Le beau et talentueux Maurice

Dans la vie y’a pas que les femmes méconnues y’a aussi les beaux artistes très connus à sourire enjôleur comme Quentin de La Tour ou plutôt Maurice Quentin de La Tour (A ne pas confondre avec Georges de La Tour).

Le beau, l’élégant, le magnifique Maurice Quentin de La Tour (1704-188) dessiné par lui-même.

Autoportrait au jabot de dentelle (vers 1751)
Amiens, Musée de Picardie
Notre Bien-Aimé roi Louis XV par Maurice

Maurice donc était un pastelliste renommé du 18ième siècle qui a fait le portrait de Louis XV, Marie Leszczyńska (reine de France), Marie Fel… et tous les grands de l’époque.

Marie Fel, 1757 par de La Tour
Marie Fel, née à Bordeaux le 24 octobre 1713 et morte à Paris le 2 février 1794, est une chanteuse d’opéra française.

J’adore le sourire de ce type dans ses autoportraits à différents âges. C’est très original de sourire comme ça sur un portrait, on s’approche de la photo en fait, d’une vision plus réaliste et plus vivante du portrait!

La Tour, Autoportrait à la toque d’atelier.

 Pastel sur papier bleu. 39×31 cm. Musée Lécuyer.

Son visage vous rappelle quelque chose? Nos anciens francs peut-être ? 🙂

On remarquera tout de même que le graveur qui exécuta la copie pour le billet n’était pas super doué (avec tout le respect que je lui dois) car le modèle est vraiment mieux, non?

Autoportrait « à l’index » exposé au Salon en 1737 (Il a 33 ans) sous le titre L’auteur qui rit

Autoportrait âgé. Pastel sur papier brun. 44 x34,3 cm (collection particulière.)

Le dernier autoportrait fait par Maurice-Quentin de La tour. Présenté pour la première fois en 2004 à Versailles.

Y’a pas à dire cet homme avait un sourire sympathique. J’adore  comment il fait passer toute la vivacité de son visage en quelques traits qui donne presque l’apparence d’une photo.


Madame Favart – portrait préparatoire – vers 1750, danseuse, actrice et dramaturge française.

J’aime vous montrer ce portrait inachevé, préparatoire… On y comprend un peu comment se construit le pastel…

Ou ce portrait inachevé de jeune fille ou le vêtement n’est encore qu’ébauché nous donne l’idée du travail fait et restant à faire…

Le Musée Antoine Lécuyer de St Quentin possède la plus importante et la plus belle collection de pastels de Quentin de La Tour, donation du peintre à sa ville natal…

Les pastels sont des bâtonnets de couleur utilisés en dessin et peinture. Ils sont composés de pigments, d’une charge et d’un liant. On distingue les pastels secs (tendres ou durs) des pastels gras (à l’huile ou à la cire).

Les bâtonnets de pastel sont composés :

  • de pigments pour la couleur : minéraux (ocres, terre de Sienne) ou organiques (sépia, phtalocyanines, azoïques) ou végétaux (pastel des teinturiers (Isatis tinctoria))
  • d’une charge, qui est en général de la craie ou du plâtre et qui sert à donner sa texture du pastel
  • d’un liant qui assure la cohérence et conditionne la dureté du bâtonnet. Il s’agit de gomme arabique pour les pastels secs, et d’huile ou de cire pour les pastels gras.

Le support le plus courant est la feuille de papier à dessin, type Ingres, dont la surface vergée ou alvéolée permet de retenir la poudre de pastel. Il existe plus spécialement pour le pastel des papiers préparés tels le papier velours à la surface très douce, ou les pastel card à la surface plus rêche.

Souvent le papier est de couleur tabac ou gris ou bleu ou orange…

Assortiment de couleurs de papier pour pastel

Cet autoportrait inachevé est vraiment fantastique, le visage de de La Tour semble vivant et sortir du papier! Quel talent quel génie, pour dessiner aussi bien!

C’est pas tout mais moi j’ai la migraine et mal au yeux alors je vous laisse. Adishatz et portez vous bien!

Rendons à Adélaïde Labille-Guiard sa notoriété

Adélaïde Labille-Guiard, autoportrait avec deux élèves : Mesdemoiselles Capet et Carreaux de Rosemond.

New-York, The Metropolitan Museum of Art

Adélaïde Labille-Guiard (1749 -1803) est une peintre éminente du 18ième. Je ne vais pas revenir là-dessus : on à plus l’habitude de parler des hommes en tout (politique, peinture, littérature…) pourtant les femmes n’ont jamais compté pour des prunes…

Qui connait vraiment Adélaïde Labille-Guiard en dehors des passionnés de peinture du 18ième ? Hu? Pas grand monde. Ou alors on connait ses tableaux mais, sans se demander, on pense que c’est un homme qui à peint ça , c’est pas vrai? (Mais j’arrête  je sais que mon côté féministe agace… Non, je mens, j’arrête pas parce que ça agace, j’en rajoute une couche à chaque fois que je peux 😉 Na!  Hé hé!)

