On n’est pas lĂ  pour se faire engueuler (Mr Hyde)

26 aoĂ»t, 29 degrĂ©s dans notre salle de sĂ©jour-bureau, 33° dehors. A chaque fois que tu veux t’atteler Ă  quelque chose tu transpires Ă  grosses goutte et abandonne… Reste la TV avachie sur le canapĂ©, la moquette : avachie comme le chat, ou l’ordi…

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C’est dĂ©cidĂ© un jour on repartira plus au nord… Parce que si, comme les climatologues le disent, les Ă©tĂ©s vont durer de plus en plus longtemps et seront de plus en plus chaud, jusqu’Ă  atteindre les tempĂ©ratures du Qatar… Moi je m’expatrie plus au nord, au Danemark, ou en Bretagne, ou Ă  LR.

Cette semaine a Ă©tĂ© une vraie semaine de merde.  D’abord il a fait chaud, trĂšs chaud. Ensuite mon fils ne veut rien faire de ses journĂ©es en dehors de Mario : il dort jusqu’Ă  midi et ensuite il dĂ©colle pas beaucoup de son ordi.  Bon c’est un ado vraiment super sympa, alors j’ai pas de quoi me plaindre et j’ai rien d’autre Ă  lui proposer vu que moi j’Ă©tudie Ă  mon bureau toute la journĂ©e… Mais… Vivement la rentrĂ©e. Au moins je pourrais aller Ă©tudier en bib et sortir d’ici! (Parce que je me vois pas laisser l’ado toute la journĂ©e seul. Il serait capable de se lever Ă  17h. Bref…) Mais vivement la rentrĂ©e!!!

Puis je ne sais ce que j’ai au pouce depuis presque un moi, je ne peux plus le plier et il est rouge et enflĂ© Ă  l’articulation. Je n’ai pas le moindre souvenir de lui avoir « fait » quelque chose. Ça m’emmerde (oui : ça m’emmeeeeerde) parce qu’un pouce, mine de rien ça sert tout le temps! Un pouce ça permet de « prendre » par exemple. Ou un un pouce ça permet de jouer Ă  la Wii avec son fils pour dĂ©compresser…  A force d’attendre que ça passe et que ça ne passe pas, je n’ai toujours pas vu de toubib… A Ă©crire dans agenda « prendre rdv toubib » (voilĂ  c’est fait rdv mercredi). Ensuite on a eu un gouffre dans nos comptes. Mais aprĂšs quelques jours d’Ă©noooorme stress on a pu (par une opĂ©ration du Saint Esprit) le combler. Ensuite vendredi l’ISPE m’a dit que j’Ă©tais prise pour la prĂ©paration du CAPES et m’a annoncĂ© que l’inscription tout ça, ça ferait 1500€. Du coup j’ai abandonnĂ© l’idĂ©e de prĂ©parer le CAPES avec l’ISPE (bon je vais quand mĂȘme essayer de trouver un financement, mais faut pas non plus rĂȘver… Je verrai avec PĂŽle, et d’autres organismes cette semaine) Et puis alors que je tourne en rond avec mon fils dans l’appart entre mes cours et son Mario, j’ai pas eu d’appel pour faire un remplacement, alors que « thĂ©oriquement »,  Ă  partir de jeudi ils ont commencĂ© Ă  appeler « des gens ». En tous cas mes copines de l’acadĂ©mie de Versailles ont commencĂ© Ă  ĂȘtre appelĂ©es. Et puis je contacte un organisme qui me demande un papier que PĂŽle ne peut pas me donner, parce que leur ordi ne peut pas le sortir.

