España du nord au sud…

J’aimerais savoir qui a fait cette vidéo, pourquoi et dans le cadre… Mais je ne sais pas, j’ai pas trouvé pour l’instant. Est-ce qu’elle a été faite en réponse, en réaction,  à ce qui se passe en ce moment en Catalogne? Je ne sais pas.

En tous cas c’est une très  chouette  vidéo qui vous donnera une petite, très petite idée de pourquoi j’aime l’Espagne 😉 Juste une petite fenêtre ouverte… Sur l’Espagne telle que je l’aime, sans espagnolades.

On n’est pas là pour se faire engueuler (Mr Hyde)

26 août, 29 degrés dans notre salle de séjour-bureau, 33° dehors. A chaque fois que tu veux t’atteler à quelque chose tu transpires à grosses goutte et abandonne… Reste la TV avachie sur le canapé, la moquette : avachie comme le chat, ou l’ordi…

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C’est décidé un jour on repartira plus au nord… Parce que si, comme les climatologues le disent, les étés vont durer de plus en plus longtemps et seront de plus en plus chaud, jusqu’à atteindre les températures du Qatar… Moi je m’expatrie plus au nord, au Danemark, ou en Bretagne, ou à LR.

Cette semaine a été une vraie semaine de merde.  D’abord il a fait chaud, très chaud. Ensuite mon fils ne veut rien faire de ses journées en dehors de Mario : il dort jusqu’à midi et ensuite il décolle pas beaucoup de son ordi.  Bon c’est un ado vraiment super sympa, alors j’ai pas de quoi me plaindre et j’ai rien d’autre à lui proposer vu que moi j’étudie à mon bureau toute la journée… Mais… Vivement la rentrée. Au moins je pourrais aller étudier en bib et sortir d’ici! (Parce que je me vois pas laisser l’ado toute la journée seul. Il serait capable de se lever à 17h. Bref…) Mais vivement la rentrée!!!

Puis je ne sais ce que j’ai au pouce depuis presque un moi, je ne peux plus le plier et il est rouge et enflé à l’articulation. Je n’ai pas le moindre souvenir de lui avoir « fait » quelque chose. Ça m’emmerde (oui : ça m’emmeeeeerde) parce qu’un pouce, mine de rien ça sert tout le temps! Un pouce ça permet de « prendre » par exemple. Ou un un pouce ça permet de jouer à la Wii avec son fils pour décompresser…  A force d’attendre que ça passe et que ça ne passe pas, je n’ai toujours pas vu de toubib… A écrire dans agenda « prendre rdv toubib » (voilà c’est fait rdv mercredi). Ensuite on a eu un gouffre dans nos comptes. Mais après quelques jours d’énoooorme stress on a pu (par une opération du Saint Esprit) le combler. Ensuite vendredi l’ISPE m’a dit que j’étais prise pour la préparation du CAPES et m’a annoncé que l’inscription tout ça, ça ferait 1500€. Du coup j’ai abandonné l’idée de préparer le CAPES avec l’ISPE (bon je vais quand même essayer de trouver un financement, mais faut pas non plus rêver… Je verrai avec Pôle, et d’autres organismes cette semaine) Et puis alors que je tourne en rond avec mon fils dans l’appart entre mes cours et son Mario, j’ai pas eu d’appel pour faire un remplacement, alors que « théoriquement »,  à partir de jeudi ils ont commencé à appeler « des gens ». En tous cas mes copines de l’académie de Versailles ont commencé à être appelées. Et puis je contacte un organisme qui me demande un papier que Pôle ne peut pas me donner, parce que leur ordi ne peut pas le sortir.

