Je ne teul’fais pas dire!

Notre chĂšre Dr KĂą a publiĂ© ses questions/souvenirs du dimanche soir pendant un an, comme elle se l’Ă©tait fixĂ©. C’est maintenant terminĂ©. Il n’y en aura plus. J’avais chopĂ© chez Roseline Les États d’esprit du Vendredi, qu’elle avait elle mĂȘme chopĂ© ailleurs. Finalement je l’ai tellement transformĂ© et mis Ă  ma sauce qu’il est devenu trĂšs diffĂ©rent et s’appellera dĂ©sormais le : « Je ne teul’fais pas dire! » Vous pouvez le reprendre chez vous, y rĂ©pondre dans les com’, en faire ce que vous voulez en tous cas …  ça me fera plaisir de vous lire! 🙂

Aujourd’hui je me sens : affreusement en manque de sommeil.

Ce matin la premiĂšre personne Ă  qui j’ai parlĂ© une fois sortie de la maison : la fille Ă  l’accueil de PĂŽle Emploi.

J’ai Ă©tĂ© super contente de : prendre le cafĂ© avec une belle personne et de dĂ©jeuner avec une chouette ex-collĂšgue, qui est aussi une belle personne.

Ça m’a franchement Ă©nervĂ© de : de passer 1 heure en rĂ©union de groupe Ă  PĂŽle. Je suis partie avant la fin (trĂšs poliment) parce que ça devait durer 2 heures et que j’avais pas bien lu la convoc’. (Sujet : comme utiliser le site de PĂŽle).

Ma conversation/situation surrĂ©aliste de la semaine : la fille qui se gave d’huitres au Capus Ă  9h du matin comme si sa vie en dĂ©pendait en vacillant sur des talons aiguilles et en montant sa culotte mauve et jaune Ă  petits pois (la nuit avait Ă©tĂ© dur, et chargĂ©e apparemment).

Je suis grognon : parce que crotte, c’est comme ça!

Nan, mais franchement, tu trouves ça normal de/que : qu’on fabrique un EDT pour les gamins oĂč ils ont 30 minutes de pause pour manger, avec 3 (trĂšs hauts) Ă©tages Ă  descendre et une immense cour Ă  traverser sans parler de la queue au self?

C’est exquis de : de se glisser dans son lit. Surtout quand il n’y a pas de grains de litiĂšre dans les draps apportĂ©s sous ses pattes par un chat indĂ©licat.

Ça me rend extatique : l’idĂ©e de mettre des bottes et de marcher d’un bon pas avec mes mains dans des gants en cuir en me disant « Merde qu’est-ce qu’ i’ fait froid! »

En ce moment je lis : ben rien. Je suis au point mort.

Je dis « respect » à :  tous les blaks qui ont vécu la ségrégation.

Je ne résiste pas à : un verre de vin.

J’vais t’dire une bonne chose : 32° le 17 septembre c’est juste le dĂ©but de la fin 😩

Dans ma bagnole je n’ai besoin de personne et j’écoute Ă  fond : https://www.youtube.com/watch?v=yD8DcgpLp_w

La pensĂ©e hautement philosophique de la semaine : « L’excĂšs de vertu est le pire des vices. » Je vous laisse mĂ©diter ça.

Je me taperais bien : des frites.

J’ai Ă©tĂ© raisonnable : j’ai mangĂ© une salade de fruits! (C’est vraiment pas mon inclination naturelle).

Cette semaine pour la premiĂšre fois j’ai : I kissed a girl! Nan, j’rigole, j’vois pas.

C’est bien la derniĂšre fois que je : vais Ă  une rĂ©union chez PĂŽle.

L’émission de tv, de radio, ou l’article de presse qui m’a le plus frappĂ© cette semaine c’est : tous les articles qui parlent de la paye des profs comme s’il n’y en avait qu’une!!!

PlutĂŽt que d’ĂȘtre assise Ă  mon bureau, lĂ  tout de suite j’aimerais mieux : dans une piscine.

Sur ce, bonne soirĂ©e et faites-vous plaiz’ : n’hĂ©sitez pas Ă  faire mon questionnaire de ronchonne!

Le voyageur du dimanche

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Hier un jeune homme d’un vingtaine d’annĂ©es s’est prĂ©cipitĂ© vers moi et ma voiture alors que j’arrivais du cours de l’Yser pour m’avancer vers les Capus :

– Madame je vous en supplie, je vous en supplie, est-ce que vous pouvez m’amener Ă  la gare? je vais rater mon train!