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Et puis je contacte une nana pour lui demander une certaine chose et puis elle ne me rĂ©pond pas, parce que je sais que ça ne l’arrange pas.  Et puis il fait chaud et on a pas un radis. Et puis la taxe fonciĂšre qu’on a pas payĂ© depuis deux ans va bien finir par tomber Ă  force qu’on leur demande tous les mois de nous dire ce qui se passe! Mais je la payerai pas leur foutue taxe : j’ai passĂ© des heures et des heures au tĂ©lĂ©phone et sur Internet Ă  vouloir que tout se passe bien au moment du dĂ©mĂ©nagement et dans les mois qui ont suivi et cette annĂ©e encore et El Marido s’est dĂ©placĂ©… Mais rien, rien, rien de rien… Ils n’ont rien voulu comprendre et n’ont fait que nous balader entre Pau, Montpellier, Bx etc , on reprend les mĂȘmes et on recommence pendant des mois!!!! Alors crotte! Merde! Une fois que je la recevrai leur taxe j’irai leur dire que non, non et non je ne veux rien entendre, Ă©couter ou comprendre : je paierai pas! Et puis une commentatrice (quasi fantĂŽme) de ce blog me demande si je n’ai pas honte de ne pas parler des attentats… Alors que quelques jours plutĂŽt alors que j’Ă©crivais sur un groupe FB fermĂ© de postulants au CAPES d’espagnol  « 1000 pensĂ©es pour les habitants de Barcelone et pour toutes les victimes et leurs familles… pour tous ceux qui Ă©taient si heureux sur les Ramblas et qui ont Ă©tĂ© touchĂ©s par la cruautĂ© et la barbarie… »Â  Une commentatrice me rĂ©pondait : « C’est complĂštement dĂ©placĂ© d’Ă©crire ça ici! » Ah… Bon… J’aurais cru qu’au contraire qu’entre hispanistes… Heureusement elle a Ă©tĂ© la seule Ă  trouver ça « dĂ©placĂ© ».

Mais enfin est-ce qu’on va me foutre un peu la paix? Est-ce qu’enfin je pourrais respirer proprement et arrĂȘter de passer la moitiĂ© de la nuit Ă©veillĂ©e et l’autre moitiĂ© Ă  cauchemarder?

Je vais prier saint Boris pour que tout s’arrange.

Je vous embrasse.

 

La sculpture, street art/de rue de l’Ă©tĂ©

Depuis quelques mois Ă  Bx on s’est habituĂ© aux sculptures de Antony Gormley. J’ai Ă©tĂ© surprise de dĂ©couvrir Ă  travers les commentaires dans le journal local, qu’elles dĂ©plaisaient Ă  beaucoup de monde. En ce qui me concerne je les aime beaucoup. Je ne saurais dire pourquoi. Enfin je vais essayer : parce qu’elle surprennent, amusent, sont en une belle matiĂšre… Je ne sais pas, je les aime et puis voilĂ .

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Les gens les habillent, les peignent et les la fois suivante quand on repasse, elles sont de nouveau tout propre.

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Non, elles ne sont pas toute identiques.

Apparemment c’est une mode la statue de rue. J’ai dĂ©couvert (sans y aller malheureusement) qu’un autre artiste sĂ©vissait dans une ville proche de la frontiĂšre française, Donostia (San SĂ©bastien) : Mark Jenkins

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C’est aussi surprenant, dans un autre genre…

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Mark Jenkins, (1970-….) est un street-artist amĂ©ricain,  connu pour ses installations de rue, commencĂ©es en 2003. Il a en particulier dĂ©veloppĂ© une technique qui consiste Ă  mouler des formes (le plus souvent des corps) avec du ruban adhĂ©sif transparent. Il vit actuellement Ă  Washington, D.C. mais travaille dans les rues du monde entier. (source wiki)

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A La Rochelle quand nous y Ă©tions en juillet, il y avait un peu partout dans les rues, suspendus en l’air, de drĂŽle de bonshommes en papier mĂąchĂ© peinturlurĂ©s. C’Ă©tait vraiment moche. Tellement que je n’en ai fait aucune photo, ce que je regrette, j’aurais pu vous les montrer! Si vous en avez, envoyez-en moi une je l’ajouterais!

