent leur vĂ©ritĂ© dans les mĂ©dias avec l’assurance que seul ont les crĂ©tins.

Je me taperais bien : du champagne rosĂ© avec les petits toasts que prĂ©pare mon frangin. Frangins que je ne suis pas certaine de voir Ă  NoĂ«l đŸ˜„

J’ai Ă©tĂ© raisonnable : j’ai arrĂȘtĂ© de boire du chocolat chaud le soir en regardant la tv.

Cette semaine pour la premiĂšre fois j’ai : Ă©tĂ© me promener au cimetiĂšre de ma ville. Une « promenade-covid » pour rester dans le pĂ©rimĂštre, mais en fait je l’ai largement dĂ©passĂ©.

C’est bien la derniĂšre fois que je : laisse la porte de l’arriĂšre cuisine (ou se trouve le bac Ă  sable du chat) fermĂ©e par inadvertance!

L’émission de tv, de radio, ou l’article de presse qui m’a le plus frappĂ© cette semaine c’est : le procĂšs du mari qui a Ă©tranglĂ© sa femme… ;-( Brrr.

PlutĂŽt que d’ĂȘtre assise Ă  mon bureau, lĂ  tout de suite j’aimerais mieux : danser en maillot de bain sur une plage paradisiaque, avec le couchĂ© de soleil qui va bien, en sirotant un cocktail Ă  base de jus d’ananas avec un petit parasol dedans et une cerise confite…

Sur ce, bonne soirĂ©e et faites-vous plaiz’ : n’hĂ©sitez pas Ă  faire mon questionnaire de ronchonne!

TAG de Roseleen : souvenirs gustatifs d’enfance

Pour penser Ă  autre chose qu’au ciel gris et pluvieux et au fait que se lever Ă  sept moins le quart c’est vraiment pas ma tasse de thĂ© (qui fume Ă  cĂŽtĂ© de moi sur mon bureau) je me lance dans le TAG de Roseline


L’odeur de pommes (tarte, compote?) en train de cuire chez ma tante Vivi. C’est un souvenir ancien et enchanteur. Bien sĂ»r ce n’est pas une odeur que je n’ai senti que chez chez elle, mais je me rappelle de ce jour oĂč cette odeur ensorcelante m’avait charmĂ©e quand j’Ă©tais enfant.

Ça va nous donner faim, vous serez prĂ©venu.e.s

Les grands morceaux d’angĂ©lique confite dans un bocal de l’ancienne Ă©picerie de mes grands-parents. En piquer un morceau douce…

L’odeur du cafĂ© rue de la brulerie de la rue des Merciers Ă  La Rochelle. Se dire qu’il n’y a rien de meilleur que cet odeur.

Le goĂ»t de la poudre de rĂ©glisse qu’on trouvait au rayon bonbons de la boulangerie sur le chemin de l’Ă©cole. « Poudre coco » dans une tout petite boite en plastique au couvercle mĂ©tallisĂ© de couleur et les roudoudous aussi et les car-en-sac!

La salade de tomates avec plein de persil dessus et les tartes aux mirabelles sauvages chez ma grand-mĂšre.

Supers gagnants : les framboises et les poires en bocaux de verre qui Ă©tait alignĂ©s dans remise et qu’on mangeait, plutĂŽt les jours de fĂȘtes, avec de la brioche ou une galette… Le gout du pĂątĂ© vert en entrĂ©e… (PĂątĂ© Ă  base de lĂ©gumes verts : Ă©pinards, feuilles de choux, salade, oseille, poireaux, oignons ET lard ou lardons et oeufs…)

Le lait-fraise, le lait-orgeat… La tartine de pain avec du fromage de chĂšvre et un sucre…

Évidement : le poulet frittes avec plein de jus le dimanche et les petits gĂąteau de la pĂątisserie le dimanche : quand c’Ă©tait vert sur le dessus c’Ă©tait encore plus appĂ©tissant!