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Et puis je contacte une nana pour lui demander une certaine chose et puis elle ne me répond pas, parce que je sais que ça ne l’arrange pas.  Et puis il fait chaud et on a pas un radis. Et puis la taxe foncière qu’on a pas payé depuis deux ans va bien finir par tomber à force qu’on leur demande tous les mois de nous dire ce qui se passe! Mais je la payerai pas leur foutue taxe : j’ai passé des heures et des heures au téléphone et sur Internet à vouloir que tout se passe bien au moment du déménagement et dans les mois qui ont suivi et cette année encore et El Marido s’est déplacé… Mais rien, rien, rien de rien… Ils n’ont rien voulu comprendre et n’ont fait que nous balader entre Pau, Montpellier, Bx etc , on reprend les mêmes et on recommence pendant des mois!!!! Alors crotte! Merde! Une fois que je la recevrai leur taxe j’irai leur dire que non, non et non je ne veux rien entendre, écouter ou comprendre : je paierai pas! Et puis une commentatrice (quasi fantôme) de ce blog me demande si je n’ai pas honte de ne pas parler des attentats… Alors que quelques jours plutôt alors que j’écrivais sur un groupe FB fermé de postulants au CAPES d’espagnol  « 1000 pensées pour les habitants de Barcelone et pour toutes les victimes et leurs familles… pour tous ceux qui étaient si heureux sur les Ramblas et qui ont été touchés par la cruauté et la barbarie… »  Une commentatrice me répondait : « C’est complètement déplacé d’écrire ça ici! » Ah… Bon… J’aurais cru qu’au contraire qu’entre hispanistes… Heureusement elle a été la seule à trouver ça « déplacé ».

Mais enfin est-ce qu’on va me foutre un peu la paix? Est-ce qu’enfin je pourrais respirer proprement et arrêter de passer la moitié de la nuit éveillée et l’autre moitié à cauchemarder?

Je vais prier saint Boris pour que tout s’arrange.

Je vous embrasse.

 

La sculpture, street art/de rue de l’été

Depuis quelques mois à Bx on s’est habitué aux sculptures de Antony Gormley. J’ai été surprise de découvrir à travers les commentaires dans le journal local, qu’elles déplaisaient à beaucoup de monde. En ce qui me concerne je les aime beaucoup. Je ne saurais dire pourquoi. Enfin je vais essayer : parce qu’elle surprennent, amusent, sont en une belle matière… Je ne sais pas, je les aime et puis voilà.

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Les gens les habillent, les peignent et les la fois suivante quand on repasse, elles sont de nouveau tout propre.

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Non, elles ne sont pas toute identiques.

Apparemment c’est une mode la statue de rue. J’ai découvert (sans y aller malheureusement) qu’un autre artiste sévissait dans une ville proche de la frontière française, Donostia (San Sébastien) : Mark Jenkins

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C’est aussi surprenant, dans un autre genre…

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Mark Jenkins, (1970-….) est un street-artist américain,  connu pour ses installations de rue, commencées en 2003. Il a en particulier développé une technique qui consiste à mouler des formes (le plus souvent des corps) avec du ruban adhésif transparent. Il vit actuellement à Washington, D.C. mais travaille dans les rues du monde entier. (source wiki)

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A La Rochelle quand nous y étions en juillet, il y avait un peu partout dans les rues, suspendus en l’air, de drôle de bonshommes en papier mâché peinturlurés. C’était vraiment moche. Tellement que je n’en ai fait aucune photo, ce que je regrette, j’aurais pu vous les montrer! Si vous en avez, envoyez-en moi une je l’ajouterais!

Bon alors vous êtes plutôt Antony Gormley ou Mark Jenkins? Moi je verrai assez un mix des deux : la technique et les bonhommes de Gormley et les positions étrange de Jenkins. Le fait que les statues de Jenkins soient habillées avec de vrais vêtement et des perruques, me les rend un peu trop réalistes… Et su coup me mettent légèrement mal à l’aise. Pas beaucoup. Mais j’aime mieux le bronze sans équivoque du premier.

La rumbita que baila Barcelona

Turism killAffichette qu’on peut voir à Barcelone

Depuis cet été, ou même ce printemps, Bordeaux s’est « entouristifié » au maximum. D’une manière un peu trop « pesante » voir « oppressante », ou en tous cas légèrement agaçante.

Plusieurs fois depuis le printemps je me suis dit « On se croirait à Barcelone ». Et c’était pas un compliment. Pauvre barcelonais victimes du succès ahurissant de leur ville.