Bon alors vous ĂȘtes plutĂŽt Antony Gormley ou Mark Jenkins? Moi je verrai assez un mix des deux : la technique et les bonhommes de Gormley et les positions Ă©trange de Jenkins. Le fait que les statues de Jenkins soient habillĂ©es avec de vrais vĂȘtement et des perruques, me les rend un peu trop rĂ©alistes… Et su coup me mettent lĂ©gĂšrement mal Ă  l’aise. Pas beaucoup. Mais j’aime mieux le bronze sans Ă©quivoque du premier.

La rumbita que baila Barcelona

Turism killAffichette qu’on peut voir Ă  Barcelone

Depuis cet Ă©tĂ©, ou mĂȘme ce printemps, Bordeaux s’est « entouristifiĂ© » au maximum. D’une maniĂšre un peu trop « pesante » voir « oppressante », ou en tous cas lĂ©gĂšrement agaçante.

Plusieurs fois depuis le printemps je me suis dit « On se croirait Ă  Barcelone ». Et c’Ă©tait pas un compliment. Pauvre barcelonais victimes du succĂšs ahurissant de leur ville.

Je suis allĂ©e Ă  Barcelone dans les annĂ©es 80, c’Ă©tait une ville dont les jolis quartiers n’Ă©taient pas vraiment mis en valeur : une des places historiques Ă©taient le repaire des « drogadictos » entre autre, on y croisait pas de touristes, sur cette place. J’ y suis retournĂ© dans les annĂ©es 2000 avec mon mari et mon fils et Barcelone Ă©tait une ville tellement touristique qu’on ne croisait QUE des touristes sur la place des droguĂ©s (d’aucun diront que c’est mieux comme ça… Faut voir, y’avait peut-ĂȘtre une alternative moins rrradicale) et j’y ai mĂȘme croisĂ© des gens que je connaissais de France. El Marido aime beaucoup Barcelone, il y a de la famille. Moi je n’avais pas Ă©tĂ© emballĂ©e dans les annĂ©es 80, je n’ai pas Ă©tĂ© emballĂ©e + que ça dans les annĂ©es 2000, mĂȘme si j’avais beaucoup aimĂ© certaines choses. Le tourisme m’avait semblĂ© un peu trop prĂ©sent (oui je sais : j’en faisais parti mais… j’ai toujours visitĂ© l’Espagne , moi, je le fais pas parce que c’est LA destination Ă  la mode). Bref quand j’ai vu le tournant qu’Ă©tait en train de prendre Bx, ça m’a fait pensĂ© Ă  Barcelone oĂč les jeunes Ă©taient visiblement dĂ©possĂ©dĂ©s du vieux quartier qui avait toujours Ă©tĂ© le quartier de tout le monde, des jeunes, des vieux, des familles… des droguĂ©s…

CZLfLQfVIAAjiKG.jpgLe tourisme tue les quartiers

Pour devenir un quartier super propre, avec des boutiques ultra lĂ©chĂ©s et des appartements calibrĂ©s pour les touristes… J’avais Ă©tĂ© mal Ă  l’aise avec ça… Et notre appart en plein centre de ce vieux quartier Ă©tait le dĂ©but de ce processus de main basse sur les apparts qui auraient du ĂȘtre louĂ©s aux habitants Ă  un prix correspondant Ă  leur salaire… Et au lieu de ça sont louĂ©s Ă  prix d’or Ă  la semaine ou Ă  la nuit au touristes, qui, la gueule enfarinĂ©e, dĂ©peuple un centre ville de ceux qui en font la vie. Les commerces s’adaptent pour vendre au touristes et se faire un max de tunes. Etc.

C’est ce que j’observe Ă  Bx en moment avec une certaine « horreur » : place Pey Berlan cet aprĂšm Ă©tait installĂ© un « kiosque Souvenirs de Bx »… Eu l’impression soudain d’ĂȘtre Ă  Dysney Land… AprĂšs les tuk-tuck qui trimbalent le consommateur-touriste dans les petites rues, Ă  la dĂ©couverte des autochtones en train de faire leur course, aprĂšs les segway ridicules qui roulent cahin-caha sur les places des quartiers autrefois dit malfamĂ©s  😩 (et qui ne l’Ă©taient que pour les trouducs…) maniĂšre assez voyante et intrusive de visiter une ville.

