Mes petits malheurs de la semaine…

La semaine derniĂšre je me suis dit que je devrais , pour positiver un peu plus, Ă©crire « mes petits bonheurs de la semaine » comme d’autres blogueuses le font rĂ©guliĂšrement et comme je l’ai fait Ă  une Ă©poque.

Et puis, il Ă©tait prĂ©vu dĂ©jĂ  depuis une vingtaine de jour que le « parodontologue-implantologue » m’arrache une molaire lundi et matin pour la remplacer en fĂ©vrier par un implant etc.. Et j’avoue que ça me stressait Ă©normĂ©ment. Quand j’avais dans la vingtaine je m’Ă©tais fait arracher les 4 dents de sagesse par mon dentiste. j’en gardais un souvenir un peu Ă©prouvant mais sans plus. C’Ă©tait dans l’ordre des choses, Ă  cet Ăąge, de se faire arracher les dents de sagesse et c’Ă©tait « pour mon bien ».

LĂ  c’Ă©tait, c’est, une autre histoire… Quand on vous arrache une dent parce qu’elle ne tient plus 😩 C’est qu’on perd ses dents, qu’on est vieille, qu’on va se retrouver comme une mamie en sarrau avec un petit chignon serrĂ© Ă  dire « Ah ben c’est ben vrai ça! » En plus ma mutuelle rembourse moins de la moitiĂ© de l’implant et de la couronne qu’il va me mettre aprĂšs et je sais pas comment on va payer ça encore…

Je rigole avec la mĂšre Denis, mais ça m’a bien fait flipper… Bon lundi le Grand Docteur m’a arrachĂ© ma dent et ça m’a vachement secouĂ©. Faut croire que je suis pas trĂšs rĂ©sistante en ce moment… Pas en forme du tout. Je trouve que 55 ans, c’est un peu jeune pour ĂȘtre « une mamie ».

Mardi j’avais donnĂ© RDV Al Joven* sur le parking de Auchan en face de lĂ  oĂč ils font sport en fin d’aprĂšs-midi le mardi. Et puis en attendant j’allais faire quelques courses. Donc j’ai fait quelques courses. Et puis, ça devait faire 10 ou 15 minutes que j’Ă©tais dans le supermarket quand je me suis mise un peu Ă  tourner, l’esprit trÚÚÚs confus, avec la sensation Ă©trange que la rĂ©alitĂ© et des rĂȘves, plein de rĂȘves, des flashs, s’entrechoquaient dans ma tĂȘte. Je ne perdais pas la boule parce que j’Ă©tais tout Ă  fait consciente de ce que je faisais, mais « en mĂȘme temps » plein de choses irrĂ©elles s’emmĂȘlaient avec le rĂ©el Ă  toute vitesse 😩 Je me suis dirigĂ©e vers les caisses (tout Ă  fait consciente de l’heure pour retrouver mon fils) mais lĂ , « bien sĂ»r » incapable de me rappeler mon code de carte bleue… Et j’ai bloquĂ© ma carte et du laisser mes courses. J’ai retrouver El Joven sur le parking , contrariĂ©e, mais sans perte de mĂ©moire. ArrivĂ©e Ă  la maison j’Ă©tais encore plus perdue, extrĂȘmement confuse et Ă©nervĂ©e, cherchant Ă  comprendre ce qui s’Ă©tait passĂ©. Je rĂ©pĂ©tais les mĂȘmes questions plusieurs fois sans le savoir. Ça ressemblait pas mal Ă  l’ictus amnĂ©sique que j’ai fait il y a 5 ans mais en version ultralight (pas de faille temporelle, pas d’amnĂ©sie).

Dans mon porte-feuille j’ai un un post-it avec un code pour me rappeler de mon code carte bleue que j’ai tendance Ă  oublier, d’autant plus que j’utilise de plus en plus le « sans contact »… Et d’ailleurs pourquoi n’avais-je pas utilisĂ© le sans -contact tout de go? (une preuve de ma confusion mentale). Bref, j’ai sorti vers 20h ce petit post-it de mon sac car je savais qu’il y avait lĂ  LA rĂ©ponse « code carte bleue » et aprĂšs ce qui m’Ă©tait arrivĂ©e j’avais besoin de remettre mon cerveau en place. Mais en regardant ce bout de papier jaune j’Ă©tais incapable de dire comment il fallait le dĂ©crypter et s’il Ă©tait toujours d’actualitĂ©. Ce n’est que mercredi matin qu’il m’est apparu comme Ă©vident et ce matin j’ai pu dĂ©bloquer ma carte en tapant le bon numĂ©ro. Mardi soir j’essayais dĂ©sespĂ©rĂ©ment de me rappeler les 4 ou 5 choses que j’avais mis dans mon panier (couscous, ail, croquettes, dĂ©mĂȘlant pour El Joven…).