Je suis allée à Barcelone dans les années 80, c’était une ville dont les jolis quartiers n’étaient pas vraiment mis en valeur : une des places historiques étaient le repaire des « drogadictos » entre autre, on y croisait pas de touristes, sur cette place. J’ y suis retourné dans les années 2000 avec mon mari et mon fils et Barcelone était une ville tellement touristique qu’on ne croisait QUE des touristes sur la place des drogués (d’aucun diront que c’est mieux comme ça… Faut voir, y’avait peut-être une alternative moins rrradicale) et j’y ai même croisé des gens que je connaissais de France. El Marido aime beaucoup Barcelone, il y a de la famille. Moi je n’avais pas été emballée dans les années 80, je n’ai pas été emballée + que ça dans les années 2000, même si j’avais beaucoup aimé certaines choses. Le tourisme m’avait semblé un peu trop présent (oui je sais : j’en faisais parti mais… j’ai toujours visité l’Espagne , moi, je le fais pas parce que c’est LA destination à la mode). Bref quand j’ai vu le tournant qu’était en train de prendre Bx, ça m’a fait pensé à Barcelone où les jeunes étaient visiblement dépossédés du vieux quartier qui avait toujours été le quartier de tout le monde, des jeunes, des vieux, des familles… des drogués…

CZLfLQfVIAAjiKG.jpgLe tourisme tue les quartiers

Pour devenir un quartier super propre, avec des boutiques ultra léchés et des appartements calibrés pour les touristes… J’avais été mal à l’aise avec ça… Et notre appart en plein centre de ce vieux quartier était le début de ce processus de main basse sur les apparts qui auraient du être loués aux habitants à un prix correspondant à leur salaire… Et au lieu de ça sont loués à prix d’or à la semaine ou à la nuit au touristes, qui, la gueule enfarinée, dépeuple un centre ville de ceux qui en font la vie. Les commerces s’adaptent pour vendre au touristes et se faire un max de tunes. Etc.

C’est ce que j’observe à Bx en moment avec une certaine « horreur » : place Pey Berlan cet aprèm était installé un « kiosque Souvenirs de Bx »… Eu l’impression soudain d’être à Dysney Land… Après les tuk-tuck qui trimbalent le consommateur-touriste dans les petites rues, à la découverte des autochtones en train de faire leur course, après les segway ridicules qui roulent cahin-caha sur les places des quartiers autrefois dit malfamés  😦 (et qui ne l’étaient que pour les trouducs…) manière assez voyante et intrusive de visiter une ville.

Ah Mahie, mais t’es jamais contente!!!  Si si, je suis contente, j’habite une ville que j’adore, mais j’ai quand même le droit de râler contre la connerie de masse 😦 Y’a pas assez de villes de part le monde? On croirait que tout le monde doit aller à Bordeaux ou à Barcelone en moment! Est-ce que les gens ne sont que des moutons? N’ont-ils pas envie de visiter Poitier, Limoges ou Carcasonne?

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Vos selfies font augmenter nos loyers

Pourquoi je parle (encore) de ça? Parce que ce matin j’ai lu dans « le journal » que la maire de Barcelone voulait interdire en ville les Segway et autres trotinettes électriques (business extra florissant de Barcelone), au début, comme vous, comme le journaliste je me dit « Ben qu’est-ce qui lui prend? Et puis j’ai continué à lire : A Barcelone ces moyens de transport  sont massivement utilisés par les touristes et envahissent le centre-ville : « des centaines de segways conduits dans le désordre le plus total. Imaginez le cauchemar lorsque tout ce petit monde se retrouve concentré sur les Ramblas, surtout qu’évidemment personne ne parle ni espagnol, ni catalan. […] A Barcelone, mais aussi dans les îles Baléares, à Venise, mais à Rome, Milan, Dubrovnik, Majorque ou San Sébastien : partout en Méditerranée et dans les villes les plus visitées, le ras-le-bol se fait sentir. En Catalogne, on a même forgé un mot-valise qui décrit parfaitement le fait que les habitants se sentent assiégés par des hordes de Britanniques avinés ou des groupes compacts de Chinois qui occupent tous l’espace public : ce mot c’est la touristophobie. » (France Inter)

