Je veux dormir

Alors, dans la nuit de vendredi Ă  samedi, j’ai Ă©tĂ© rĂ©veillĂ©e Ă  2h49 (j’ai vĂ©rifiĂ© le matin sur mon tel que je n’avais pas rĂȘvĂ©) par mon tĂ©lĂ©phone qui sonnait. C’Ă©tait mon fils, qui m’appelait, de la chambre d’Ă  cĂŽtĂ©. Ça m’a un peu Ă©nervĂ©e, pas vraiment inquiĂ©tĂ©e mais un peu quand mĂȘme :

« S’il est en train de mourir et qu’il n’a juste pas la force d’appeler Ă  l’aide, seulement de tĂ©lĂ©phoner? », « S’il ne peut pas ramper car il est dĂ©jĂ  en train d’Ă©touffer? ».

J’avais tout ça qui tournait dans la tĂȘte et « en mĂȘme temps » (comme dirait le prĂ©sident) « en mĂȘme temps, je savais qu’il n’en Ă©tait rien et que je devais me rendormir. Seulement je n’y arrivais pas… J’avais pas non plus envie d’aller voir dans sa chambre si il Ă©tait agonisant ou menacĂ© par un terroriste qui serait entrĂ© par le balcon car, mĂȘme si cela me paraissait « possible » cela ne me paraissait pas « probable ». Donc j’essayais de me rendormir, sans beaucoup de succĂšs.

Et Puis au petit matin comme souvent j’ai plongĂ© dans un lourd sommeil dont j’ai Ă©tĂ© tirĂ© par deux accords deux guitare (notification SMS) Ă  8h : « DĂ©solĂ© de t’avoir rĂ©veillĂ© cette nuit, ne t’inquiĂšte pas, tout va bien ». Grrr!!! LĂ  je me suis levĂ©e pour lui demandĂ© s’il prĂ©voyait de m’envoyer d’autres messages ou bien? Parce que le samedi matin, c’est le samedi matin, me cago en la leche!

La nuit de samedi Ă  dimanche n’a pas Ă©tĂ© mieux : j’ai tellement tournĂ© dans tous les sens comme un boussole affolĂ©e que je ne savais plus oĂč Ă©tait le mur, oĂč Ă©tait la fenĂȘtre oĂč Ă©tait le chat (dans le salon en train de miauler)… Bref une belle nuit de merde. Pourquoi? Parce que vendredi matin la nouvelle ‘depuis un an ou plus) secrĂ©taire qui dispatche les remplaçant a envoyĂ© mon CV Ă  un nouvel Ă©tablissement aprĂšs que je lui confirmĂ© (par mail tout ça) que oui, je suis dispo… Mais comme d’hab elle envoie le CV de plusieurs profs. Ca me rend hystĂ©rique parce que l’ancienne secrĂ©taire, elle prenait son tel et le premier remplaçant qui disait « Oui je suis dispo » Ă©tait envoyĂ© sur l’Ă©tablissement. (Remplaçant dĂ©jĂ  validĂ© et revalidĂ© et ayant de l’expĂ©rience , s’entend. Pas le premier couillon). Bref. Et ça marchait bien pour moi comme ça. Bon bref.

Donc cet Ă©tablissement Ă  mon CV. Je me dis « cette fois-ci, on va pas, encore fois me la faire Ă  l’envers » (j’ai pas eu de poste depuis septembre avec la nouvelle mĂ©thode de la nouvelle secrĂ©taire qui est donc d’envoyer un mail Ă  toutes les remplaçantes et d’envoyer le mail Ă  l’Ă©tablissement de toutes celles* qui rĂ©pondent.) et j’ai appelĂ© directement l’Ă©tablissement dans la foulĂ©e pour essayer de passer en prioritĂ©. MAIS la fille qui s’occupe des replacement ne bossait pas le vendredi aprĂšm… Elle commence le lundi Ă  8h. Du coup, je vais appeler demain Ă  8h15… Ça c’est dans le privĂ©.

Mais ce qui m’a angoissĂ© toute une partie de ma nuit c’est que, d’autre part, le public m’a appelĂ© pour me dire que si j’Ă©tais toujours d’accord je pouvais commencĂ© un remplacement Ă  mi-temps pour lequel j’avais postulĂ© et dont je n’avais pas de nouvel depuis 8 jours…

Du coup : j’ai le cul entre deux chaise et c’est trĂšs inconfortable! Demain matin je dois donner une rĂ©ponse au public et essayer d’obtenir le poste du privĂ© qui est Ă  plein temps, lui.