Ah Mahie, mais t’es jamais contente!!!  Si si, je suis contente, j’habite une ville que j’adore, mais j’ai quand mĂȘme le droit de rĂąler contre la connerie de masse 😩 Y’a pas assez de villes de part le monde? On croirait que tout le monde doit aller Ă  Bordeaux ou Ă  Barcelone en moment! Est-ce que les gens ne sont que des moutons? N’ont-ils pas envie de visiter Poitier, Limoges ou Carcasonne?

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Vos selfies font augmenter nos loyers

Pourquoi je parle (encore) de ça? Parce que ce matin j’ai lu dans « le journal » que la maire de Barcelone voulait interdire en ville les Segway et autres trotinettes Ă©lectriques (business extra florissant de Barcelone), au dĂ©but, comme vous, comme le journaliste je me dit « Ben qu’est-ce qui lui prend? Et puis j’ai continuĂ© Ă  lire : A Barcelone ces moyens de transport  sont massivement utilisĂ©s par les touristes et envahissent le centre-ville : « des centaines de segways conduits dans le dĂ©sordre le plus total. Imaginez le cauchemar lorsque tout ce petit monde se retrouve concentrĂ© sur les Ramblas, surtout qu’Ă©videmment personne ne parle ni espagnol, ni catalan. […] A Barcelone, mais aussi dans les Ăźles BalĂ©ares, Ă  Venise, mais Ă  Rome, Milan, Dubrovnik, Majorque ou San SĂ©bastien : partout en MĂ©diterranĂ©e et dans les villes les plus visitĂ©es, le ras-le-bol se fait sentir. En Catalogne, on a mĂȘme forgĂ© un mot-valise qui dĂ©crit parfaitement le fait que les habitants se sentent assiĂ©gĂ©s par des hordes de Britanniques avinĂ©s ou des groupes compacts de Chinois qui occupent tous l’espace public : ce mot c’est la touristophobie. » (France Inter)

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Et puis Ă  midi sur Ă  la tĂ©vĂ© espagnole Ă  la maison, y’avait un sujet sur la turismofobia… Tu m’Ă©tonnes. Dans cet article trĂšs intĂ©ressant (en espagnol) on nous dit que c’est un phĂ©nomĂšne qui se produit quand l’Ă©quilibre ou la capacitĂ© d’accueil d’une destination touristique est rompu parce que les visiteurs et la population locale partagent des ressources limitĂ©es et un mĂȘme espace publique. »

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Bordeaux n’en est pas Ă  manifester dans les rues pour demander crier que la ville n’est pas Ă  vendre comme Ă  Barcelone et sur la photo ci-dessus dans le (ex?)populaire quartier de la Barceloneta. Mais mais mais… Je sens le mĂȘme malaise naĂźtre. A travers la presse rĂ©gionale,  Ă  travers des groupes FB qui aimeraient voir les toursites s’intĂ©resser Ă  d’autres villes françaises… Qui ont certainement autant de charme que la notre…

Tout cela me laisse extrĂšmement perplexe.

A lire Ă©galement (en espagnol) : https://elpais.com/ccaa/2017/08/07/catalunya/1502117326_168155.html

 

 

 

 

 

AsĂłmate !

Aujourd’hui j’ai passĂ© quelques heures avec les guerres napolĂ©oniennes et ce qui s’en suivi en Espagne… Le XIXĂšme, Fernando II, les guerres carlistes etc… Pfiou… C’est passionnant mais au bout d’un moment on a mal au dos, Ă  force d’ĂȘtre assise sur sa chaise…

Demain il faudra se promener et peut-ĂȘtre aller Ă  la pistoche avec El Marido et celui qu’on appellera plus El Hijito (dĂ©solĂ©e mais il est grand maintenant) mais El Joven (quand c’est un  substantif cela ne veut pas dire « jeune » mais « jeune homme » ou « garçon »).