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Et puis à midi sur à la tévé espagnole à la maison, y’avait un sujet sur la turismofobia… Tu m’étonnes. Dans cet article très intéressant (en espagnol) on nous dit que c’est un phénomène qui se produit quand l’équilibre ou la capacité d’accueil d’une destination touristique est rompu parce que les visiteurs et la population locale partagent des ressources limitées et un même espace publique. »

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Bordeaux n’en est pas à manifester dans les rues pour demander crier que la ville n’est pas à vendre comme à Barcelone et sur la photo ci-dessus dans le (ex?)populaire quartier de la Barceloneta. Mais mais mais… Je sens le même malaise naître. A travers la presse régionale,  à travers des groupes FB qui aimeraient voir les toursites s’intéresser à d’autres villes françaises… Qui ont certainement autant de charme que la notre…

Tout cela me laisse extrèmement perplexe.

A lire également (en espagnol) : https://elpais.com/ccaa/2017/08/07/catalunya/1502117326_168155.html

 

 

 

 

 

Asómate !

Aujourd’hui j’ai passé quelques heures avec les guerres napoléoniennes et ce qui s’en suivi en Espagne… Le XIXème, Fernando II, les guerres carlistes etc… Pfiou… C’est passionnant mais au bout d’un moment on a mal au dos, à force d’être assise sur sa chaise…

Demain il faudra se promener et peut-être aller à la pistoche avec El Marido et celui qu’on appellera plus El Hijito (désolée mais il est grand maintenant) mais El Joven (quand c’est un  substantif cela ne veut pas dire « jeune » mais « jeune homme » ou « garçon »).

Je vous parlais dans le post précédent des sérénades, et du coup, je me rappelais de cette nuit d’août 1984… Voilà quelque chose que je peux cocher dans la check list des choses qui valent la peine d’être vécues : Un groupe de « tunos » a chanté la sérénade pour moi! Cependant ça fait trèèèèè longtemps que je n’y avais pas pensé. J’avais même presque oublié. J’avais 19 ans et je dormais, après avoir passé la soirée avec mes amis italiens, belges, français, à parcourir les bars et les clubs, comme tous les soirs… Les mandolines et les belles voix graves m’ont réveillé… Je suis allée à la fenêtre pour voir sous la fenêtre de qui se tenait la sérénade et j’eus un peu de mal à comprendre que c’était sous la mienne… Cependant il n’y avait pas de doute : à mon apparition les « tunos » avaient redoublé d’ardeur et j’avais reconnu le jeune homme qui les avait amenés jusque là. Bien sûr, j’étais très flattée, mais dire si ça m’avait fait plaisir… Je crois que « pas spécialement », ça m’avait fait rire et flattée, surtout flattée. A 19 ans j’étais blasée et trouvais très « normal » qu’on me chante la sérénade, même si je ne m’y attendais pas (il devait être 3 ou 4h du matin)…

Elle met pas de bonne humeur cette vidéo? 🙂

Ce qui m’intrigue le plus aujourd’hui en 2017 c’est « qui » avait amené la « tuna » pour me faire ce numéro de charme? Je me rappelle « très bien » (enfin autant que faire ce peux!)  de cet été là… Je me rappelle d’un type qui me courrait après… Mais était-ce lui? Était-ce un autre? Et bien je ne sais plus… J’avais pas mal de succès… Oh oui. Et d’arrogance aussi… Quoi qu’il en soit, je revois la scène mais pas la tête du garçon! Alors vous avez la réponse à la question « Est-ce qu’il est parvenu à ses fins avec cette sérénade? » : Non. J’ai écouté, j’ai ri. Ils ont chanté et rechanté, supplié pour lui, etc… Et je me suis recouchée! Sans états d’âme 😀 Sur la place il n’y avait que la tuna et le garçon et ses copains… Il était beaucoup trop tard pour qu’il y ait autant de monde que sur la vidéo!

