Tempête sur la résidence

Surtout ne pas penser à mon voisin en slip, j’adore les Doors, je ne veux pas en être dégouté à vie!

Merci mon dieu et tous les saints pour cette fraicheur soudaine et inespérée : mon cerveau recommence à fonctionner normalement!

Merci ma voisine du 4ème (oui celle du scandale de l’autre soir) de me ramener Youyou à 23h passé.

Merci à mon gros voisin (du 3ème) retraité rond comme ballon, jaune comme un citron d’arrêter d’écouter les Doors à fond sur son « tourne disque » quand je monte lui demander aimablement de baisser le son.

Merci à France tv de nous faire rire devant un téléfilm aussi neuneu que « meurtres à La Rochelle » qui n’a ni queue ni tête mais nous montre ma jolie ville sous toutes les coutures.

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D’ailleurs on regardait ce film quand la musique s’est mise à faire vibrer les murs boum boum boum.  On pouvait se demander si ça venait directement de l’appartement d’à côté, mais ça ne se pouvait pas parce que l’appart d’à côté est tristement inoccupé depuis l’été. Ça ne venait pas de l’appart d’en dessous, car « maman » est revenue de vacances alors fiston ne fume plus de « laurier » sur le balcon et n’écoute plus du gros rap lourd qui tache. Ça ne venait pas du 3ème au-dessus, car nos charmant voisins ont presque 200 ans à eux deux… Bref : ça ne pouvait venir que d’Hilario : le retraité marron comme un beignet de plage, fan des Doors… Celui qui  disait ne pas entendre la psychopathe du 4ème quand elle jouissait plus fort qu’une actrice porno (cela dit je doute qu’elles crient aussi fort) probablement pour se réserver le droit d’écouter Riders on the storm sans qu’on l’embistrouille. Non mais.

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Quoi qu’il en soit, je suis sorti 30 secondes sur le palier pour être vérifier si il n’y avait pas quelqu’un en train  de faire péter la sono au 2ème droite, en face de chez nous. Mais non ça venait bien du 3ème droite, de chez Hilario (pour rappel nous sommes au deuxième gauche).

Bref, on a fini de regarder Meurtres à LR bien à l’aise, tout en disant que quand même, le retraité rond comme un ballon, caramélisé au soleil d’Oléron, il dépassait un peu la borne des limites, comme le poisson qui mange le yaourt au chocolat sans se faire gauler.

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On va se coucher et je cherche partout Youyou. Pas de Youyou! 11h15 on sonne : qui vois-je dans l’oeil (de Sauron) la jeune (nouvelle) voisine du 4ème (celle du scandale de l’autre jour qui menace sur FB les enfants de dames pas contentes qui viennent ensuite tenir un siège devant la porte de l’immeuble à 23h…) avec dans les bras : gros Youyou! Diantre, m’exclame-je! Et j’ouvre. Youyou me regarde en souriant :  il n’est pas blessé! Il n’est pas tombé de la fenêtre?! La Louisette (ça lui va bien mais ce n’est pas son nom) m’explique qu’elle a entendu gratter à sa porte (au 4ème, faut tout vous redire) et que quand elle a ouvert, qu’est-ce qu’elle a vu ? Un chat! Un chat dans une résidence! Ben ça c’est pas habituel… Etc etc… Heureusement il avait sa médaille avec mon numéro de tel alors elle m’a appelé, mais j’ai pas répondu (parce que mon tel est toujours en silencieux… Bravo!) et en suite comme je disais mon nom dans le message, elle est descendu en-bas pour regarder les noms sur les boites aux lettres! Et la revoilà, couverte de poils de chats, le nez qui coule et les yeux qui piquent et  gros Youyou. Bon je vous passe le quart d’heure sur gros You parce qu’après elle enchaîne sur « Mais d’où céti que ça vient cette musique? Parce qu’au début je croyais qu’il y avait un concert en ville et pis ensuite j’ai compris que c’était dans l’immeuble et est-ce que ce sont les « personnes âgés » qui écoute la musique aussi fort?  » « Ah ben nan, je crois pas qu’i dit El Marido (apparu dans le plus simple appareil avec un caleçon), sont quand même un peu vieux pour ça! Nan c’est Hilario, qu’on dit en coeur, le fan des Doors! ». Y’a El Joven qui rigole « C’est pas les vieux qui écoute du rock! ». Elle demande si ça lui prend souvent (à Hilario) par ce que là on peut pas dormir… (tu m’étonnes, son lit est juste au dessus de la sono d’Hilario) Patati, patata… Elle remonte et au passage sonne 3 ou 4 fois chez le gros ballon jaune comme un citron qui passe ses vacances dans son mobile-homme dans l’île d’Oléron.

