Je suis une fille. Je suis un cours. Tu suis le cours… Tu ne suis pas? Tu es…

IMG_20170918_123405

Chaque jour je pense à des choses que je voudrais vous raconter, qui m’étonnent,  me plaisent, m’énervent, me font rire ou m’agacent…  Et puis la semaine passe. Les cours que je suis se succèdent et je travaille à la maison le plus possible pour être prête le jour du CAPES. Grammaire, conjugaison, orthographe… Littérature… Traduction…

Lundi je suis allée d’un coup  de tram (après avoir garé ma voiture non loin de l’arrêt le plus proche de chez moi) jusqu’aux quais pour déjeuner avec ma copine Sarah, qui travaille là. Il faisait très beau. Ça la tente mon histoire de concours. Mais elle a déjà raté celui d’allemand. Il y a un bail… J’aime papoter avec elle. On se comprend bien. On est sur la même longueur d’onde. Pas besoin de décodeur, d’explications sans fin. Pas qui pro quo… Ni de poudre aux yeux.

IMG_20170918_123415

Les paquebots de touristes sont détestables pour bien des raisons. La plus importantes étant la pollution énorme qu’ils produisent.

Mais revenons aux études : Dans la traduction, hormis le vocabulaire (cela va de soi) le plus important de loin c’est la grammaire. Alors on bosse en cours, je bosse à la maison beaucoup beaucoup de grammaire. Le grand sujet de mardi dernier était le futur du passé :

« Comme elle lui demandait s’ils arriveraient à temps pour le diner, il lui répondit que oui. »

Pas de condition dans cette phrase. Pas de conditionnel. SI n’introduit pas toujours une condition et « arriveraient » n’est pas la 3ème personne du pluriel du conditionnel.

Si introduit une subordonnée complétive au futur du passé.

Si on passe la phrase au présent on a : « Comme elle lui demande s’ils arriveront à temps… »

On voit que le verbe « arriver » est bien au futur et que donc dans la première phrase il s’agit bien d’un futur du passé.IMG_20170918_123440

Voilà le genre de chose qui occupe mes journées et que j’adore. On décortique. On analyse. On doit tout pouvoir expliquer. Ce sont les questions de « choix de traductions » qu’il faut bosser et bosser encore.

Exemple de « questions de choix de traduction » :

  1. « Elle avait peur d’être attendue » ; « comme s’ils eussent été épiés » ; « tu es contente? » ; « qu’elle était là » ;  » je suis rompue ». Analysez ces 5 expressions verbales en français, et justifiez votre traduction en espagnol du verbe « être » dans chacune d’elles. (Les phrases sont sorties d’un des deux textes qu’on vient de traduire)
  2. Après avoir analysé les phrases suivantes :  » (il) répondait à mi-voix, comme s’ils eussent été épiés » et  » comme elle lui demandait s’il arriveraient assez tôt »; justifiez votre traduction en espagnol en ce qui concerne notamment le mode et le temps des verbes.

Mon vieux prof est bien parfois un peu stressant quand il s’énerve sur certaine chose. Mais bon, je profite à 200% de son enseignement.

IMG_0814

L’interdisciplinarité, pas si facile à mettre en œuvre.

Nous avons aussi des cours de « Culture numérique » pas terrible pour moi qui suis assez « au point » à ce sujet et « d’histoire du système éducatif » (jeudi dernier) où j’ai un peu l’impression moi-même de faire partie de l’histoire quand on parle des différentes réformes entre 1975 et 1989 😀 On parle aussi de la dernière reforme et de l’interdisciplinarité : comment les profs doivent travailler ensemble pour donner plus de « sens » à l’enseignement…

Il est également très important de lire « tous les jours » de la littérature française, afin de se maintenir dans un bon niveau pour la version. J’ai commencé Bel Ami, c’est très prenant, on a du mal à le laissé. En revanche je découvre Maupassant et ne lirait rien d’autre lui. Je n’ai jamais lu un auteur du 19ème aussi misogyne! Beurk.

Le cours version, avec une une prof que j’apprécie apporte son lot de drôlerie car une de mes collègue étudiante la prise en grippe immédiatement, ce qui donne des « altercations » tendue entre elles deux.  Ça va pas s’arranger j’en ai peur.