– Bah monte, dĂ©pĂȘche!

Le gars s’installe, il est tout rouge, essoufflĂ© et suant. Je dĂ©marre en trombe ou presque. Le gars qui conduit la voiture derriĂšre moi est dĂ©jĂ  en train de klaxonner parce que le feu est passer au vert.

– Il est Ă  quelle heure ton train?

– 9h06 !

– Ça va ĂȘtre chaud il est 9h. C’est chouette d’y aller au culot comme ça, tu fais bien.

En 2 minutes je le dépose devant la gare, on a eu les 3 feux au vert.

– Je sais pas comment vous remercier? Vous ĂȘtes gĂ©nial!

– Cours! Allez cours! Ça m’a fait trĂšs plaisir de t’aider.

– Merciiiiiiiiiiiii! Et il court vers la l’entrĂ©e de la gare.

Je repars par la rue Furtado, le cours Barbey. Je me gare facilement prÚs des Capus, 9h06. Je bois mon café.

Des vies qui se croisent.

 

J’aime le citron

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J’aime Ouka Leele qui est une photographe espagnole nĂ©e Ă  Madrid en1957. C’est une des figures principales de la Movida madrilĂšne.

J’aime ĂȘtre en vacances et continuer Ă  prendre des cafĂ©s en terrasse avec d’autres copines contractuelles sans contrat, mais au soleil!

J’aime dĂ©couper des images et faire des collages, dont un avec cette photo de Ouka Leele (c’est un pseudo, en vrai elle s’appelle Barbara).

J’aime marcher marcher marcher dans les rues rĂ©chauffĂ©es par le soleil de septembre, le doux soleil, celui ai invite Ă  la promenade.

Je n’aime pas me poser tout plein de question sur ma situation de contractuelle/chĂŽmeuse.

Je n’aime pas me dire que encore encore une fois je vais prĂ©parer le CAPES et je n’aime pas me dire que j’aurais du aller aux oraux il y a deux ans.

Je n’aime pas la vieille moquette oĂč le chat vomit son herbe Ă  chat.

J’aime boire des citrons pressĂ©s.

 

 

Les questions du Dr KĂą – Petits souvenirs du dimanche soir : avant derniers

Comme chaque semaine (pas vraiment en ce qui me concerne), voici voilĂ  les questions du dimanche (le lundi) soir de Dr KĂą (Vous pouvez y rĂ©pondre aussi dans les commentaires oĂč chez vous, ça me fera plaisir de vous lire 🙂 ) ou bien aussi chez-elle pour lui poser des questions.

  1. Je pique ma premiÚre question à Cara: quand avez-vous discuté avec un inconnu pour la derniÚre fois?

Hier j’ai discutĂ© avec une petite fille de 8 ans environ, aux puces, qui Ă©coutait la mer dans de gros coquillages. C’est la fille d’un brocanteur. elle est lĂ  tous les dimanches matin avec lui. Elle s’ennuie un peu et joue avec ce qu’elle trouve dans le bric-Ă -brac qui l’entour. Elle est sage. Je parle presque tous les jours avec des inconnus : clients de magasins, sdf, commerçants…

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Ne sont-ils pas sympathiques? Dire que sans ce vieux couple trĂšs sĂ©rieux (devant la table) je n’existerais pas! la photo date de 1881. La petite fille Ă  gauche de la photo, sur les genoux de sa mĂšre, est la mĂšre de ma grand-mĂšre. Elle s’appelait HĂ©lĂšne, son pĂšre est au premier plan.

  • Est-ce que vous avez beaucoup de vieilles photos? De vieux albums? De souvenirs de plusieurs gĂ©nĂ©rations?

Oui j’ai plein de vieilles photos. Ma grand-mĂšre maternelle (nĂ©e en 1899) m’en avait donnĂ©es quelques une trĂšs anciennes que j’ai eu la bĂȘtise de partager avec mes frĂšres quand nous avons vidĂ© la maison de mes parents. C’Ă©tait idiot, ma grand-mĂšre mes les avait donnĂ© Ă  moi, c’Ă©tait son souhait parce que je connaissais par cƓur le nom et l’histoire de tous les visages sur ces photos. J’Ă©tais fascinĂ©e par ce que ma grand-mĂšre me racontait, Ă  ma demande insistante, Ă  chaque fois que j’Ă©tais avec elle. Ces photos me manquent et je ne pense pas que mes frĂšres les aime autant que moi, en tous cas ils ne savent pas qui sont sur les photos. Dommage. Enfin, il m’en reste un quart, c’est dĂ©jĂ  ça. J’ai aussi des photos de la famille de mon pĂšre. En revanche toutes les photos couleurs de famille sont chez mon frĂšre n°3. Redommage.