Je me rends bien compte que tout cela est trĂšs confus. Fallait que ça sorte. j’espĂšre que je vais mieux dormir cette nuit.
Autrement je dĂ©teste le jour du passage Ă  l’heure d’Ă©tĂ©. Ce matin mon rĂ©veil Ă  sonnĂ© comme d’hab Ă  6h40 (ou plutĂŽt 5h40″ et j’ai trouvĂ© ça « trĂšs affreux ». Mais j’aime arriver aux puces tĂŽt. j’espĂšre que mes phots vous ont plu.
Cet aprĂšm j’ai bossĂ© sur ma boutique en ligne qui m’a dĂ©jĂ  rapportĂ© presque 200€ en moins d’une semaine. c’est cool.

Je vous souhaite une bonne fin de dimanche et une semaine du tonnerre. Bises.

PS : si vous voulez voir ma boutique faites moi un petit mail.

*Il y a aussi des garçons, mais moins, donc le fĂ©minin l’emporte sur le masculin.

Je ne teul’fais pas dire!

Le  « Je ne teul’fais pas dire! »  nouveau est arrivĂ©! Vous pouvez le reprendre chez vous, y rĂ©pondre dans les com’, en faire ce que vous voulez en tous cas 
 Ça me fera plaisir de vous lire! Pour copier les questions toutes prĂȘtes sans vous embĂȘter il faut dans la colonne de droite sur le canevas.

J’ajoute ici les liens vers les blogs qui participe :  Roseleen, Dr Caso, Peru y Francia, Valvita, Blanche, Catsud, Jenny, Cara, Un ange qui passe, Les empreintes du temps, se confier en secret
 Si j’ai oubliĂ© de vous ajouter dites le moi.

Aujourd’hui je me sens : Ă©nervĂ©e, fatiguĂ©e, frigorifiĂ©e, frustrĂ©e, mais heureuse parce qu’il y a plein de soleil.

Ce matin la premiĂšre personne Ă  qui j’ai parlĂ© une fois sortie de la maison : les gars des puces Ă  8h pĂ©tante! Ou mĂȘme : « moins dix »!

J’ai Ă©tĂ© super contente de : Hier j’ai vendu deux tasses chinĂ©es je ne sais plus combien au puces (moins de 10 euros en tous cas)… Je les ai revendu sur ma boutique en ligne 120€!!! Elles s’envolent pour New York, USA! Wao!

Ça m’a franchement Ă©nervĂ© de : de devoir rendre ma petite Opel Corsa avec laquelle j’avais fait amie-amie pendant 8 jours, pendant que la noiraude Ă©tait au garage… Ces salops on voulu rĂ©cupĂ©rer leur voiture de « courtoisie ». Snif… On Ă©tait tellement copine elle et moi…

Ma conversation/situation surréaliste de la semaine : je sÚche.

Je suis grognon : Oui, parce que « la noiraude », je savais plus lui parler et j’arrivais pas Ă  passer la premiĂšre pour sortir de ce putain de garage 😩 Snif. Je voulais garder l’autre… Celle avec le lecteur de CD qui fonctionne et la vitre conducteur qui se baisse…

Nan, mais franchement, tu trouves ça normal de/que : que des antiquaires ai dĂ©jĂ  tout raflĂ© avant 8h? J’arrive et je vois dĂ©jĂ  les pros qui ont terminĂ© leurs emplettes chez les brocs… Tss… Et en plus alors que j’avais trouvĂ© une merveille un pro me dit « Ah pardon , ça je viens de l’acheter » đŸ˜„

C’est exquis de : de conduire une voiture comme dans du beurre.

Ça me rend extatique : de faire de gratouilles au chat.

En ce moment je lis : toujours rien… A part des magazines de brocantes et des sites d’experts.

Je dis « respect » à :  ma mĂšre, d’avoir toujours eu une telle vitalitĂ© mĂȘme si c’Ă©tait dans sa nature et que ce n’Ă©tait pas un effort.

Je ne résiste pas à : manger un croissant avec mon café debout dans le froid mais au soleil.

J’vais t’dire une bonne chose : j’ai postulĂ© pour un poste Ă  mi-temps en collĂšge et je suis pas sĂ»re de regretter qu’il ne m’ait pas encore appelĂ©.