En dehors de cela,  sachez que certains jours je hais mon GPS qui me fait passer en partant du boulevard Godart par le jardin public, la rue Fondaudège, la place des Martyrs de la résistance, devant Mériadeck et enfin par la rue de Pessac et al rue St-Genès pour me rendre barrière de Toulouse!!!! J’ai failli péter un câble et à la fin j’avais les genoux complètement douloureux  pour plusieurs jours (je vous le rappelle j’ai les genoux TREEEEES fragiles et que je vais devoir retourner bientôt m’y faire faire des piqures, dans les genoux), car ce con de GPS m’avait fait prendre TOUTES les plus minuscule rues afin d’éviter TOUS les feux et donc avait transformé mes genoux en usine à pédaler. Bref j’étais très contrariée et il fallait que ça sorte. Je n’en aurais pas « voulu » à ce foutu GPS si il m’avait fait faire le même trajet dans les grandes lignes, mais là, là « il » mettait un point d’honneur à compliquer le trajet au-delà de l’imaginable!

Le weekend a été studieux.

Un abrazo.

 

Mon ami le professeur Drake Ramore

 

Vendredi dernier à l’aube j’ai bien commencé la journée par aller au labo pour faire une prise de sang (the prise de sang de routine pour voir comment va mon sucre) et en voyant la queue qu’il y a avait, je me suis dit : « Puisque c’est comme ça, je reviendrais demain ». Ensuite j’ai eu un entretien téléphonique avec ma banque, c’est fantastique comme les banquiers… Enfin bref.

Samedi dernier à l’aube j’ai bien commencé ma journée par aller au labo pour faire une prise de sang (the prise de sang de routine pour voir comment va mon sucre) et en voyant la queue qu’il y a avait, je me suis dit : « Puisque c’est comme ça… » Puisque c’était encore bien pire que la veille je suis restée. C’est le vieux bon homme qui m’a piqué et j’ai rien senti. Ah si seulement on pouvait choisir qui va vous piquer! Sa collègue elle me fait mal à tous les coup, mais lui, c’est comme une lettre à la poste : No sientes nada!

Après j’en ai profité pour ramener des croissants, c’est bien le moins qu’on puisse faire quand on se lève en premier.

IMG_20170911_114610.jpg

Après j’ai annulé ma présence au vide-grenier d’à côté (plein air) pour dimanche car je pensais qu’il pleuvait.

Dimanche : il a plu, beaucoup. Je ne sais pas si le vide grenier a été maintenu ou pas. Mais, en tous cas, j’étais bien contente de ne pas y être et de jouer à puissance 4 à la place.

Lundi j’ai récupéré une étudiante de 21 ans sur le le bord de ma route et nous sommes parti à la campagne pour la première journée « d’intégration » de mon « école » (où je suis étudiante, pas prof). J’étais vraiment pas super heureuse d’y assister, mais… On a insisté pour que je  vienne : conférence, jeux, pique-nique, conversations philosophiques « encadrées »… Bueno, bueno, bueno… Je me serai bien passé de tout ça… D’autant plus que j’avais encore pas mal de taf à faire pour M Marchoucrève. (Ah, je vous ai pas dit? J’ai décidé de lui changer de pseudo : dorénavant ça sera le Pr Drake Ramore). Bref à la première journée on nous a fait réfléchir sur plein de choses par rapport à l’enseignement et fait construire par équipe des « mobiles »… Bon, bon, bon…

IMG_20170911_120519.jpg

Le très joli mobile d’une équipe concurrente.

Mardi c’était la deuxième journée d’intégration : on a eu des conférences et une « célébration » avec vin de messe, prières, cantiques et osties. C’est dans ces situations là que je me remémore que je ne suis pas baptisée et que si j’aime beaucoup plein de gens de mon école pour les valeurs de tolérance, entraide, bienveillance qu’ils ont… Il faut bien l’avouer : je n’aime pas les messes. Je ne chante pas, je ne prie pas. Pourtant le curé était vraiment ultra sympa et donnait presque envie d’aller dans sa paroisse, nouvellement ouverte dans un nouveau quartier de Bx. Bref. L’après midi c’était sport…On a marché comme des juives errantes (très peu de garçons alors je leur refuse la priorité sur l’accord) et le soir je me suis endormie comme un bébé. ( C’est faut mais ça sonne bien).

Mercredi matin, le roi, sa femme et le petit prince sont venus chez moi pour me serrer la pince mais comme j’avais mon premier cours avec la prof de version, j’ai pas pu les recevoir. Très chouette prof : je suis super contente.