  • Repassez-vous et pliez-vous toutes vos fringues, sous-vĂȘtements inclus? Ou est-ce que le repassage est plutĂŽt une raretĂ© chez vous, et les tiroirs de sous-vĂȘtements un chenit pas possible?

Ha ha, voilĂ  un sujet lĂ©ger : non, non, non! Mon placard est un attentat au rangement : j’y trouve surtout le chat en train de dormir, autrement je n’y trouve rien.

  • Quelle est la chanteuse, le chanteur, le groupe, la chanson, ou l’album qui a eu le plus d’influence dans votre vie et pourquoi?

InfluencĂ©? Alors… Maxime Leforestier! Je dis ça comme ça car ils/elles ne se comptent par sur les doigts de la main ceux/celles qui m’ont influencĂ©!! Pourquoi? J’Ă©tais prĂ©-ado, je dĂ©couvrais son 33 tours et en mĂȘme temps l’amour. C’Ă©tait les annĂ©es 70 tout Ă©tait encore possible, comme par exemple vivre sur une planĂšte en respectant la nature. Je pensais trĂšs sincĂšrement que puisque j’apprenais Ă  l’Ă©cole que l’Amazonie Ă©tait le poumon de la terre et qu’Ă  ce titre il ne fallait plus couper d’arbres, qu’Ă  ce titre, personne n’y toucherait plus jamais, puisque maintenant on savait qu’il ne flaiit pas le faire. Je croyais que c’Ă©tait aussi simple que ça.

Ce soir Ă  la brume
Nous irons, ma brune
Cueillir des serments
Cette fleur sauvage
Qui fait des ravages
Dans les cƓurs d’enfants
Pour toi, ma princesse
J’en ferai des tresses
Et dans tes cheveux
Ces serments, ma belle
Te rendront cruelle
Pour tes amoureux
  • Est-ce que vous ĂȘtes croyant.e? Si oui, en quoi ou qui croyez-vous? Pourquoi? Si non, pourquoi pas?

Non. Peut-ĂȘtre que si mes parents avaient Ă©tĂ© tous les deux de la mĂȘme religion cela m’aurait paru plus logique de « croire », sans me poser de question? Ou pas. Je ne suis pas croyante, je vois tellement de chaos autour de nous.

  • Quand vous Ă©tiez (plus) jeunes, qui admiriez-vous? Qui vous a influencĂ©, rĂ©confortĂ©, ou inspirĂ©? Qui vous a fait voir le monde diffĂ©remment?

Ma tante P., m’a beaucoup inspirĂ©e et je l’ai beaucoup admirĂ©e, ainsi que ma tante V. Mes cousines. Et puis mes ami:e:s, mes petits copains. Beaucoup de monde en fait, des gens trĂšs diffĂ©rents.

RĂ©flexions d’un dimanche soir pluvieux

Cet Ă©tĂ© j’ai mangĂ© beaucoup de citron, enfin bu beaucoup de jus de citron, devrais-je dire. Il paraĂźt que c’est bon pour empĂȘcher la glycĂ©mie de monter. En tous cas, mes analyses sont meilleures qu’ils y a 3 mois, qui Ă©tait dĂ©jĂ  meilleures que 3 mois avant. Je ne paye plus chez le mĂ©decin. Est-ce que je pourrais repasser sous le seuil fatidique qui m’a mise dans le diabĂšte?

citron

Fin juillet j’ai soulevĂ© une poule pour lui piquer ses Ɠufs. J’ai adorĂ© cette sensation, d’avoir une poule, toute lĂ©gĂšre et gonflĂ©e de plume, dans les mains. J’ai posĂ© la poule par terre.

Je n’ai jamais lu de livre de Virginia Wolf.

J’ai bien aimĂ© le film Looking for Richard (1996).

Je lis « La mort s’invite Ă  Pemberley de P.D. James, la suite non officielle (qui date de 2011 je crois) et version « polard » d’Orguil et PrĂ©jugĂ©s.