Dans ma bagnole je n’ai besoin de personne et j’écoute Ă  fond : Diego par son auteur, Michel Berger et j’avoue avec grande honte que je prĂ©fĂšre 100 fois la version du Johnny national.

La pensĂ©e hautement philosophique de la semaine : ce monde a bien besoin de moins de profits et de plus d’intelligence.

Je me taperais bien : des calamares fritos con un caña.

J’ai Ă©tĂ© raisonnable : je suis pas sĂ»re que ça soit tout Ă  fait moi d’ĂȘtre raisonnable, en fait.

Cette semaine pour la premiùre fois j’ai : ben, vendu sur ma boutique en ligne 🙂

L’émission de tv, de radio, ou l’article de presse qui m’a le plus frappĂ© cette semaine c’est : alors c’est un film, En LibertĂ©, que nous avons regardĂ© dimanche soir et que j’ai adorĂ©. En plus les acteurs sont aussi de mes acteurs prĂ©fĂ©rĂ©s : Pio MarmaĂŻ et AdĂšle Haenel. On a beaucoup ri et en ce moment ça fait du bien 😉

PlutĂŽt que d’ĂȘtre assise Ă  mon bureau, lĂ  tout de suite j’aimerais mieux : dans une piscine.

Sur ce, bonne soirĂ©e et faites-vous plaiz’ : n’hĂ©sitez pas Ă  faire mon questionnaire de ronchonne!

Qu’est-ce que j’peux faire? Chais pas quoi faire…

En prenant exemple sur Maud je fais ce petit tag qui va trĂšs bien pour un dimanche soir :
Ça rĂ©pond un peu Ă  « En ce moment tu fais quoi? » Ben en ce moment….

Je lis ELLE parce que j’y suis abonnĂ©e et qu’il y a toujours plein de trucs intĂ©ressants Ă  lire dedans, notamment sur les bouquins qui sortent. (La premiĂšre qui me dit que c’est un magazine de nase sort, j’ai pas le temps de lancer des pierres). J’ai plein de bouquins Ă  lire mais j’arrive pas Ă  m’y mettre
. Je suis dĂ©motivĂ©e pour lire.

J’Ă©coute Abba dans ma voiture et Augustin Trapenard dans ma cuisine. J’adore ce type. Il est agrĂ©gĂ© d’anglais et d’une finesse vraiment apprĂ©ciable. Ça change des cons.

Je sais pas ce que je vais regardĂ© car on a fini « En ThĂ©rapie », que j’ai adorĂ©. Je me sens toute con sans le Dr Daillan. Peut-ĂȘtre House of cards sur Arte.tv?

Une reproduction de gravure d’un artiste trĂšs cotĂ© que j’ai achetĂ© ce matin, petit coup de cƓur.

Je mange des sushis depuis qu’El marido s’est aperçu qu’il avait plein de sous sur sa carte restau (anciennement tickets restau).

Je suis vraiment nase : 15 jours aprĂšs la pause de l’implant, j’ai toujours un peu mal. C’est fatigant. J’ai vu le Dr Dent pour un contrĂŽle vendredi et il Ă©tait trĂšs content que tout soit « bien rose ». Ça avait l’air d’ĂȘtre un compliment.

Tellement nase que je suis rentrĂ© dans le dĂ©tecteur de passage du portail de la rĂ©sidence, qu’il a fallu faire un constat, une dĂ©claration Ă  l’assurance et aller au garage. Garage qui me reprend la voiture mardi pour changer le pare choc et lui faire un peu de peinture… On verra si tout se passe comme sur des roulettes ou pas.

Je pense que… Je pense beaucoup trop. Ça fait comme une mobylette dans ma tĂȘte qui tombe jamais en panne.

J’aime ma ville.

Je porte un vieux jean, des chaussons en peau de mouton et un grand pull gris col en V bien chaud.

J’ai envie, comme Johnny, d’avoir envie.

Bonne soirée!

Le truc le plus laid que j’ai vu aux puces ce matin. Je crois pas qu’il existe un truc plus moche!!!!

Comme un lundi

Matin :

VoilĂ  c’est lundi et je me suis levĂ©e Ă  6h30, j’ai rĂ©veillĂ© El Joven Ă  6h45 et Ă  7h30 je l’ai conduit jusqu’Ă  l’arrĂȘt de tram. Ensuite je suis revenue. J’ai papotĂ© un peu avec El Marido et puis je me suis assoupie une heure.
Pendant que je me rendormais vaguement sur le canap’ j’avais le quart gauche de la mĂąchoire qui ne me laissait pas oubliĂ© la « petite opĂ©ration » de lundi dernier matin. J’imaginais (il y a 8 jours) que si le Dr dentiste me prescrivait du paracĂ©tamol et de l’ibupro pour 4 jours, c’est qu’au bout de 4 jours la douleur serait partie. Mais non. Pas du tout. Ça fait toujours un mal de chien, mĂȘme si moins qu’au dĂ©but… Et j’ai toujours les antibios Ă  prendre encore aujourd’hui.