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Mais c’est tellement fort, il entend pas, il ouvre pas. Dépitée elle rentre chez elle avec la musique toujours à fond. Oui, on a pas besoin d’être sur le palier pour entendre tout ce qui se passe dans la cage d’escalier. Sur le point d’aller me coucher, pas loin de minuit, vêtue élégamment d’un caleçon d’homme et d’un petit top fleuri à bretelles extrêmement dans la tendance « imprimés fleuris » de l’été, je me dévoue pour la cause commune de la cage d’escalier, et chaussant mes tongs je monte au 3ème et sonne chez Hilario : une fois, deux fois, 3 fois… lalalala, 4 fois, 5 fois lalalala… Et puis voilà mon fringant beignet des plages au nom ibérique (en slip), retraité de la compagnie des chemins de fer (vert) qui m’ouvre la porte un doigt sur les lèvres comme un gros bébé coupable. Il est désolé. Je le suis aussi de l’avoir dérangé. Merci, de rien, bonsoir, bonne nuit. J’ai entendu Louisette qui entrouvrait sa porte et, soulagée, la refermait discrètement.

Allez, je rentre. L’orage gronde et la sueur me dégouline dans les yeux, et je commence à baisser le volet roulant de ma chambre : flatch! Il fait le volet en se déroulant d’un coup sec, à fond, fermé. Il va pas se rouvrir d’un coup de baguette magique celui-là! Il faudrait l’intervention d’un spécialiste! Haha comme je rigole. Je me disait justement le matin même : « Il manquerait plus que la machine tombe en panne! » (référence à nos finances).

Voilà.

Profitons des Animals, tant que ce n’est pas lié à l’image de mon voisin en slip…

Autrement hier j’ai vu le toubib qui m’a prescrit une radio du pouce. Ah oui je sais c’est drôle une radio du pouce. Pourquoi pas du petit orteil? Bref pendant que j’attendais, y’avait une jeune femme avec un nourrisson, très petit, en train de lui donner le sein tchutchutchu, à côté de moi. Pendant que le bébé faisait ça : tchutchutchu, la fille qui avait de jolis pieds très bronzés et artistiquement manucuré en « nacre naturel », leurs faisais prendre des poses photogéniques (à ses pieds) . Puis elle à sélectionné son plus beau selfiefoot et la posté sur FB : « Lol dans la salle d’attente en train de donner le sein à  Tancrède ».

Pis après avec El Joven on a mangé vite fait des nouilles dans un take-away sur place et on a repris le tram.

Je vous embrasse.

 

 

Venez avec votre boite à chat

Une belle découverte : Mariana Yegros dite La Yegros est une chanteuse argentine

Hier on s’est toutes retrouvé sur le parking du lycée Valin à LR, lycée où j’ai aussi passé les épreuves du bac. On avait tous nos « boites à chats » à la main, fallait ça. Mais pas les chats, pas encore.  Et puis on a commencé à discuter en avançant vers la salle d’examen. J’avoue que je ne m’attendais pas à ce que ce soit si tôt dans l’année scolaire, on est même pas septembre! J’ai été un peu prise de court. J’avais pas de papier sur moi et juste un vieux stylo encre des années 90… J’ai vérifié que j’avais une cartouche bleue pleine dedans et elle était pas pleine et je m’en suis foutu plein les doigts. Vraiment plein de bleu. Y’avait une autre cartouche bloquée dans le font du stylo, de rechange, mais j’arrivais pas à la sortir et plus j’essayais, plus je m’en foutais plein dessus. J’ai eu l’idée de demander une grande cartouche à une autre nana (ah oui : y’avait que des nanas) et puis j’ai pensé : y’a plus personne qui écrit avec ça! Pourtant des cartouches bleues Waterman j’en ai plein mon tiroir et je sais pas quoi en faire. Qui a encore envie d’écrire avec ça? Après ils ont distribué les sujets et on parlait dans l’amphi c’était n’importe quoi. C’est à ce moment là que j’ai compris que mes voisins du dessus étaient mort. La galère… Une voisine m’a raconté dans quelles circonstances affreuses le vieux monsieur a tué sa femme et est mort après… Quelle horreur. J’étais vraiment sous le choc. Et puis j’ai vu les civières les emporter et là j’étais complètement bouleversée. El Marido a voulu rentrer chez nous, et je lui ai dit que surtout pas! Y’avait encore « la chose dedans » une espèce d’énorme limace sanguinolente et vorace qui laissait des trainés de sang partout sur la moquette rose saumon de notre appart… Vision horrible.

