Bel enfoiré

Notre prof de version nous a conseillé en début d’année de lire autant de littérature française que de littérature hispanique, dans le but de ne pas être plus faible en version qu’en thème, par manque de « style » etc. La faiblesse de l’étudiant en espagnol étant d’avoir, toujours, un meilleur niveau d’espagnol que de français, même si il est francophone. Cela est dû au fait que nous travaillons beaucoup plus la grammaire espagnole en général, le vocabulaire, etc… Partant du fait que le français, on connait déjà… Bref.

Hier j’ai terminé Bel Ami. De Maupassant. C’était rigolo à lire : langue très désuète, description de la société de la fin du XIXème, etc. Mais j’ai détesté. Je ne savais pas que Bel Ami, était en fait « un bel enfoiré »… Aucune envie de lire un autre Maupassant, non merci, merci bien, sans façon! Non seulement je n’ai pas aimé cette cynique histoire,  mais en plus je n’ai pas aimé la plume, hyper misogyne à mon avis, de ce type. Bon c’était quand même super intéressant, hein.

De toutes façons j’en ai reparlé avec la prof de version et pour bien se préparer au CAPES il vaut mieux lire des bouquins du XXème… Ou du XXIème…

J’en appelle donc a vous? Faites-moi des propositions! Un bon bouquin, en français (pas une traduction), qui donne la patate et le sourire, pas trop gros, parce que j’ai envie d’en lire plusieurs  rapidement. De la bonne littérature, pas du Orsena. Ouh que je vilaine!!!! En plus il est tombé au CAPES en thème, Orsena, y’a pas longtemps…

Donc un petit bouquin super chouette qu’on est heureux d’avoir lu, vous me proposé quoi?

Autrement Bel Ami, vous l’avez lu? Vous avez aimé?

Bisous et roudous.

Le cerf-volant de Bx

Aujourd’hui je suis fortement déprimée par plusieurs interviews que j’ai entendu depuis quelques jours sur le climat. On aura beau me dire « à chaque jour suffit sa peine », « il faut vivre le moment présent », « la peur n’évite pas le danger » etc… Quand j’entends des spécialistes du climat dire qu’ils ne font pas de « catastrophisme » car la situation EST catastrophique et que nos enfants connaitront, en France, des étés à 50° … On pourra ainsi mourir de chaud pour de vrai… (article du Monde) Je sais c’est pas gai de raconter ça sur mon blog. Mais ça me met tellement le moral en vrai que je ne pouvais pas le garder pour moi.

Heureusement il y avait le catalogue Ikéa dans la BAL (la vraie, celle qui est au rdc), ça m’a fait super plaisir, car j’adore regarder le catalogue Ikéa et me promener dans ses allées. Mais Hélas mon moral est encore retombé quand je me suis appelé d’un reportage sur la déforestation en roumaine… De la forêt primaire. La seule forêt « vierge » d’Europe. Et devinez qui en est en « grande » partie responsable? I…ké…. Aaaah….

Alors je suis redevenue triste et j’ai commencé a réfléchir à ce que je pourrais faire avec mes ados cette aprèm… (Oui j’en ai momentanément 2)

J’ai regardé avec mélancolie le catalogue Lin-vosges… « Qu’ils » me refourguent (bien revoir comment expliquer dans un coours toutes les traductions de « Ils », « on », (on est un con), « se »  etc… ) qu’ils (Télérâmâ donc) tous les 6 mois pour me rappeler amèrement que je n’aurai jamais un aussi beau linge dans mon lit…

Et puis j’ai ouvert le programme de l’Utopia et pof! Paf! J’ai trouvé : on irait voir un Buster Keaton (en première séance c’est 4€).

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19572578&cfilm=1962.html

Les ados on adoré 🙂 Moi j’ai surkiffé (ou le contraire). J’ai tellement ri que j’en avais presque mal. C’était Le Collège. Ce weekend on ira probablement en voir un autre avec El Marido : Le Mécano de la Général.

