Un dimanche fade et ensoleillĂ©

Mon rythme bloguesque part en sucette. Il faut bien avouer que si on ne m’avait pas un peu poussĂ© aux fesses je me serais contentĂ©e de rester sur mon canap’ Ă  regarder un programme nase en jouant Ă  un jeu nase sur mon tĂ©lĂ©phone…
HĂ© oui, le morale ne vol pas aussi haut que les grues, le moral est au ras des pĂąquerettes…

La photo n’est pas de moi, mais elle aurait pu ĂȘtre prise dans le parc de ma rĂ©sidence

Le chat par en sucette : il a des problĂšmes de transit pour dire les choses sobrement. Cela nous a coĂ»tĂ© 91€ de vĂ©to lundi dernier et j’ai pas les moyens pour ce genre d’extra. D’autant plus que demain c’est le grand jour de ma pose d’implant (dentaire, pas mammaire) et que la bagatelle me coutera quand mĂȘme 1600 « et quelques » une fois que la mutuelle m’aura remboursĂ© environ 1000 😩 Plus des imprĂ©vus ça et lĂ … Le vĂ©to veut faire des examens supplĂ©mentaires (style Ă©chographie) au chat. J’ai pas les moyens pour ça. Qu’est-ce qu’on fait quand le chat commence Ă  couter des 1000 et des cents? Je sais pas.

Rue Sanche de Pomiers

Dr K me disait que ma vie en pĂ©riode de Covid l’intĂ©ressait. J’ai du mal Ă  penser, je l’avoue, que ma vie puisse ĂȘtre intĂ©ressante en ce moment :
Je ne travaille pas depuis juin dernier. Par consĂ©quent nous ne roulons pas sur l’or, et c’est un euphĂ©misme. La vie sans les les terrasses de cafĂ©s me dĂ©prime. Pourquoi? Parce que les terrasses de cafĂ©, avec un livre ou un journal ou un carnet Ă  noircir c’est carrĂ©ment le sel de ma vie. Je bois de cafĂ©s Ă  emporter, dĂ©bout dans la rue, tristement, sans me rĂ©jouir de rien. La vie en pĂ©riod de Covid c’est la vie avec un masque, les gens avec des masques… Le gel hydro… Et les amis qui ne s’invitent plus Ă  manger. La famille qui ne se voit plus. L’enterrement de mon oncle oĂč je ne peux pas aller… Mes cousins que je ne peux pas serrer dans mes bras.

Ma brasserie prĂ©fĂ©rĂ©e, la brasserie des brocanteurs et de leurs clients, en mode « Ă  emporter »

Mon seul plaisir reste de chiner aux puces, de marchander pour rire, c’est comme jouer Ă  la marchande. Attention je ne marchande qu’avec ceux qui aiment ça. AprĂšs 5 ans de chine assidue, je sais trĂšs bien avec qui le marchandage est inutile, voir insultant et ceux qui disent « Allez, dis moi un prix!Tu me donnes combien? Ah non pas 10…8, non 5, non 7, alors non, allez va prends-le Ă  4 ! » Ceux qui disent « Ici les prix ça se discute… Dis-moi combien tu veux… » C’est les arabes, ils sont sympas, ils sont drĂŽles… Je les connais tous… Et ils me connaissent aussi. « Bonjour madame, ça va bien? Tu as trouvĂ© ce que tu voulais aujourd’hui? » Isham avec son chapeau melon… On ne le roule pas dans la farine mais il est toujours prĂȘt Ă  faire un prix. Abdel et Momo son frĂšre jumeau qui font des bon prix. Abdel qui vend tout Ă  1 euro, ceux qui est nul et ce qui est joli. Monsieur Raled et sa fille de 10 : toujours des bon prix… « c’est pas cher! Y’en aura pas pour tout le monde! » La bande au pied de la flĂšche qui fait tout un peu trop cher mais il faut savoir lequel des types choisir pour faire une super affaire… Il y a les « blancs » qui font des prix pour touristes, comme le petit barbu Ă  qui je n’ai jamais rien acheter parce qu’il croit qu’un boite de Pulmol des annĂ©es 70 vaut 10€ ou une jolie tasse orpheline 20€. Mpoi je n’achĂšte qu’entre 1 et 5 euros. Et 5 c’est vraiment ma limite haute!! j’achĂšte beaucoup de trucs Ă  2 ou 3€ : des tasses, des colliers, des chapelets, un canevas, un bibelot kitch, une boule de sulfure… Il y a les racistes, les homophobes et c’est bien dommage pour eux de se balader lĂ  car Saint-Mich c’est le carrefour de toutes les cultures, de toutes les tolĂ©rances. Il y a les gitans accommodants… « Pour vous je suis toujours lĂ , dites-moi ce que vous voulez! ». Et Puis les bulgares qui ne vendent que de la merde, il faut bien le dire, (on a toujours l’impression qu’ils ont dĂ©valisĂ© une borne de recyclage de fringues) et qui vendent trop cher Ă  des gens aussi pauvres qu’eux des vĂȘtements qu’ils trouveraient moins chers chez EmmaĂŒs… Les bulgares c’est surtout en semaine. les femmes ont de drĂŽles de tresses.
Si tu es un touriste : ne va pas aux puces en dehors du dimanche, tu seras déçu.

10 euros pour la tapisserie faite par mamie. Rien que le canevas sans les fils lui avait coĂ»tĂ© 100€…(HĂ© oui, je connais les prix 😉 )

La vie sous le Covid c’est El Marido qui ne quitte plus sa chambre-bureau et moi entend toutes ces conversations de travil parce qu’il parle fort et que la cloison avec mon bureau-salon est trĂšs fine. Ça ne me dĂ©range pas.

La vie avec le Covid c’est un Joven en terminale qui ne sait pas trop comment va se passer son bac, qui fait les « portes ouvertes » des facs et IUT en visio… Qui peut dĂ©jĂ  imaginer que 1Ăšre annĂ©e ne ressemblera pas Ă  un truc folichon avec des fĂȘtes entre potes et des biĂšres Ă  la Victoire (place emblĂ©matiques des Ă©tudiants bordelais).

La vie avec le covid c’est une dĂ©prime latente, lancinante, fatigante… Et pas fascinante du tout.
Demain 9 je vais me faire charcuter chez le super -dentiste spĂ©cialisĂ©… J’ai trop hĂąte. Bisous.