voyage

Je me suis retourné dans mon lit et j’ai entendu en bas sur le parking que les gens qui voulaient que la nouvelle voisine du 4ème descende pour régler leurs comptes avec elle, étaient toujours là… Arme blanche… Fesses de bouc… Menaces de mort… La police, pas la police… Le père qui en a marre d’être là, qui bosse demain. les voisins qui se mêlent du mélo. C’est pas bien d’insulter les gens sur FB. Faut réfléchir avant de taper n’importe quoi sur son clavier… Maintenant la dame veut des excuses : elle veut pas qu’on menace de mort ses filles sur la toile. Je me suis retournée encore. Mais ça c’était bien réel, très réel : la nouvelle voisine du 4ème est une faiseuse d’embrouille, comme la précédente.

Je vous embrasse.

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Comme un ouragan

thé

Ce matin El Joven et moi sommes allés au marché tôt, histoire d’éviter les 34° de l’après midi… J’ai eu du mal à le sortir du lit, il remettait sa petite couverture douce en polaire sur sa tête à chaque fois que je revenais voir si il avait l’air de sortir des bras de Morphée. Et puis il a mangé ses tartines grillées tranquillement. Le cours qui mène au marché est complètement éventré de partout : ça va être magnifique quand ça sera fini. Enfin je l’espère. J’aimerais bien habité là. C’est là où il y avait la librairie espagnole quand j’étais à la fac. Elle a disparu depuis biiiiiiien longtemps. Je me suis garé dans une petite rue perpendiculaire ou il y a plein d’herbes folles depuis que la mairie a décidé de ne plus utilser de produits chimiques (god bless them).

Avons bu café et thé à la menthe en terrasse à St Mich. Avons vu passer le « petit train » avec ses 3 wagons de touristes… Sûrement qu' »on » leur expliquait qu’il ne fallait pas se rendre par ici tout seuls… El Joven m’a dit que je l’avais contaminé et que maintenant lui aussi était de mauvaise humeur quand il voyait des touristes. Je me suis dit qu’il faudrait que je la mette un peu en veilleuse : c’est bon pour personne de s’énerver comme ça « pour rien », ni pour lui, ni pour moi. Je lui ai dit « Oh tu sais les touristes, c’est rien finalement… Y’a plus grave que ça dans la vie, bien plus grave » et on s’est concentré sur un camion qui faisait une marche arrière très pointue au coin de la terrasse du bar Des Amis. « Tut tut tut tut tut… Il faisait. Et je me demandais combien d’entre nous à la terrasse avait pensé au début (avant qu’il commence à reculer) qu’il pourrait être un « camion bélier ».

Ensuite on est reparti vers le marché. Ça tapait déjà fort. On s’est arrêté à la nouvelle boulangerie qui a ouvert en juillet. Je l’adore. J’aimerais bien habiter là. On a acheté une tradi à 90 cents et 3 petits pains à burgers à 70 cents. C’est moins cher que dans mon quartier… Ensuite on a pris des tomates, des poivrons, des courgettes… Tout était à 1€ le kilo, c’est moins cher que les supermarchés et beaucoup plus amusant et poétique.

Dans la voiture au retour Daniel B chantait « Vivre ou survivre », j’ai pensé à une autre blogueuse qui ne lit sûrement plus mon blog depuis des mois. J’ai pensé que la chanson était très belle et très triste. Le soleil cognait fort dans mon cou. El Joven a ri quand je lui ai dit que je trouvais la chanson triste. C’est bien.

Cet après-midi j’ai traduit du Delphine de Vigan, c’est pas beaucoup plus gai. El Joven battait ses records à Mario, avec des courses contre son propre fantôme, des choses comme ça.

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Spafaut…

Asómate !

Aujourd’hui j’ai passé quelques heures avec les guerres napoléoniennes et ce qui s’en suivi en Espagne… Le XIXème, Fernando II, les guerres carlistes etc… Pfiou… C’est passionnant mais au bout d’un moment on a mal au dos, à force d’être assise sur sa chaise…

Demain il faudra se promener et peut-être aller à la pistoche avec El Marido et celui qu’on appellera plus El Hijito (désolée mais il est grand maintenant) mais El Joven (quand c’est un  substantif cela ne veut pas dire « jeune » mais « jeune homme » ou « garçon »).