Adélaïde n’est pas noble, d’une bonne famille bourgeoise, ses parents sont propriétaires d’une belle une mercerie parisenne. A 20 ans elle se marie avec Nicolas Guiard. Sur son contrat de mariage, il est indiqué qu’Adélaïde est peintre de l’Académie de Saint-Luc. Elle exerce déjà en tant que peintre professionnelle.

En 1779 elle se sépare de son mari et divorce en 1793 une fois que la législation révolutionnaire le permet. En 1799, Adélaïde se remarie avec le peintre François-André Vincent,  Prix de Rome  1768 et membre de l’Académie des Beaux-Arts. Elle le connaît depuis « toujours ».  Car son père François-Elie Vincent a été son professeur très tôt. Ça c’est pour ces mariages. Passons à son oeuvre…

Francois-Andre Vincent par Adélaïde Labille-Guiard, vers 1795. Paris, musée du Louvre.

Portrait de M. de François-André Vincent (1714-1816), peintre
par son épouse Adélaïde Labille-Guiard  (1749-1803)
Paris, musée du Louvre

Madame Boyer-Fonfrède et son fils par  François André Vincent, 1796

Paris, Musée du Louvre

Adélaïde rentre à l’Académie de Saint-Luc en 1769 sur recommandation de François-Élie Vincent, son prof.  Appartenir à l’Académie de Saint-Luc permet à Adélaïde d’exercer professionnellement son art. De nombreuses femmes artistes appartiennent à cette institution. On  y comptera jusqu’à cent trente femmes en 1877 date de sa fermeture (sur combien d’hommes? Je ne sais pas…).

Très vite on la compare à Elisabeth Vigée-Lebrun. Il est amusant de constater qu’on la compare à une autre femme, alors qu’on pourrait très bien elle et Vigée-Lebrun les comparer à des hommes…. Non? Bref.

De 69 à 74 elle est l’élève du pastelliste Quentin de la tour (1704-1788, à ne pas confondre avec Georges de Latour peintre du siècle précédent) . Très vite les critiques disent qu’elle a le même talent ! Mazette! Adélaïde est enfin une artiste reconnue!

Maurice Quentin De La Tour, autoportrait au jabot de dentelle (vers 1751)

Musée de Picardie, Amiens

Saint-Luc ayant été fermée des raisons « politiques » Adélaïde cherche à entrer à l’Académie royale pour se faire connaître. Pour y entrer, il est nécessaire de présenter une peinture à l’huile. Elle commence alors son apprentissage de la peinture à l’huile auprès de son ami d’enfance François-André Vincent (Hé hé!) celui qui va devenir son deuxième mari et son grand amour 😉

François-André Vincent, lui, est  reçu  à l’Académie royale de peinture et il lui envoie à  plusieurs personnalités de l’Académie  pour faire leur portrait. Ses hommes, appréciant le talent de l’artiste, sont alors acquis à sa candidature à l’Académie royale de peinture.

Elle est reçue en 1783 en même temps que Elisabeth Vigée-Lebrun à l’Académie royale de peinture et de sculpture. (Contrairement à l’Académie française, l’Académie Royale – fondée en 1648 – admettait   les femmes,  cependant leur nombre était limité.)

Elle devient la peintresse (et pourquoi pas? On dit bien maîtresse ou princesse) officielle de Mesdames, les tantes du roi Louis XVI.

Marie Adélaïde de France, dite « Madame Adélaïde », puis  « Madame », quatrième fille et sixième enfants de Louis XV et de Marie Leszczyńska (1732 à Paris- 1800 à Trieste). Par  Adélaïde Labille-Guiard, châteaux de Versailles

Avec la révolution etc, Adélaïde change de clientèle, son portrait de Robespierre connait un beau succès :

Robespierre par Adélaïde Labille-Guiard (1791).

Collection privée

Bien qu’ayant fuit Paris au moment de la révolution elle ne sera pas inquiétée pour avoir été peintresse officielle à la cour car elle était assez favorable à la Révolution… Cependant elle du bruler quelques unes de ses œuvres elle même… Portrait du frère du roi etc…

Contrairement à Elisabeth Vigée-Lebrun, elle est connu pour ne pas « arranger » le visage de ses modèles (raison d’ailleurs pour laquelle, Marie-Antoinette, en son temps, n’avait pas voulu d’elle pour la portraiturer).

Sur ce adishatz et portez vous bien.

Demain nous parlerons de Marie-Gabrielle Capet, l’élève d’Adélaïde, femme artiste méconnue du grand public (Hé oui encore une!!!) car n’ayant pas la chance d’avoir du poil au menton… Ben oui, quoi, c’est vrai… Comment une aussi jolie fille pourrait avoir du talent?

Corneguidouille!

Version de hier soir

Edit : version de ce matin. J’y touche plus j’en ai ras le bol de la donzelle!!!!!!

Franchement y’a des jours où on peut pas passer sa journée à maudire une inconnue! Et là franchement : c’est le cas!

Mais quelle idée j’ai une de vouloir faire un portrait réaliste…. Et en plus qui serait ressemblant!