A 14h ma banquière m’a rappelé. Et puis, et puis, je sais plus trop ce que j’ai fait, mais j’ai pas assez avancé mon thème. A 17h on a été voir le Dr de Aragon pour les genoux Del Joven… Et après il était tard.

Jeudi matin : je me suis mise à bosser comme un dingue pour mon cours avec Drake Ramore (j’avais aussi bossé samedi et dimanche quand même). Du coup j’étais bien au point pour le cours de l’après-midi. On était 4.

Ce matin j’ai été chez ma toubib pour lui montrer les radios de mon pouce qui dégonfle pas. Elle m’a donné des médocs et  veut que je mette une attelle. Elle regardé mes analyses (que je n’avais pas regardé depuis samedi par que j’avais pas envie de me gâcher la semaine) et elle a dit qu’elles étaient bien mes analyses. Faut dire qu’elles sont meilleures depuis que je suis à Bx et meilleures qu’il y a quelques années où j’avais eu peur et depuis je mange beaucoup moins sucré. Bref.

58117_n.jpg

Ensuite j’avais rdv dans un café emblématique de la vie étudiante avec une copine aussi vieille que moi ou presque a qui je voulais faire découvrir les Capus et St-Mich’. Pour la petite histoire : elle était venu l’année dernière nous voir depuis Pô et c’est elle qui m’avait dit « Mais en fait tu es AMOUREUSE d’une ville, tu es amoureuse de Bx! » Et bien depuis, elle et son mari ont déménagé ici, en moins de deux! Je crois que je suis trop convaincante. Il va falloir que je me calme.

Autrement j’ai acheté des loukoums, parce qu’EL Joven en avait jamais mangé et que je ne trouvais pas ça bon pour son équilibre mental et physique.

Je vous embrasse.

 

 

On commencera par Mauriac

Après plus de deux mois sans horaires, la rentrée est dure. Et encore je ne me lève pas aussi tôt qu’El Joven… Mon réveil est calé à 7h30 tous les jours sauf le vikend.

Mardi c’était la journée de rentrée à l’Institut ou je prépare le CA/PES/FEP. Pas de cours, juste une présentation avec tous les M1 et M2 d’Hist-G, Lettres et Espagnol. On était une quinzaine. Hier il y avait le premier cours de prépa à la compo, mais comme je vais faire le 3ème concours je ferai pas la compo, donc je ne vais pas aux cours de prépa à la compo(sition). Qui n’est pas une banale compo, puisqu’elle dure 5h. En revanche aujourd’hui il y avait le cours de préparation à la traduc’, qui n’est pas une banale traduc’ non plus car nous aurons 5 heures pour la faire, en comptant les choix de traductions, qui sont des questions (une question depuis cette année, mais à bien développer) portant sur un certain point du texte qui présente une difficulté particulière, par ex :

La traduction du verbe être  : ser ou estar. Encore preuve de la complexité de la langue espagnole qui comporte deux verbes être, pas un, et ils ne sont absolument pas interchangeables!

La Traduction « on » (on est un con) mais en l’occurrence c’est aussi un pronom neutre singulier, toujours sujet. Il a 3 signification principales.

On ne doit pas jeter de papiers par terre : les gens

On a frappé à la porte, va ouvrir : une ou plusieurs personnes déterminées

On ira au cinéma : nous, en langue familière.

Le On n’existant pas en espagnol il faudra trouver par quoi on va le traduire et justifier son choix, dans un exposé pas si bref que ça, plutôt exhaustif.

Un autre « fait de langue » ou « difficulté de traduction » pourra être la traduction de « dont » qui ne fonctionne pas comme en français etc, etc, etc…

Mais passons. J’étais quand même assez stressée ce matin de retrouver mon fameux prof M. Marchoucrève. Alors j’ai décidé de partir à 8h45 pour être sûre d’arrivée à 9h15 pour un début de cours à 9h30… Ben tu vois, j’ai tout de suite stressée, en arrivant sur la barrière, parce que ça bouchonnait grave et que du coup, ben, je voyais l’heure tourner beaucoup plus vite que prévue! Du coup je suis arrivée au 3ème étage de l’Institut à 9h31! Sur les boulevards, quand ça veut pas, ça veut pas (et y’a pas de tram sur les boulevards pour les pointilleux). Quand je suis rentrée dans ma salle j’ai été un peu estomaquée, y’avait seulement 2 étudiantes. Et j’ai été vraiment surprise quand Marchoucrève est rentré (frais comme une rose) et a dit :

-Ah, je suis heureux de voir que les effectifs ont triplé depuis hier!