Je vous parlais dans le post précédent des sérénades, et du coup, je me rappelais de cette nuit d’août 1984… Voilà quelque chose que je peux cocher dans la check list des choses qui valent la peine d’être vécues : Un groupe de « tunos » a chanté la sérénade pour moi! Cependant ça fait trèèèèè longtemps que je n’y avais pas pensé. J’avais même presque oublié. J’avais 19 ans et je dormais, après avoir passé la soirée avec mes amis italiens, belges, français, à parcourir les bars et les clubs, comme tous les soirs… Les mandolines et les belles voix graves m’ont réveillé… Je suis allée à la fenêtre pour voir sous la fenêtre de qui se tenait la sérénade et j’eus un peu de mal à comprendre que c’était sous la mienne… Cependant il n’y avait pas de doute : à mon apparition les « tunos » avaient redoublé d’ardeur et j’avais reconnu le jeune homme qui les avait amenés jusque là. Bien sûr, j’étais très flattée, mais dire si ça m’avait fait plaisir… Je crois que « pas spécialement », ça m’avait fait rire et flattée, surtout flattée. A 19 ans j’étais blasée et trouvais très « normal » qu’on me chante la sérénade, même si je ne m’y attendais pas (il devait être 3 ou 4h du matin)…

Elle met pas de bonne humeur cette vidéo? 🙂

Ce qui m’intrigue le plus aujourd’hui en 2017 c’est « qui » avait amené la « tuna » pour me faire ce numéro de charme? Je me rappelle « très bien » (enfin autant que faire ce peux!)  de cet été là… Je me rappelle d’un type qui me courrait après… Mais était-ce lui? Était-ce un autre? Et bien je ne sais plus… J’avais pas mal de succès… Oh oui. Et d’arrogance aussi… Quoi qu’il en soit, je revois la scène mais pas la tête du garçon! Alors vous avez la réponse à la question « Est-ce qu’il est parvenu à ses fins avec cette sérénade? » : Non. J’ai écouté, j’ai ri. Ils ont chanté et rechanté, supplié pour lui, etc… Et je me suis recouchée! Sans états d’âme 😀 Sur la place il n’y avait que la tuna et le garçon et ses copains… Il était beaucoup trop tard pour qu’il y ait autant de monde que sur la vidéo!

C’est triste tout de même que je ne me rappelle même pas du garçon alors que je me rappelle si bien du reste… J’aimerais imaginer qu’il me plaisait un peu, au moins un peu… Mais très sincèrement, comment le savoir? Je ne m’en souviens pas. Seul les « tunos » restent inoubliables. Il faut avouer qu’ils ont sûrement plus de conquêtes en chantant sur les places et dans les rues que les gars pour qui ils chantent des sérénades…

Les rubans qu’ils portent à leur cape symbolisent leurs conquêtes justement et il y en a qui ont vraiment beaucoup de rubans! Bon c’est un peu macho, c’est vrai, mais c’est rigolo aussi.

« Asómate » ne signifie pas « assomme-toi », mais « penche-toi » (à la fenêtre).

 

 

A votre santé et à vos amours!

Elle est rigolote cette série colombienne : la moitié du temps les protagonistes sont complètement saouls! Et ils boivent, sans modération aucune dans tous les épisodes. Bon heureusement, cela n’affecte pas leurs voix.

« La hija del mariachi » est une « télénovéla » colombienne dont les protagonistes sont joués par Carolina Ramírez et Mark Tacher, un acteur mexicain, qui joue le rôle d’un mexicain, ça tombe bien.  C’était entre 2006 et 2008 (je crois) et ça a été un énoooorme succès dans toute l’Amérique Latine de langue espagnole (c’est à dire toute l’Amérique Latine excepté le Brésil qui est lusophone évidemment.)

Vous connaissez les sérénades? Cette tradition espagnole et sud-américaine? Je me rappelle d’une nuit à Salamanque où je m’étais réveillée au son des guitares et des belles voix des « tunos »* qui chantaient une chanson d’amour… Une fois la surprise passée, j’avais eu un peu de mal à réaliser que c’était pour moi… C’est tellement loin maintenant, j’arrive à peine à faire revivre ce moment dans ma mémoire.

Comment ça marche une sérénade?  Un gars veut déclarer son amour, se faire pardonner un truc… Et il amène avec lui sous sa fenêtre des « tunos » (Un tuno est un membre d’une « tuna » qui est un petit orchestre étudiant.) en Espagne et dans beaucoup de pays d’Amérique Latine, des « mariachis »au Mexique et contre rémunération pour les mariachis, ou contre des bières (les étudiants) ils chantent la sérénade à la belle, qui ouvre sa fenêtre, ou pas… Qui est convaincue, ou pas… Bien sûr tout le monde (les voisins aussi) attendent qu’elle se montre à la fenêtre…

La sérénade c’est le soir et l’aubade (aube) le matin…

Difficile de résister à leur charme! Autant je ne supporte pas les « mariachis » qui débarquent dans un restau mexicain… Autant une « tuna » qui se met à jouer et à chanter, n’importe où : restau universitaire, métro, sous ta fenêtre c’est une explosion de bonne  humeur et de joie de vivre.