Le chocolat chaud dans un bar de l’Ăźle de RĂ© (le seul ouvert en hiver Ă  Saint-martin) quand on allait se balader Ă  la Conche en dĂ©cembre ou en janvier (fin 70 dĂ©but 80, quand j’ais enfant ou ado). Tu sais, quand tu es trempĂ©e, les cheveux en bataille et les mains congelĂ©es.

L’odeur et le goĂ»t de la pogne Ă  MontĂ©limar et l’odeur et l’aspect et le goĂ»t des grosses pĂȘches de chez la cousine de ma mĂšre… L’odeur des deux mĂȘlĂ©es, dans la cuisine fraiche…

Le goĂ»t de la clairette de Die… Ah non, mince! Ça rentre pas dans les souvenirs d’enfance ça!! Alors on dira : le crottin de Chavignol! Et voilĂ !

Je vous souhaite une bonne semaine et un bon appétit!

Dimanche soir

Ce dimanche a Ă©tĂ© sombre et pluvieux. Je ne suis pas sortie. Du coup je suis triste. Un dimanche sans balade aux puces c’est tellement triste… Le Covid c’est triste. J’ai fait du crochet tous l’aprĂšs-midi, un peu comme hier… C’Ă©tait pas folichon non-plus. Hier j’ai passĂ© mon entiĂšre journĂ©e Ă  chĂ©cker mon mail pour voir si j’avais un mail du labo. J’ai mĂȘme mis une alerte avec une musique sur mon tĂ©lĂ©phone pour ĂȘtre certaine de ne pas rater « le » mail. Et puis la journĂ©e a passĂ© et j’ai regardĂ© The Good Wife jusqu’Ă  23h passĂ© et El Joven Ă©tait toujours confinĂ© dans sa chambre avec le « room service » familial … On en avait tous tellement marre.

Il va m’en falloir combien pour faire un plaid?

Ce matin comme je ne pouvais pas aller aux puces (parce qu’il n’y en a pas, hein) j’avais pas envie de me lever, pas envie de lever les volets, pas envie de lutter contre le chat qui m’attaquait les pieds… Envie de rien. Tous les mails qui arrivaient faisaient une musique et c’Ă©tait jamais le labo, alors je me rendormais… DĂ©goutĂ©e de la vie, du covid, du ministre, du 21Ăšme siĂšcle. Et puis la musique a encore retenti Ă  11h08 et c’Ă©tait LE LABO! Pourquoi c’Ă©tait important? Parce que si El Joven Ă©tait positif il fallait qu’il reste encore isolĂ© et nous devenions cas contact etc etc…

Vendredi devant le labo

Bref, je n’arrivais pas ouvrir le pdf sur mon tel alors que tous les pdf s’ouvre trĂšs normalement sur mon tel et j’ai du me prĂ©cipiter au salon (dans la partie qui est mon bureau, l’ancienne salle Ă  manger su vous voulez) pour allumer mon ordi qui est lent comme octogĂ©naire se dirigeant vers la poste et enfin ouvrir le prĂ©cieux document aprĂšs avoir envoyĂ© paitre El Marido qui me disait que je cliquais pas au bon endroit (il faut dire que j’Ă©tais presque au bord de l’Ă©vanouissement aprĂšs m’ĂȘtre levĂ©e trop vite, un peu comme quand El Joven Ă©tait bĂ©bĂ© et que je me levais parce qu’il pleurait). Bref, j’ai vu « nĂ©gatif, nĂ©gatif, nĂ©gatif! » et j’ai couru chez le Titi qui dormait encore et je l’ai serrĂ© dans mes bras en le couvrant de bisous. Vous imaginez la tĂȘte de l’ado barbu-moustachu (18 ans dans 6 mois) quand sa mĂšre lui bave dessus au rĂ©veil… Disons qu’il Ă©tait un peu « renfrognĂ© » mais pas non plus « grognon ».

Et vous ce weekend? C’Ă©tait plutĂŽt « L’Ă©tĂ© indien » ou « Sunday bloody sunday »?

Allez, bonne fin de dimanche et bonne semaine! Bisous.