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Dans la rue j’ai fortement souhaité être en hiver. Surtout quand on a croisé un petit train de touristes… Une « locomotive » (tchoutchou!!) et 3 wagons. Disney-land je vous dis…

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Pétage de plomb

L’autre soir nous avons regardé « Relatos Salvajes », un film argentin, que mon frangin et sa femme nous avaient conseillé de voir. En français ça s’appelle « les nouveaux sauvages ». Vous l’avez-vu? J’ai vraiment beaucoup aimé. Juste j’ai pas trop aimé le « détail » du caca sur le pare-brise. Autrement j’ai beaucoup aimé. J’ai adoré le mariage.

J’aime écouté les belles voix de l’espagnol… Les douces voix argentines… les acteurs sont tous géniaux. Et Ricardo Darin époustouflant, como siempre

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De rien, cher Ricardo, es un placer…

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Je me balade moins, j’étudie plus.

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Le temps passe très vite quand on étudie. Il faut savoir se lever et s’étirer un peu de temps en temps.

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J’adore traduire. Plus que de me plonger dans la constitution de 1931…

Je suis toujours amusé par les traductions « commerciale ». « Los relatos Salvajes » par exemple (Les Récits Sauvages) ont été « traduits » : Les Nouveaux Sauvages. Pourquoi? Mystère. Ça devait faire mieux. El Marido me faisait remarquer que le comble du comble c’est de changer le titre mais de ne pas traduire. Je vous explique : le film Américain « Very bad trip » s’appelle en version originale « The hangover » (La gueule de bois)… Pour quoi avoir choisi de lui donner un titre en anglais, en France, qui n’est pas le titre original… Les mystère du marketing…

Juste pour le plaisir, Ricardo le « Bombita » de « Relatos Salvajes » et Erica Rivas la mariée du film, réunis dans une pièce de théâtre. Accent argentin et espagnol d’argentine, qui n’est pas exactement le même que celui de l’Espagne, surtout pour la conjugaison qui est bien différente.

 

Salut à toi Courgette!

Bérurier Noir ou « les Béru » était un groupe « punk » ou « alternatif » des années 80.

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Ce soir nous avons été voir un film vraiment chouette, très chouette. Ca s’appelle Ma vie de Courgette, c’est un film  d’animation suisse. Un film qui rocks. je vous le conseille qi vous avez garder une âme d’enfant et un coeur rebelle 😉 Vous pouvez voir la bande annonce en cliquant sur le lien. Et non je n’ai pas mis les Bérus en tête de ce mini post pour rien.

Bisous, prenez soin de vous! Plein de poutous et de roudoudous!

don't do it

Oui gros bisous à toi aussi!

Je cours après le temps en claudiquant

Je cours après le temps en claudiquant. J’arrive pas à me lever tôt. El Marido et El Hijito quitte l’appart vers 7h35. Je voudrais me lever mais je n’y arrive pas, je suis trop engloutie tout au fond de mon sommeil et de mes rêves. Tous les soirs je me dis que je devrais me lever en même temps qu’eux et tous les matins (avant l’aube) mon esprit plonge au plus profond de mon sommeil et refuse de faire surface avant que le jour ne se lève que les bruits de la ville fassent leur chemin jusqu’à mes trompes d’eustache.

mon-chat-et-moiFaut avouer que mes nuits ressemblent assez à ça.

Plus de 8 jours ont passés depuis la dernière fois.

Samedi matin j’avais dans ma boite aux lettres une lettre du directeur de l’établissement de 3ième cycle dans lequel j’avais postulé qui m’informait que j’étais 2ième sur la liste secondaire. Ca veut dire que je suis arrivée 3ième sur leur liste, ce qui est pas mal… Mais qui n’est pas aussi chouette que d’être embauchée.