Des amis espagnols, m’ont dit pas mal de choses négatives sur les « tunos ». Apparemment ce sont des gars plutôt « conservateurs »  et les « tunas » pas précisément des clubs « progressistes ».  Traditionnellement elles étaient composées uniquement d’hommes. A partir des années 80 cela a évolué, il y a aussi des filles maintenant. Mais ce n’est pas accepté par tous les « tunos »…

Les « tunos » seraient donc « de droite », ça ne s’entend pas quand ils chantent une sérénade. Pour moi c’est seulement tellement beau! Mais mais mais pour beaucoup d’espagnols cela  symbolise encore une Espagne traditionnelle, d’avant la « movida », d’avant la Transition Démocratique Espagnole, je ne peux pas ne pas le souligner.

Quoi qu’il en soit : ils apportent partout où ils vont la bonne humeur et ne parlent pas de politique dans leurs chansons. D’ailleurs je ne sais pas si  c’est toujours le cas ou pas.

Je sais pas si ils aident beaucoup les gars dans leurs histoires d’amour, mais le fait est qu’eux, eux, ils ont énormément de succès auprès des filles. Ça vous étonne?

Tomate esta botellita conmigo…

Après 9 jours à LR, j’avais un peu tout oublié…

Oublié d’aller chez ma nutritionniste… C’est reporté à septembre.

Oublié d’appeler l’ISFEC pour savoir si la formation au CAPES d’espagnol est maintenu ou pas…

Oublié qu’il faisait vraiment plus chaud à Bx qu’à LR, de manière général.

Oublié que mon Titi, revenu du Béarn aujourd’hui , était vraiment plus grand que moi… Qu’il est un peu revêche maintenant…

Oublié d’avancer dans mes révisions…

Oublié d’oublier ce qui ne m’intéresse pas…

Oublié de perdre du poids…

Tss…

En ce moment j’aime écouter « Despacito », le « tube de l’été »…  Mais je ne sais pas si vous avez vu le clip… Un peu atterrant dans le genre « machisme et femmes objets »…

Un poco de poesia entonces con El Ultimo Trago… Un poco de desesperación, también.

Petit exercice de traduction trèèèès rapide :

Tómate esta botella conmigo : bois cette bouteille avec moi
Y en el último trago nos vamos : et à la dernière gorgée on s’en va
Quiero ver a que sabe tu olvido  : je vois voir quel gout a ton oubli
Sin poner en mis ojos tus manos  : sans mettre tes mains dans mes yeux
Esta noche no voy a rogarte : cette nuit je ne vais pas te supplier
Ésta noche te vas de veras  : cette nuit tu t’en vas pour de vrai
Que difícil tener que olvidarte : comme c’est difficile de devoir t’oublier
Sin que sienta que ya no me quieras  : sans que je sente que tu ne m’aimes plus

Nada me han enseñado los años : les années ne m’ont rien appris
Siempre caigo en los mismos errores  : je retombe toujours dans les mêmes erreurs
Otra vez a brindar con extraños  : encore une fois trinquer avec des inconnus
Y a llorar por los mismos dolores : et pleurer sur les mêmes souffrances

Tomate esta botella conmigo : bois cette bouteille avec moi
Y en el ultimo trago, me besas : et à la dernière gorgée, tu m’embrasses
Esperamos que no haya testigos : attendons qu’il n’y ait pas de témoins
Por si acaso te diera vergüenza : au cas où ça te ferait honte
Si algún día sin querer tropezamos : si un jour sans vouloir on se croise
No te agaches ni me hables de frente : ne baisse pas la tête, ne me parle pas
Simplemente la mano nos damos  : donnons nous simplement la main
Y después que murmure la gente : et que les gens disent ce qu’ils veulent…

Nada me han enseñado los años : les années ne m’ont rien appris
Siempre caigo en los mismos errores  : je retombe toujours dans les mêmes erreurs
Otra vez a brindar con extraños  : encore une fois trinquer avec des inconnus
Y a llorar por los mismos dolores : et pleurer sur les mêmes souffrances

Tómate esta botella conmigo : bois cette bouteille avec moi
Y en el último trago nos vamos : et à la dernière gorgée on s’en va

Paroles (et musique ?) Jose Alfredo Jimenez Sandoval

Amen et bonne nuit.