Comme je n’étais pas là hier, je me suis présenté et l’ai informé du fait que nous nous connaissions déjà. Ce dont il ne peux pas se rappeler car cela fait très longtemps d’une part et que d’autre part je n’avais jamais cherché à me faire remarquer de lui. Et tout le monde sait qu’à la fac, si tu ne veux pas te faire remarquer tu es transparent, ce qui est bien normal vu le nombre d’étudiants. Bref revenons à nos moutons :

0J9Kr.gif

-Voilà qui ne me rajeunit  pas, me rétorqua-t-il en riant. Le vieux à l’oeil qui frise quand il rit. C’est bien ça. Et nous voilà parti pour 3 heures de grammaire et choix de traduction…

L’homme n’a eu aucun mal à retenir nos prénoms… 3 étudiantes en présentiel! C’est du jamais vu! De l’inédit! Il y en a quelques autres « par correspondance »… Mais face à lui en général, ce sera seulement nous. L’âge aidant j’ai été la moins timide ou complexée pour répondre à ses questions :

-« Dont » c’est quoi? Il prononce « donte », faut avouer : il a très très fort accent du sud-ouest. Un accent à l’ancienne, j’adore! « Alors!? Mais réveillez-vous! Les vacances sont finies! « Donte » c’est quoi?

-Un pronom relatif, dis-je d’une voix claire et forte. J’ai tout de suite noté qu’il a perdu pas mal d’audition. Si tu murmures, c’est comme si tu pissais dans un violon. Il entend pas. Bref. Il me fait plus peur du tout. Au bout d’un moment il était bien content que je sois là pour lui répondre car Barbara ne parle pas assez fort et Lisette n’ouvre pas beaucoup la bouche…

Bref, c’était vraiment bien, vraiment cool, j’adore la grammaire, comme toujours… Les choses qui me passionnent sont étranges je le reconnais. Alors? M Marchoucrève? Il est comment? Ben il est sympa! Très bavard. Il a blanchi, s’est ridé, et à un main qui tremblote tout le temps… Et finalement, il est tellement passionnant que j’ai été super heureuse de cette matinée! Voilà. Y’avait pas de quoi s’angoisser!

Je vous embrasse.

Ps : On a commencé par une traduction de l’incipit de Thérèse Desqueyroux. Si vous voulez vous entrainer. C’était du premier mot à « Je suis rompue ».

 

Vamos a bailar calypso mi amor!

Bon alors voilà, la vie est pas simple, tout est compliqué et j’ai jamais essayé (faut croire) d’avancer droit devant de moi, de suivre droit devant moi la voie toute tracée que j’étais censée suivre… Ça c’est clair mon CV part dans tous les sens…

Bon bref, j’ai une vieille maitrise du XXème siècle qui équivaut à un Master1.  Pour préparer le CAPES (d’espagnol pour les retardataires) il faut suivre les cours de Master1. Donc voilà je me suis inscrite en Master1 à l’ISPE (ça c’est pour dérouter les moteurs de recherche c’est pas le vrai nom du truc). Et puis j’ai eu un haut le coeur quand je me suis aperçu que ça allait me couter un bras…

La-dessus j’ai reçu mes certificats de scolarité, mes emplois du temps et tutti cuanti… J’ai fait : Gloups! On dirait que c’est un signe que m’envoie le « Tout Puissant ». On va emprunter et je serai……………………………….étudiante à 52 piges! Oui je sais……………….C’est : BIZARRE!!! Hé ben c’est comme ça, faudra vous y faire!

J’avoue là, je pète de trouille. Pas parce que je vais me retrouver étudiante. Mais parce que… Je vais retrouver un prof que j’ai déjà eu à la fac et que j’aimais pas spécialement… Disons-le clairement, il m’a un peu terrorisé, celui-là.

En fait c’est une « anecdote » que je raconte parfois, dans un cercle d’amis proches (ou moins proche) autour un verre de « old fashion » (L’Old fashioned est un cocktail à servir en apéritif, composé d’un sucre imbibé d’un truc amer (type angostura) auquel on ajoute du whisky. Il est traditionnellement servi avec un gros glaçon dans un verre à whisky de type « tumbler » auquel il a donné son nom : le verre old-fashioned. C’est très hype et beaucoup plus glamour que le Mojito.) Bref, que disais-je? Oui : donc l’anecdote est la suivante : 1er cours de première année de fac d’espagnol.