Dimanche matin, dans mon élément

Hasard du calendrier, vendredi dernier Ă©tait le jour oĂč j’allais voir ma gentille toubib en ville pour qu’elle me fasse la premiĂšre injection de vaccin. (Oui j’ai plus de 50 berges et 2 comorbiditĂ©s, youpi.) Je n’ai pas senti la piqure et en de hors de maux de tĂȘte ce weekend, je n’ai pas eu d’effet secondaires. En mĂȘme temps j’Ă©tais gavĂ©e d’antidouleurs Ă  cause de mes dents ou plutĂŽt Ă  cause d’une dent qui n’est plus lĂ  et Ă  Ă©tĂ© remplacĂ© par un implant en titane…

Hier matin il Ă©tait censĂ© pleuvoir, mais comme pour moi l’idĂ©e de ne pas aller aux puces est assez insupportable, j’ai tablĂ© sur une erreur des prĂ©visions et j’y suis allĂ©e. Il n’a pas plu une goutte de tout dimanche.

J’aime les rues oĂč il n’y a presque pas de magasins, comme ça je suis tranquille avec mon cafĂ© et mes photos

J’ai des graines de glycines Ă  donner. Qui en veut? je peux les envoyer par la poste. J’en ai 3×10 graines.

Le chat va mieux. Nous ne sommes pas retournĂ© chez le vĂ©to (trop cher). Il ne veut pas manger les croquettes (trop cher) que nous a vendu le vĂ©to mais, au super marchĂ© El Marido lui a achetĂ© des croquettes pour chat sensible (le top du top) et il va beaucoup mieux, pour l’instant. On croise les doigts. On a aussi arrĂȘtĂ© de lui donner un petit bout de poulet par ci, un petit bout de poisson par lĂ .

Les graines de capucines donnĂ©es par Mi Cuñada* commencent Ă  fleurir. C’est magique!

promenade dans les vieilles rues l’autre jour avec une copine. Rue de la Vache.

AprÚs déjeuner :

Je viens d’appeler le cabinet du Dr Dentiste pour savoir s’il serait avisĂ© de le voir cette semaine. Vu que mĂȘme avec les mĂ©docs je dĂ©guste.

« Le passeur » j’aurais du l’acheter! je l’adore!

Je vais faire des photos des objets chinĂ©s que je veux vendre pour les mettre sur ma boutique E. autrement appelĂ©e : l’ArlĂ©sienne . (Non elle ne s’appelle pas l’ArlĂ©siennne. c’est une rĂ©fĂ©rence littĂ©raire.

La seule chose que j’aime autant que les puces c’est le grenier de mon frĂšre (ex grenier de mes grands-parents).

Sainte ThĂ©rĂšse de Lisieux m’a tapĂ© dans l’oeil et ne m’a coutĂ© que 2 euros avec ce charmant cadre et son verre

J’ai hĂąte qu’on sache dans quelle fac ou IUT El Joven sera pris. Faut avouer que les gamins ont plus de pression que nous n’en avions. A « notre Ă©poque », on s’inscrivait Ă  la fac et pis c’est tout. Y’avait pas d’angoisse comme El Joven en a en ce moment.
Bonne journée tout le mon et bonne semaine!

*Belle-soeur

Tranche de ma vie

Lire sur les murs, lever les yeux plus haut. ACAB est un acronyme qui signifie « All cops are bastards » (« Tous les flics sont des bùtards »), et qui était un slogan anti-police pendant les grÚves des mineurs anglais des années 80.

Le jeune qui collait « Soutien Ă  la rue est Ă  nous, ACAB » dimanche matin, m’a expliquĂ© qu’on pouvait aussi le lire comme : « All Capitalists Are Bastards » ou « All Colors Are Beautiful » ou encore« All Clitoris Are Beautiful ». « 

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Un vieux gars est passĂ© qui lui a dit « Je sais qui tu es! Tu vas voir! ». Le jeune lui a rĂ©pondu « Je penserai Ă  toi quand je serai en garde Ă  vue », et il s’est tirĂ© avec ses copines.