Vous me connaissez déjà, je ne suis pas adepte du « réalisme »…. Mais là… Je me suis dit « C’est en forgeant qu’on devient forgeron » … « Si tu t’appliques à faire un dessin réaliste ça peut pas te faire de mal » « Il faut revoir les bases… » Nananananana… Bref : plein de bulshit! Grrrrr.

Donc comme d’hab j’ai pris la photo d’une personne connu que j’aime bien (c’est toujours plus agréable que de dessiner ma voisine, Mme Lopez ou que de faire un portrait catastrophe de mon fils….) Bref : j’ai passé l’aprèm à maudire cette jeune dame qui pourtant ne sais pas que je suis censée être en train de la dessiner…. Grrr.

Alors voilà si vous devinez qui c’est du premier coup je vous fait une bise. Mais ça ne me consolera pas vraiment : ça ne lui ressemble pas!!!!! 😦 Ouin!!!!!!!

Pastel

Et voilà la dernière née!

C’est la première fois de ma vie que j’utilise du pastel sec. J’ai beaucoup joué avec du pastel gras quand j’étais môme mais le pastel sec j’avais jamais utilisé. J’étais pas inspiré par le côté craie et poussière… J’avais donc une petite boîte toute neuve qui dormait  dans meuble-atelier et cet après-midi, pendant qu ‘El Hijito emmenait ses Abuelos acheter un énième jouet et que Le Marido faisait des longueurs à la pistoche (pas pour moi ça) je me suis mise à mes fourneaux pinceaux craies de pastel! Les premiers traies ont été très hésitants et difficiles, mais plus j’y allais plus je m’amusais et finalement je suis contente de m’être lancé… Voilà le résultat:

Pastel sec, 24x30cm

J’ai dit « C’est finito, se acabo, ya basta » et j’ai posé ma signature. Mais finalement je vais peut-être le reprendre un peu demain! En photo je vois plein de choses à rectifier. Mais quand même je l’aime bien. Je la trouve complètement vivante!Je sens que je vais m’amuser avec les pastel! Comme le reste vous pouvez l’acquérir si le cœur vous en dit!

 

Artistes…

Tonino Carotone – Se que bebo, Se que fumo

Il ya quelque temps je vous avais déjà parlé de Craig Hanna,. Et vous avait déjà dit à quel point il m’impressionnait…

Ce matin ma prof d’art m’apporte un bouquin en me disant « Je suppose que tu vas pas aimer mais j’aimerais que tu jettes un coup d’oeil à ce bouquin… » : Craig Hanna!

Ah ben voilà! Ma prof trouve que je devrais m’en inspirer et en prendre de la graine! « Avec plaisir, lui dis-je, j’adore ce type! »

Alors je vous en remets une couche et je vais essayer d’en prendre de la graine et de faire quelques « trucs » au pastel…

H.Craig Hanna dans son atelier photographié par Virgile Ittah

HOMME A LA CAPUCHE, Pastel Gras sur Papier Bleu, 50×65 cm, 2011

Guy, 2011

PROFIL D’ UNE FEMME ROUSSE, 2011

(surtout cliquez pour agrandir!)

Sur ce adishatz et portez vous bien.

http://www.manuchao.net/radiolina/

Ricardo Sanz

Ricardo Sanz est un peintre espagnol de 54 ans plutôt connu en Espagne et probablement assez apprécié puisqu’il est le peintre officiel du prince Felipe et de la princesse Letizia.

Le peintre avec la princesse et le prince.

Ricardo Sanz, Retrato de los Príncipes de Asturias

Plutôt ressemblants, non? Je les trouve parfaits, absolument parfaits, magnifiques. La technique est sublime, géniale et je suis béate devant sa maîtrise du grand art… Cependant quelque chose me chipote… Une certaine mièvrerie? Je me dis que comme peintre officiel on est loin d’être aussi impressionné que par Velasquez ou Goya…

Je suis 100% impressionnée par la technique, je me damnerais pour savoir faire ça, mais en même temps c’est un peu trop fleur bleue, non?

Un peu kitch?

La reine Sofia d’Espagne, aurait pu être mieux, à mon goût. Tout est parfait sauf une certaine fadeur dans son visage… Mais ce n’est que mon humble avis…

J’aime bien le côté « image qui sort de la toile inachevée » c’est joli. Mais ça me fait un peu penser aux bouquins « Martine ».

Parfait et en même temps… Je ne l’achèterais pas si je devenais millionnaire…

J’aime beaucoup celui-ci en revanche. San Sebastian.

Celui là aussi. San Sebastian également. Ou Donostia, comme vous voulez. Là je comprends pourquoi on le compare à Sorolla.

Je crois que je préfère ses paysages… En fait j’adore tous ces tableaux c’est au niveau des visages qu’il y a une certaine douceur trop douce… Je ne sais pas quoi. E revance je trouve le prince très bien, très très bien..

Bien, sur ces belles images qui je l’espère vont m’imprégner pendant la nuit et m’apporter dans la nuit par les mains de Morphée la technique qui me fait défaut, je vous laisse et vous souhaite tous le meilleur.

Portez vous bien et adishatz