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Depuis hier je rĂȘve d’aller Ă  Valence (pas Ă  cĂŽtĂ© de MontĂ©limar mais en Espagne) en avion. Dilemme je n’aime pas du tout l’idĂ©e de prendre l’avion. Et « en mĂȘme temps » c’est si peu cher et tellement tentant d’aller prendre un cafĂ© au lait avec une ensaimada Ă  Valence! Comme ça, comme qui rigole!

Royal Copenhagen / Danish China Works Copenhagen B&G

Je ne peux plus me passer du cafĂ© aux Capus le dimanche matin et de faire les puces. Ce matin j’ai achetĂ© 2 tasses pour 4€. Je les ai repĂ©rĂ©es comme une lionne repĂšre la gazelle. Porcelaine trÚÚÚs fine, danoise, j’adore. Internet m’apprend qu’elle date d’entre 1889 et 1920. Chacune vaut « sur le marchĂ© de l’antiquitĂ© » entre 50 et 100 euros apparemment… malheureusement je n’ai pas l’intention de les revendre! Mes tasses ont en plus un liserĂ© d’or, ce qui les rend encore plus « prĂ©cieuses ».

Ça me fait penser qu’il faut que je vende les fringues neuves que je ne mettrai jamais. Oui j’en ai , car j’ai tendance Ă  acheter trop petit pour moi en espĂ©rant maigrir. C’est con mais c’est comme ça.

Demain c’est la rentrĂ©e en premiĂšre pour El Joven. Pour moi pas de rentrĂ©e.

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Sur les quais ce matin.

Je peux vous tutoyer?

IMG_20190826_125944Quelqu’un veut adopter mon chat?

Il fait chaud, non? Et toi tu as chaud? Vous, Alfred, vous avez chaud? Tu tienes calor? Y vos, tenes calors? Tiene usted calor? And what about you?

Bon, aujourd’hui je suis un peu Ă©nervĂ©e : je croyais que l’Ă©tĂ© s’en Ă©tait allĂ© en pente douce depuis notre retour d’Espagne et depuis quelques jours : paf, le thermomĂštre remonte. Nous voilĂ  Ă  34°. On ne dort plus trĂšs bien. Ce matin « A la fraĂźche » dans les rues de Bx, il faisait vraiment lourd et chaud et nuageux… Et toi? ÂżY tu? ÂżY vos? y Âżusted  pasa calor? And what about you? You, vous? You, toi?

IMG_20190826_110819Liberté! Vacances!

En français les choses sont claires : on tutoie sa famille et ses amis, ses collĂšgues de travail en gĂ©nĂ©ral. On ne tutoie pas les gens qu’on ne connait pas, et si on a le mĂȘme Ăąge (surtout quand on est jeune) et qu’on pourrait bien ĂȘtre amis, on passe au tutoiement aprĂšs un accord prĂ©alable : « On peut se tutoyer, non? » AprĂšs il y a des variations selon les milieux : trĂšs rares sont ceux qui vouvoient leurs parents, mais cela existe. Ma mĂšre (nĂ©e en 1929 dans un milieu bourgeois) vouvoyait toutes ses amies… Que dire de plus? On ne tutoie pas son pharmacien ou son facteur pas plus que son avocat ou son banquier. On vouvoie presque obligatoirement ses beaux parents et les grands parents de son conjoint. Les profs se tutoient tous entre eux en gĂ©nĂ©ral, mĂȘme la premiĂšre fois. Certains vouvoient, ils sont rares et un peu coincĂ©s, Ă  priori.

IMG_20190825_111404Cherchez ce que je n’aime pas sur cette photo.

En espagnol d’Espagne c’est trĂšs diffĂ©rent. Le tutoiement (tuteo) est majoritaire. De plus il y a un pluriel pour le « tu » et un pluriel pour le vous de politesse…

Singulier de Tu : tu, pluriel : vosotros (le « tu » de groupe)

Singulier de Vous : usted, pluriel : ustedes (le « vous » de groupe)

Bref, en espagnol on tutoie gĂ©nĂ©ralement tout le monde. Et si on commence parfois par le vouvoiement on est gĂ©nĂ©ralement invitĂ© , sur le champ, Ă  continuer avec le tutoiement. Par exemple les personnes ĂągĂ©es n’aiment pas tellement ĂȘtre vouvoyĂ©es…

IMG_20190825_111347« Trois vieux papis tout vermoulus, Sur un trĂšs vieux banc tout moussu, Parlaient de la pluie et du temps… »