Les rue du quartier ne sont pas super propres. Il ne faut pas imaginer le « Bordo » que j’aime d’amour comme une image de carte postale. Il y a des chiens qui chient n’importe oĂč et des mecs pas trĂšs propres qui crachent par terre. Il y a des vieilles mi clochardes, mi zarbis, un mec qui fouille dans les poubelles tous les jours et plus de terrasses pour accueillir les Ă©tudiants, les jeunes « arty », les vieux « arty » lointains Ă©tudiants, les chanteuses d’opĂ©ra habillĂ©es en vintage made in les puces… Les vieux magrĂ©bins et portugais, et les touristes (avant).

Au cul du camion, avant 8h je m’agglutinine avec les antiquaires, les pros et… 2 ou 3 petits chineurs comme moi. Les meilleurs affaires partent Ă  peine touchĂ©es le sol… Un tapis bourgeois, un fauteuil refait il n’y a pas si longtemps, un vase Daum reçu en cadeau de mariage, un porte bouteille en plastique, une jardiniĂšre moche aussi en plastique… Mille merdes et mille pĂ©pites… Ce sont des « vide-maisons ».

Je rends leurs salutations aux brocs, je salue. On se connait, c’est un petit monde d’habituĂ©s. Depuis un an, plus de touristes. Un peu le dimanche qui sortent d’on ne sait oĂč, mais trĂšs peu et pas si tĂŽt. J’observe les vieux de la vieille, j’essaie de comprendre les micmacs et les secrets que je n’ai pas encore percĂ©s.

Il y a « les filles ». Les filles ne sont pas nombreuses. Malika* est une femme d’affaire : elle a un trĂšs grand stand et commande d’un main vigoureuse les gars qui bossent pour elle. Elle fait de bon prix, mais rien n’est trĂšs ancien. Parfois une pĂ©pite comme un super miroir ancien que je lui achetĂ© 10€ et qui reste posĂ© Ă  terre contre le mur devant mon bureau : je ne sais pas vraiment quoi en faire. Il y a la grande et mince BĂ©a, avec son bĂ©ret de traviole et sa gouaille Ă©norme, sa voix reconnaissable entre 1000. Elle chine chez les autres et revend sur son stand kitch mais chic des trucs vintage un peu moche mais Ă  la mode. Il y a la parigote avec son rouge Ă  lĂšvres Ă©carlate (pas de masque) toujours habillĂ©e en « chine » ; elle est stylĂ©e vintage et fauchĂ©e mais Ă  le goĂ»t sĂ»r et des « contrats » avec le cinĂ©ma… Il y a la petite Zaza avec son somptueux (et Ă©cƓurant) manteau de vison (« tout neuf ») qu’elle a du rĂ©cupĂ©rer d’un vide-maison. Elle le porte avec ses vieille groles pourries et son jean. Comment savoir si cette brocanteuse tire le diable par la queue ou passe ses vacances « au Ferret »*.

Il y a aussi le stand de la vieille sympa qui a toujours des trucs Ă  bon prix : mille merdes, un pĂ©pite… Je craque pour « the » pĂ©pite »: une cafetiĂšre en porcelaine de Limoges « toute neuve »* couleur cĂ©ladon clair et or, splendide : 3€. Un autre considĂ©rera que sa pĂ©pite est un super tournevis, un autre un bouquet de fleurs en plastique.

Je m’arrĂȘte Ă  la meilleur boulangerie du quartier, papote avec la fille qui tient la boulangerie. Elle Ă  mon Ăąge, est fan de Niagara et de Vivaldi, on commence Ă  se connaĂźtre. Je remonte vers le marchĂ© achetĂ© du poisson avant de repartir vers chez moi.

Bonne journée. Bisous.

*Malika : Je change tous les prĂ©noms* »Le ferret » :Cap Ferret, sur le bassin d’Arcachon. Le repĂšre historiquement des bourgeois bordelais et par extension dĂ©lĂ©tĂšre : des parisiens.

* »tout neuf » : c’est ce que disait ma grand-mĂšre des trucs aussi vieux qu’elle mais qui n’avaient pas beaucoup servis ou semblait neufs.
* »Le Ferret » : le Cap Ferret lĂ  ou traditionnellement les bordelais aisĂ©s ont une rĂ©sidence secondaire et par extension dĂ©lĂ©tĂšre : les parisiens aussi.