Dimanche j’ai été voir Victoria. El Marido et le Fiston ont été voir un film d’animation, fantastique… Contre toute attente j’ai adoré ce film. Je croyais que Virginie Efira serait juste la même que d’habitude et en fait je l’ai trouvé super, vraiment génial, je lui trouve une petite place dans le club privé des acteurs que j’aime bien. Et j’ai trouvé Vincent Lacoste qu’on avait découvert ado boutonneux dans Les Beaux Gosses, absolument parfait: un vrai acteur! Plus un gamin… Très chouette! Ca m’a donné envie de faire leurs portraits.

Ensuite on a mangé un hamburger moyen avec des frites moyennes dans un endroit moyen où on attendu 35 minutes voir plus, pour avoir enfin notre plateau. Ce qui était décevant c’est que le lieu était « prometteur ». Désolée les gars de Upper Burger, on a pas trop apprécié qu’on nous cause limite très mal et qu’El Marido se prenne de la part du tenancier un grand coup de marmite dans le dos. On a été se consoler en buvant un café by night à la terrasse d’un café ou les serveurs sont adorables et mettent un petit canelé* avec le café 😉 On était bien bien bien… Pey Berlan by night c’est trop beau.

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Lundi j’ai rappelé la DRH pour l’avoir de vive voix et pouvoir papoter de mon entretien. Etc. J’avais le trac mais mon kiné (avec qui je cause beaucoup) m’avait encouragé à ne pas me décourager de le faire en me disant que ça ne servirait à rien. Déjà ça m’a servi à être fière de l’avoir fait et puis elle m’a donné un nom qui pourra m’être utile et elle a été encourageante et sympa : un être humain, pas une horrible DRH! Elle voulait même pas raccrocher presque!

Il me semble que tous les jours j’avais envie de vous raconter un truc et puis la semaine a passé comme ça, à travailler pour trouver un job, à dessiner, à faire du crochet, du ménage et encore du ménage et puis des courses.

Vendredi Pôlette m’a appelé pour me donner en primeur une annonce de Pôle pour un poste d’aide documentaliste dans un autre établissement de troisième cycle. Une annonce complètement différente de la dernière à la quelle j’avais répondu. J’ai passé l’après midi entière à refaire une lettre qui colle à l’annonce et à retravailler ce foutu CV. Ce matin elle m’a confirmé que l’annonce n’était toujours pas en ligne.

Dimanche matin on est parti en courant (vers le tram) au cinoche pour avoir la séance moitié prix : El Hijito et moi avons été voir Comme des Bêtes et on a ri comme des bossus tout du long, tandis que le mari allait voir le Burton, je n’aime pas du tout Burton. Ensuite on est allé manger marchés des Chartrons des burritos avec des bières. Il y avait un monde fou, plein de soleil. Les gens à Bx mangent principalement des huitres pour bruncher le dimanche. L’ambiance est assez chicos du côté des mangeurs d’huitres c’est vrai. Puis on a redescendu la rue Ste Cath noir de monde : les magasins sont maintenant ouverts le dimanche. Autrefois la rue Ste Cath le dimanche c’était ça :

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15 aout 1949, rue Sainte-Catherine. dans les années 80-90, le dimanche c’était toujours comme ça. Surtout le 15 août! Maintenant c’est comme ça :

dimanche.jpgPas tout à fait comme un samedi.

Aujourd’hui lundi, je suis heureuse de mettre mes collants de laine et mes docs. Il ne fait pas chaud mais le soleil brille : c’est parfait.  Tout n’est pas parfait mais au moins l’est.

Prenez soin de vous, la vie est trop courte pour être triste!

*Oui c’est la bonne orthographe du Canelé de Bx.

 

Julieta

La chanson du film « Si no te vas » de Chavela Vargas (je vous mets la traduction demain.) On remarquera le tableau de Freud en arrière plan (ou premier)!

Depuis sa sortie il y a une quinzaine de jours, je trépignais d’aller voir le dernier Almodovar, surtout avant d’en savoir trop sur le film : j’aime voir les films quand je ne sais rien, que c’est comme un roman qu’on ne m’a pas raconté, que je découvre tout au fur et à mesure… Je trépignais parce qu’Almodovar presque tous ces films me touchent vraiment de très près, parce que il me fait prendre un bain d’hispanitude, parce qu’il me ramène à Madrid, tout ça, tout ça 🙂 Parce qu’il est de ma génération, de ma culture, etc.  Et c’est chouette, ça me met en joie à chaque fois!