Le vouvoiement « de politesse » en espagnol s’utilise : pour s’adresser Ă  des personnes que l’on ne connaĂźt pas du tout : des clients, des Ă©trangers, dans un aĂ©roport… Pour s’adresser Ă  un supĂ©rieur hiĂ©rarchique haut placĂ© ou Ă  une personnalitĂ© publique. Personnellement je ne crois avoir jamais vouvoyĂ© personne en espagnol. En tous cas, pas sur la durĂ©e. A chaque fois que je l’ai fait on m’a dit « Por favor, no me hables de usted que no soy tan viejo/a »*, mĂȘme si la personne, comme cet Ă©tĂ©, avait 85 ans, mĂȘme si la personne avait 30 ans et Ă©tait une relation professionnelle, mĂȘme si j’avais 25 ans et parlais Ă  une femme cadre d’entreprise de de 20 ans de plus. Du coup j’ai tutoyĂ© directement nos voisins octogĂ©naires en Espagne, ou les serveuses des « chiringuitos »*. Ce n’est pas une familiaritĂ©. En aucun cas. C’est similaire au « you » anglais.

IMG_20190825_111320Dimanche matin 10h

En Espagne, nous avions Ă©tĂ© bien surpris, mes camardes et moi lorsque nous avions Ă©tĂ© au lycĂ©e avec nos correspondants de constater que les Ă©lĂšves tutoyaient leurs profs… Et cela n’avait rien de « moderne », c’Ă©tait juste normal.

LĂ  ou pour cela se complique toujours c’est quand on traduit un livre ou un film anglais en français : un homme et une femme se tournent autour en se vouvoyant… Finissent par coucher ensemble et : paf le lendemain au rĂ©veil il se tutoient. Ça me fait toujours rire car en français. il y a toujours un moment oĂč on dit « On pourrait peut-ĂȘtre se tutoyer, non? » Et en gĂ©nĂ©ral, cette petite phrase arrive avant qu’on couche ensemble! 😉

rue SaumenudeQuartier Saint-Mich

Dans « Orgueil et prĂ©jugĂ©s », roman anglais rĂ©digĂ© entre 1796 et 1797 : les français choisissent de traduire « you » par « vous » et s’y tiennent de bout en bout. Les espagnols le traduisent par « tu » pour les relations familiales, amis proches etc. Et le traduisent par « usted » pour les dialogue entre Darcy et Elizabeth et les amis pas si proches. Ce qui est drĂŽle c’est qu’Ă  peine Elizabeth accepte-t-elle la demande en mariage de Darcy qu’ils se mettent Ă  se tutoyer, ce qui a un effet un burlesque selon moi… Ah, la traduction du « you »… Quel ennui!

Il y a, en espagnol, les variantes d’AmĂ©rique Hispanophone… Je ne m’y connais pas Ă©normĂ©ment. J’ai quelques idĂ©es sur l’Argentine :

IMG_20190825_094539Dimanche matin 9 h.

La diffĂ©rence la plus marquante entre l’espagnol du vieux continent et celui d’Argentine se trouve dans la maniĂšre de conjuguer la deuxiĂšme personne du singulier : le « vosĂ©o« . Le vosĂ©o consiste Ă  utiliser « vos » au lieu de « tu », et c’est ainsi qu’on parlait en Espagne jusqu’au 16iĂšme siĂšcle. L’argentine a donc conserver une forme ancienne de parler.

Tu peux : « tu puedes » en espagnol  « vos podes » en Argentine

Tu viens : « Tu vienes » en espagnol « vos venis » en Argentine

Cependant le complĂ©ment d’objet direct n’est pas « os » comme il serait logique mais « te ». Ce qui nous donne : « Vos como TE llamas » (Comment tu t’appelles? »)

Les argentins utilisent « ustedes » comme vous de tutoiement
 Alors que les espagnols utilisent « vosotros ». En revanche je ne sais pas pas grand chose sur les autres pays, comme le PĂ©rou. Si Peruyfrancia veux nous Ă©clairer sur la traduction du tutoiement en espagnol du PĂ©rou, elle est la bienvenue 🙂 J’ai l’impression d’oublier beaucoup de choses! Vous pouvez (vouvoiement pluriel du tutoiement et pas de vouvoiement) toutes et tous apporter votre contribution Ă  ce sujet!

Je vous souhaite une bonne semaine et quelques rafraichissements!

  • *S »il te plait, ne me vouvoie pas, je ne suis pas si vieille/vieux.
  • *Guinguettes.