Je vous parlais dans le post prĂ©cĂ©dent des sĂ©rĂ©nades, et du coup, je me rappelais de cette nuit d’aoĂ»t 1984… VoilĂ  quelque chose que je peux cocher dans la check list des choses qui valent la peine d’ĂȘtre vĂ©cues : Un groupe de « tunos » a chantĂ© la sĂ©rĂ©nade pour moi! Cependant ça fait trÚÚÚÚÚ longtemps que je n’y avais pas pensĂ©. J’avais mĂȘme presque oubliĂ©. J’avais 19 ans et je dormais, aprĂšs avoir passĂ© la soirĂ©e avec mes amis italiens, belges, français, Ă  parcourir les bars et les clubs, comme tous les soirs… Les mandolines et les belles voix graves m’ont rĂ©veillĂ©… Je suis allĂ©e Ă  la fenĂȘtre pour voir sous la fenĂȘtre de qui se tenait la sĂ©rĂ©nade et j’eus un peu de mal Ă  comprendre que c’Ă©tait sous la mienne… Cependant il n’y avait pas de doute : Ă  mon apparition les « tunos » avaient redoublĂ© d’ardeur et j’avais reconnu le jeune homme qui les avait amenĂ©s jusque lĂ . Bien sĂ»r, j’Ă©tais trĂšs flattĂ©e, mais dire si ça m’avait fait plaisir… Je crois que « pas spĂ©cialement », ça m’avait fait rire et flattĂ©e, surtout flattĂ©e. A 19 ans j’Ă©tais blasĂ©e et trouvais trĂšs « normal » qu’on me chante la sĂ©rĂ©nade, mĂȘme si je ne m’y attendais pas (il devait ĂȘtre 3 ou 4h du matin)…

Elle met pas de bonne humeur cette vidĂ©o? 🙂

Ce qui m’intrigue le plus aujourd’hui en 2017 c’est « qui » avait amenĂ© la « tuna » pour me faire ce numĂ©ro de charme? Je me rappelle « trĂšs bien » (enfin autant que faire ce peux!)  de cet Ă©tĂ© lĂ … Je me rappelle d’un type qui me courrait aprĂšs… Mais Ă©tait-ce lui? Était-ce un autre? Et bien je ne sais plus… J’avais pas mal de succĂšs… Oh oui. Et d’arrogance aussi… Quoi qu’il en soit, je revois la scĂšne mais pas la tĂȘte du garçon! Alors vous avez la rĂ©ponse Ă  la question « Est-ce qu’il est parvenu Ă  ses fins avec cette sĂ©rĂ©nade? » : Non. J’ai Ă©coutĂ©, j’ai ri. Ils ont chantĂ© et rechantĂ©, suppliĂ© pour lui, etc… Et je me suis recouchĂ©e! Sans Ă©tats d’Ăąme 😀 Sur la place il n’y avait que la tuna et le garçon et ses copains… Il Ă©tait beaucoup trop tard pour qu’il y ait autant de monde que sur la vidĂ©o!

C’est triste tout de mĂȘme que je ne me rappelle mĂȘme pas du garçon alors que je me rappelle si bien du reste… J’aimerais imaginer qu’il me plaisait un peu, au moins un peu… Mais trĂšs sincĂšrement, comment le savoir? Je ne m’en souviens pas. Seul les « tunos » restent inoubliables. Il faut avouer qu’ils ont sĂ»rement plus de conquĂȘtes en chantant sur les places et dans les rues que les gars pour qui ils chantent des sĂ©rĂ©nades…

Les rubans qu’ils portent Ă  leur cape symbolisent leurs conquĂȘtes justement et il y en a qui ont vraiment beaucoup de rubans! Bon c’est un peu macho, c’est vrai, mais c’est rigolo aussi.