C’est triste tout de même que je ne me rappelle même pas du garçon alors que je me rappelle si bien du reste… J’aimerais imaginer qu’il me plaisait un peu, au moins un peu… Mais très sincèrement, comment le savoir? Je ne m’en souviens pas. Seul les « tunos » restent inoubliables. Il faut avouer qu’ils ont sûrement plus de conquêtes en chantant sur les places et dans les rues que les gars pour qui ils chantent des sérénades…

Les rubans qu’ils portent à leur cape symbolisent leurs conquêtes justement et il y en a qui ont vraiment beaucoup de rubans! Bon c’est un peu macho, c’est vrai, mais c’est rigolo aussi.

« Asómate » ne signifie pas « assomme-toi », mais « penche-toi » (à la fenêtre).

 

 

A votre santé et à vos amours!

Elle est rigolote cette série colombienne : la moitié du temps les protagonistes sont complètement saouls! Et ils boivent, sans modération aucune dans tous les épisodes. Bon heureusement, cela n’affecte pas leurs voix.

« La hija del mariachi » est une « télénovéla » colombienne dont les protagonistes sont joués par Carolina Ramírez et Mark Tacher, un acteur mexicain, qui joue le rôle d’un mexicain, ça tombe bien.  C’était entre 2006 et 2008 (je crois) et ça a été un énoooorme succès dans toute l’Amérique Latine de langue espagnole (c’est à dire toute l’Amérique Latine excepté le Brésil qui est lusophone évidemment.)

Vous connaissez les sérénades? Cette tradition espagnole et sud-américaine? Je me rappelle d’une nuit à Salamanque où je m’étais réveillée au son des guitares et des belles voix des « tunos »* qui chantaient une chanson d’amour… Une fois la surprise passée, j’avais eu un peu de mal à réaliser que c’était pour moi… C’est tellement loin maintenant, j’arrive à peine à faire revivre ce moment dans ma mémoire.

Comment ça marche une sérénade?  Un gars veut déclarer son amour, se faire pardonner un truc… Et il amène avec lui sous sa fenêtre des « tunos » (Un tuno est un membre d’une « tuna » qui est un petit orchestre étudiant.) en Espagne et dans beaucoup de pays d’Amérique Latine, des « mariachis »au Mexique et contre rémunération pour les mariachis, ou contre des bières (les étudiants) ils chantent la sérénade à la belle, qui ouvre sa fenêtre, ou pas… Qui est convaincue, ou pas… Bien sûr tout le monde (les voisins aussi) attendent qu’elle se montre à la fenêtre…

La sérénade c’est le soir et l’aubade (aube) le matin…

Difficile de résister à leur charme! Autant je ne supporte pas les « mariachis » qui débarquent dans un restau mexicain… Autant une « tuna » qui se met à jouer et à chanter, n’importe où : restau universitaire, métro, sous ta fenêtre c’est une explosion de bonne  humeur et de joie de vivre.

Des amis espagnols, m’ont dit pas mal de choses négatives sur les « tunos ». Apparemment ce sont des gars plutôt « conservateurs »  et les « tunas » pas précisément des clubs « progressistes ».  Traditionnellement elles étaient composées uniquement d’hommes. A partir des années 80 cela a évolué, il y a aussi des filles maintenant. Mais ce n’est pas accepté par tous les « tunos »…

Les « tunos » seraient donc « de droite », ça ne s’entend pas quand ils chantent une sérénade. Pour moi c’est seulement tellement beau! Mais mais mais pour beaucoup d’espagnols cela  symbolise encore une Espagne traditionnelle, d’avant la « movida », d’avant la Transition Démocratique Espagnole, je ne peux pas ne pas le souligner.

Quoi qu’il en soit : ils apportent partout où ils vont la bonne humeur et ne parlent pas de politique dans leurs chansons. D’ailleurs je ne sais pas si  c’est toujours le cas ou pas.

Je sais pas si ils aident beaucoup les gars dans leurs histoires d’amour, mais le fait est qu’eux, eux, ils ont énormément de succès auprès des filles. Ça vous étonne?