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Là, malgré la bande annonce que j’avais vu : je n’avais vraiment aucune idée de à quoi m’attendre et c’était parfait. J’aime pas trop les films dont tu ressors en te disant : « Ben en fait : tout était dans la bande annonce! » Non, la rien de tout ça : tout était surprise, inattendu, romanesque, presque envoutant.

Donc, puisqu’El Marido ne semblait pas trop chaud pour le voir et qu’il pensait qu’un film d’Almodovar ça pouvait être un peu trop sombre, voir une peu trop « tordu » pour un jeune ado : je devais y aller seule. Je me suis programmée la séance de midi, à l’Utopia 🙂 Ni vu, ni connu pendant qu’El Hijito ( o tendria que decir « El Joven ») était à la cantine.

Ça tombait bien : il y avait sur la Place Camille Julian (celle de l’Utopia) un « mercadillo » que j’avais très envie de voir . Hier, c’était l’été et je me suis vraiment senti en vacances en train de déambuler entre les stands en bavardant avec les artisans. Bien, je n’ai pas résister à m’acheter une petite bricole avant de rejoindre la salle obscure.

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En dehors de Rossy de Palma je ne connaissais aucun acteur, ils m’ont tous enchanté.

Mais j’en viens au film : je l’ai trouvé… Magnifique, juste magnifique, juste pfiou! Juste quasiment parfait! Enfin je ne sais comment l’expliquer mais tout dans ce film m’a touché au plus profond. Évidemment à partir d’un moment j’ai sorti mon mouchoir et puis finalement ça n’y suffisait plus, j’ai laissé les larmes dégouliner!  Mais j’étais pas triste! Juste émue! Tellement émue! Apparemment j’étais pas la seule, parce que pour la première partie les autres spectateurs venus à plusieurs bavardaient pas mal (mais pas de façon gênante, juste des « Ohlala », « Mais c’est qui elle? » Et puis vers la fin on entendait plus rien… Tout le monde était trop émus (enfin je crois). Bref.

Je ne veux rien vous raconter de l’histoire pour ne rien « spoïlé » à ceux qui iront. La seule chose que je peux dire c’est que ça se passe entre les années 80/90 (ça me parle!!!)  et aujourd’hui, entre Madrid et le village de Redes dans la province de La Coruña, et un chouilla d’Andalousie aussi. La « Bretagne espagnole » je crois que c’est la première fois qu’on la voit chez Almodovar… La tempête sur l’Atlantique, les vagues, la pluie… C’est un thème nouveau chez lui.

pelicula-julieta-almodovar.jpgLe thème marin inhabituel chez Almodovar.

Un des lieu du film est un « Talgo »le train moderne des années 80, que j’ai souvent pris, la nuit, aussi. J’ai adoré les couleurs et le look de Julieta qui m’ont fait m’identifier à elle tellement facilement : le pull bleu à col roulé, la mini-jupe… Le cerf par la fenêtre du train… Les cartons de déménagement! La maison basque avec ses fenêtres sur la mer, tellement poétique et onirique. Rah! J’ai tellement aimé ce film!

Ce n’était pas gagné d’avance : il y a bien deux ou trois des film d’Aldmodovar qui ne m’ont pas vraiment emballé ou juste, pas plus que ça… Mais là! Là!  Ah j’oubliais c’est à partir de nouvelles ou de plusieurs romans d’Alice Monroe, une écrivaine canadienne. Je n’ai rien lu de cette auteur. Du coup ça me tente.

On est tous ressorti avec nos petits mouchoirs chiffonnés dans nos maisn et c’était bien. dehors le soleil éclatant, la ville piétonne et estivale, les terrasses partout bondés. La rue du Loup en travaux. Le tram de retour : le bonheur.

Je vous fais plein de bisous et vous souhaite un très bon weekend!