« AsĂłmate » ne signifie pas « assomme-toi », mais « penche-toi » (Ă  la fenĂȘtre).

 

 

A votre santĂ© et Ă  vos amours!

Elle est rigolote cette sĂ©rie colombienne : la moitiĂ© du temps les protagonistes sont complĂštement saouls! Et ils boivent, sans modĂ©ration aucune dans tous les Ă©pisodes. Bon heureusement, cela n’affecte pas leurs voix.

« La hija del mariachi » est une « tĂ©lĂ©novĂ©la » colombienne dont les protagonistes sont jouĂ©s par Carolina RamĂ­rez et Mark Tacher, un acteur mexicain, qui joue le rĂŽle d’un mexicain, ça tombe bien.  C’Ă©tait entre 2006 et 2008 (je crois) et ça a Ă©tĂ© un Ă©noooorme succĂšs dans toute l’AmĂ©rique Latine de langue espagnole (c’est Ă  dire toute l’AmĂ©rique Latine exceptĂ© le BrĂ©sil qui est lusophone Ă©videmment.)

Vous connaissez les sĂ©rĂ©nades? Cette tradition espagnole et sud-amĂ©ricaine? Je me rappelle d’une nuit Ă  Salamanque oĂč je m’Ă©tais rĂ©veillĂ©e au son des guitares et des belles voix des « tunos »* qui chantaient une chanson d’amour… Une fois la surprise passĂ©e, j’avais eu un peu de mal Ă  rĂ©aliser que c’Ă©tait pour moi… C’est tellement loin maintenant, j’arrive Ă  peine Ă  faire revivre ce moment dans ma mĂ©moire.

Comment ça marche une sĂ©rĂ©nade?  Un gars veut dĂ©clarer son amour, se faire pardonner un truc… Et il amĂšne avec lui sous sa fenĂȘtre des « tunos » (Un tuno est un membre d’une « tuna » qui est un petit orchestre Ă©tudiant.) en Espagne et dans beaucoup de pays d’AmĂ©rique Latine, des « mariachis »au Mexique et contre rĂ©munĂ©ration pour les mariachis, ou contre des biĂšres (les Ă©tudiants) ils chantent la sĂ©rĂ©nade Ă  la belle, qui ouvre sa fenĂȘtre, ou pas… Qui est convaincue, ou pas… Bien sĂ»r tout le monde (les voisins aussi) attendent qu’elle se montre Ă  la fenĂȘtre…

La sĂ©rĂ©nade c’est le soir et l’aubade (aube) le matin…

Difficile de rĂ©sister Ă  leur charme! Autant je ne supporte pas les « mariachis » qui dĂ©barquent dans un restau mexicain… Autant une « tuna » qui se met Ă  jouer et Ă  chanter, n’importe oĂč : restau universitaire, mĂ©tro, sous ta fenĂȘtre c’est une explosion de bonne  humeur et de joie de vivre.

Des amis espagnols, m’ont dit pas mal de choses nĂ©gatives sur les « tunos ». Apparemment ce sont des gars plutĂŽt « conservateurs »Â  et les « tunas » pas prĂ©cisĂ©ment des clubs « progressistes ».  Traditionnellement elles Ă©taient composĂ©es uniquement d’hommes. A partir des annĂ©es 80 cela a Ă©voluĂ©, il y a aussi des filles maintenant. Mais ce n’est pas acceptĂ© par tous les « tunos »…

Les « tunos » seraient donc « de droite », ça ne s’entend pas quand ils chantent une sĂ©rĂ©nade. Pour moi c’est seulement tellement beau! Mais mais mais pour beaucoup d’espagnols cela  symbolise encore une Espagne traditionnelle, d’avant la « movida », d’avant la Transition DĂ©mocratique Espagnole, je ne peux pas ne pas le souligner.

Quoi qu’il en soit : ils apportent partout oĂč ils vont la bonne humeur et ne parlent pas de politique dans leurs chansons. D’ailleurs je ne sais pas si  c’est toujours le cas ou pas.