D’ailleurs en entrant dans le magasin je me rappelle avoir complĂštement « beuguer » sur « couscous » (le dĂ©but de mon embrouillage de cerveau) je me suis mise Ă  chercher avec force « pourquoi » j’avais mis « couscous » sur la liste… Ça me paraissait bizarre, comme si ce n’Ă©tait pas moi qui l’avait Ă©crit, comme s’il n’y avait aucune raison que ce mot soit Ă©crit sur ce papier. En fait il n’y avait rien Ă  comprendre, maintenant je sais que la veille j’avais eu juste une envie de couscous.

Bref, El Marido a pris RDV pour moi chez la toubib hier, mercredi, Ă  8h30 et elle a tout de suite pensĂ© Ă  un ictus amnĂ©sique, ce qui est Ă©trange, parce que j’en ai fait un vraiment un puissant il y a 5 ans qui m’avait amenĂ© aux urgences en pleine faille spatio-temporelle… Et que « normalement » on en fait pas plus d’un dans une vie. La toubib m’a pris un rdv dans la foulĂ©e pour un scanner. J’ai fait le scanner et « tout va bien ». Par contre il faut que je fasse une IRM et voit un neurologue. Seulement le rdv pour l’IRM est en fĂ©vrier. C’est la vie c’est comme ça. Mais c’est dĂ©jĂ  bien que le scanner soit « rassurant ».

Ma dent arrachĂ©e a laissĂ© place Ă  un trou noir qui me dĂ©sespĂšre, j’ai l’impression d’avoir un pied dans la tombe… (un de mes pires cauchemars, rĂ©curant, est de perdre mes dents). J’espĂšre au moins que les antibios (prĂ©ventifs) vont empĂȘcher une infection, ça serait le comble!

Photo prise lundi avant le dentiste

Ce matin, jeudi, je suis allĂ©e faire une prise de sang. pas de bol, l’infirmiĂšre a touchĂ© la veine avec son aiguille (c’est ce qu’elle Ă  dit) et ça m’a fait un mal de chien… Alors que les prises de sang, en gĂ©nĂ©ral, ne m’impressionnent pas. LĂ  j’en ai eu pour mon argent. MĂȘme si j’ai rien payĂ©. Du coup en rentrant j’ai regardĂ© un film de NoĂ«l. Je suis complĂštement crevĂ©e. J’aurais bien voulu avoir une cheminĂ©e et des petits gĂąteaux secs en forme de sapin avec des clĂ©mentines et des chocolats 😩 les chocolats je n’y ai plus droits Ă  cause de ce putain de diabĂšte!

Ah oui EN PLUS : lundi matin alors que je sortais de chez l’arracheur de dents, le lycĂ©e-collĂšge oĂč je me suis promise de ne jamais rebosser m’a appelĂ© pour un remplacement… Je sais que ça fait depuis la rentrĂ©e de septembre que la titulaire n’est pas lĂ , j’en dĂ©duis que sa remplaçante Ă  claquĂ© la porte. Quelle surprise. Bref. c’est jamais drĂŽle de refuser un taf. je me suis sentie coupable et pas bien. MĂȘme si avec la visage Ă  moitiĂ© dĂ©formĂ© par l’anesthĂ©sie j’aurais pas pu me rendre au collĂšge. De toutes façons ce collĂšge est un enfer. Ou presque. Bref.

Aujourd’hui c’est jeudi et je me demande si vendredi il va me tomber quelque chose dessus?

Je suis vraiment ronchonchon, contrariĂ©e, fatiguĂ©e, incapable de voir le bon cĂŽtĂ© des choses…

PS : pas facile d’Ă©crire avec un chat de 7k500 allongĂ© sur les bras 😉

*mon fils de 17 ans pour celles qui n’ont pas suivi 😉