VoilĂ , ça va mieux

PurĂ©e de purĂ©e de purĂ©e, qu’est-ce que j’ai eu peur! Tous les examens subis dernièrement m’avaient fichu une sacrĂ©e pĂ©toche! Surtout que les mastites (Ă  l’automne, puis en mai), c’est pas si courant et que j’en suis Ă  ma troisième et que, normalement, ça concerne les femmes allaitantes. Et puis voilĂ  , il y a 15 jours mammo et Ă©co de contrĂ´le et branle-bas de combat (spĂ©ciale dĂ©dicace Ă  Dr K pour l’expression militaire) :

L’IRM en urgence et la biopsie ont Ă©tĂ© le pompon du spectacle, surtout la biopsie : la cerise sur le gâteau!

Quand j’ai lu le compte rendu de la dite biopsie j’Ă©tais encore plus impressionnĂ©e (si c’est possible) que pendant l’acte en lui mĂŞme (très « intrusif » et fait sous anesthĂ©sie locale). Mais j vous passe les dĂ©tails! Juste : j’ai un petit ressort dans le sein maintenant, que l’on appelle « clip ». Je ne sais pas si on me l’enlèvera un jour, et j’avoue que je prĂ©fère ne pas savoir, parce que je crois que si on me l’enlevait ça serait pas en une bonne occasion. Je discuterai (quand mĂŞme) de ça avec ma toubib, Emilienne, bientĂ´t.

Oui les prĂ©noms ne sont jamais les vrais, mais on toujours un sens. (mon arrière grand-père « Ă‰mile » Ă©tait mĂ©decin. Les noms de fruits son positifs (en dehors de « banane ») les noms de fleurs peuvent l’ĂŞtre, mais pas toujours, parce qu’il y a des fleurs plus ou moins jolies. Ex : Chrysanthème n’est pas un nom que je vais donner Ă  une bonne copine.

Je revois la radiologue dans deux mois. Ce n’est pas non plus, comme si on flottait dans un nuage de mousse Ă  la fraise. On me surveille comme le lait sur le feu. Et c’est tant mieux.

Depuis mardi soir , je flotte donc en pleine béatitude.

En sortant du cabinet de radiologie j’ai eu le temps de rouler jusqu’Ă  notre petit centre ville ou El Marido et El Joven m’attendaient pour aller voir Kaamelott. Comme quoi, j’avais quand mĂŞme un peu d’optimisme au fond, très loin au fond de mon cĹ“ur. Le film Ă©tait vraiment drĂ´le et ça nous a fait du bien, Ă  moi et au Marido.

Je continue mon rituel du matin : marchĂ©, marchĂ© au puces, promenade, photos… Mise en ligne d’objet sur ma boutique. Je commence Ă  me dire qu’elle me prend trop de commission. On va voir. Le site Ă  l’avantage de proposer une belle prĂ©sentation et de me faire vendre partout en Europe et aux US… Mais sa part du gâteau est peu grosse et c’est un peu agaçant.
Je recroise Mirabelle ce matin et on papote un peu en essayant de rester sous les arbres.

Pour la première fois j’ai lu un livre d’AmĂ©lie Nothomb. Je sais que vu mon mĂ©tier c’est Ă©tonnant. Je l’ai lu parce qu’il Ă©tait au programme pour les 3èmes prĂ©pa-pro. Ça m’a rendu curieuse. C’Ă©tait « Acide sulfurique » et ça m’a beaucoup plu.

Avec El Marido on a Ă©tĂ© voir la semaine d’avant « Au revoir les cons ». On a adorĂ© et Ă©tĂ© très Ă©mu aussi, Ă  la fin. C’est un film rĂ©alisĂ© par Albert Dupontel avec Virginie Efira, Albert Dupontel et d’autres, dont celui qui joue l’aveugle que j’ai trouvĂ© gĂ©nial. Acteur inconnu au bataillon en ce qui me concerne (spĂ©ciale dĂ©dicace Ă  Dr K pour l’expression militaire). Je vous le recommande très chaudement. Je me demande comment un type qui a l’air aussi dur et fermĂ© (Dupontel), peut ĂŞtre aussi sensible, tendre et poĂ©tique. L’habit ne fait pas le moine. Le film est aussi rythmĂ© par une chanson que j’adore de la Mano Negra : « Mala vida ». Mon premier « CD » achetĂ©.

D’une manière j’ai trouvĂ© ce film très « almodovarien », ce qui est un compliment de ma part. J’avais dĂ©jĂ  adorĂ© « 9 Mois ferme ».

Bien sĂ»r, j’ai prĂ©fĂ©rĂ© le film de Dupontel Ă  celui d’Astier. J’aime beaucoup Astier. Mais Dupontel c’est quand mĂŞme le haut du panier.

VoilĂ  mes petites genettes, c’est tout ce que j’avais Ă  raconter.

Bisous et que la force soit avec nous!

PS : j’ai aussi lu La Vague, roman amĂ©ricain, c’Ă©tait bien. Et vu « La vague » (film allemand) c’Ă©tait « pas mal ».