Je sais pas si ils aident beaucoup les gars dans leurs histoires d’amour, mais le fait est qu’eux, eux, ils ont Ă©normĂ©ment de succĂšs auprĂšs des filles. Ça vous Ă©tonne?

Tomate esta botellita conmigo…

AprĂšs 9 jours Ă  LR, j’avais un peu tout oubliĂ©…

OubliĂ© d’aller chez ma nutritionniste… C’est reportĂ© Ă  septembre.

OubliĂ© d’appeler l’ISFEC pour savoir si la formation au CAPES d’espagnol est maintenu ou pas…

OubliĂ© qu’il faisait vraiment plus chaud Ă  Bx qu’Ă  LR, de maniĂšre gĂ©nĂ©ral.

OubliĂ© que mon Titi, revenu du BĂ©arn aujourd’hui , Ă©tait vraiment plus grand que moi… Qu’il est un peu revĂȘche maintenant…

OubliĂ© d’avancer dans mes rĂ©visions…

OubliĂ© d’oublier ce qui ne m’intĂ©resse pas…

OubliĂ© de perdre du poids…

Tss…

En ce moment j’aime Ă©couter « Despacito », le « tube de l’Ă©tĂ© »…  Mais je ne sais pas si vous avez vu le clip… Un peu atterrant dans le genre « machisme et femmes objets »…

Un poco de poesia entonces con El Ultimo Trago… Un poco de desesperaciĂłn, tambiĂ©n.

Petit exercice de traduction trÚÚÚÚs rapide :

TĂłmate esta botella conmigo : bois cette bouteille avec moi
Y en el Ășltimo trago nos vamos : et Ă  la derniĂšre gorgĂ©e on s’en va
Quiero ver a que sabe tu olvido  : je vois voir quel gout a ton oubli
Sin poner en mis ojos tus manos  : sans mettre tes mains dans mes yeux
Esta noche no voy a rogarte : cette nuit je ne vais pas te supplier
Ésta noche te vas de veras  : cette nuit tu t’en vas pour de vrai
Que difĂ­cil tener que olvidarte : comme c’est difficile de devoir t’oublier
Sin que sienta que ya no me quieras  : sans que je sente que tu ne m’aimes plus

Nada me han enseñado los años : les annĂ©es ne m’ont rien appris
Siempre caigo en los mismos errores  : je retombe toujours dans les mĂȘmes erreurs
Otra vez a brindar con extraños  : encore une fois trinquer avec des inconnus
Y a llorar por los mismos dolores : et pleurer sur les mĂȘmes souffrances

Tomate esta botella conmigo : bois cette bouteille avec moi
Y en el ultimo trago, me besas : et Ă  la derniĂšre gorgĂ©e, tu m’embrasses
Esperamos que no haya testigos : attendons qu’il n’y ait pas de tĂ©moins
Por si acaso te diera vergĂŒenza : au cas oĂč ça te ferait honte
Si algĂșn dĂ­a sin querer tropezamos : si un jour sans vouloir on se croise
No te agaches ni me hables de frente : ne baisse pas la tĂȘte, ne me parle pas
Simplemente la mano nos damos  : donnons nous simplement la main
Y despuĂ©s que murmure la gente : et que les gens disent ce qu’ils veulent…

Nada me han enseñado los años : les annĂ©es ne m’ont rien appris
Siempre caigo en los mismos errores  : je retombe toujours dans les mĂȘmes erreurs
Otra vez a brindar con extraños  : encore une fois trinquer avec des inconnus
Y a llorar por los mismos dolores : et pleurer sur les mĂȘmes souffrances

TĂłmate esta botella conmigo : bois cette bouteille avec moi
Y en el Ășltimo trago nos vamos : et Ă  la derniĂšre gorgĂ©e on s’en va

Paroles (et musique ?) Jose Alfredo Jimenez Sandoval

Amen et bonne nuit.