324ff5e49517e9e8a263c49ba8066d22

 

M Marchoucrève nous reçoit dans une salle trop petite.  Une dizaine d’étudiants est debout. Alors que nous nous lamentons tous de ne pas avoir ni assez de tables, ni assez de chaises, le voilà qui nous dit d’un ton de pisse-vinaigre  » Ne vous inquiétez pas, après Noël, tous ceux qui auront compris qu’ils n’ont pas leur place ici seront partis et tout le monde sera confortablement installés…

-Tenez d’ailleurs, je vous en fiche mon billet : la semaine prochaine tout ira déjà mieux. Bien. Commençons. Prenez-une feuille je vous prie et conjuguez moi le verbe repriser au subjonctif imparfait, en espagnol bien sûr! Hé bien quoi? Pourquoi faites vous tous cette tête? Voilà un verbe qui ne présente aucune difficulté!  »

Tout le monde râle et s’agite sur son siège… « Repriser! Sérieusement? Repriser? Non mais sérieusement? » Un bruissement parcourt la salle : comment ont dit « repriser »?

-Vous n’êtes pas sans savoir que le subjonctif imparfait n’est pas un temps obsolète en espagnol contrairement au français où il est peu à peu tombé en désuétude! Donc si vous pensez ne pas avoir le niveau pour commencer cette année dans de bonnes conditions… La porte est grande ouverte! Ça permettra à tout ceux qui on envie de s’investir de s’assoir! »

Nouveaux murmures de réprobation ça et là…

Est-ce que je dois vous apprendre que vous n’êtes pas ici pour apprendre l’espagnol? »

OMG vite dans ma tête aujourd’hui en 2017 : El verbo zurcir subjuntivo imperfecto:

zurciera o zurciese

zurcieras o zurcieses

zurciera o zurciese

zurciéramos o zurciésemos

zurcierais o zurcieseis

zurcieran o zurciesen

Soupir. Véritablement se souvenir, mêlé à l’odeur de la cannelle de son after shave puissant, piquant et à son accent 100% sud-ouest m’a toujours poursuivi. Son regard noir sous la vaguelette de ses cheveux gominé me transpercent encore d’une langueur monotone :  « Si vous n’avez pas votre place ici, la porte est ouverte! » C’est probablement un des profs qui m’a donné le plus envie de ne pas me lever le matin! Mais heureusement depuis j’ai grandi! Et je sais que ce monsieur est un grand prof et qu’il peut m’apprendre énormément et bien me préparer au… CAPES! Il faut que je considère que c’est déjà une très grande chance, oui une très grande chance, de ne pas trouver face à moi une de mes anciennes copines de fac! Ce qui aurait été extrêmement probable et extrèmement embarrassant, emmerdant, ennuyeux, fâcheux, gênant, importun, incommodant. Heureusement c’est M. Marchoucrève qui sera un de mes profs chouchous cette année 2017…

giphy.gif

Voilà. Mardi je fais donc ma rentrée.

Malheureusement je n’ai pas été appelée pour faire un remplacement comme prof-doc à l’année. J’espère être rapidement appelée pour faire des remplacements. J’ai choisi de faire la formation dans cet « institut » car contrairement à son homologue public, cet institut permet de ne pas assister à tous les cours. C’est à dire que dans le public le « présentiel » est obligatoire, avec comme seul alternative le CNED pour ceux qui travaillent. Là je suis inscrite en présentiel et en « correspondance » et j’ai le droit de  travailler et de revenir sans être pénalisée.

Maintenant il faut que je m’organise. Un agenda suffira-t-il? Faut-il que je m’en fabrique un sur mesure? Je vais pas avoir le temps de m’ennuyer.

Je vous embrasse.

On n’est pas là pour se faire engueuler (Mr Hyde)

26 août, 29 degrés dans notre salle de séjour-bureau, 33° dehors. A chaque fois que tu veux t’atteler à quelque chose tu transpires à grosses goutte et abandonne… Reste la TV avachie sur le canapé, la moquette : avachie comme le chat, ou l’ordi…

météo.png

C’est décidé un jour on repartira plus au nord… Parce que si, comme les climatologues le disent, les étés vont durer de plus en plus longtemps et seront de plus en plus chaud, jusqu’à atteindre les températures du Qatar… Moi je m’expatrie plus au nord, au Danemark, ou en Bretagne, ou à LR.

Cette semaine a été une vraie semaine de merde.  D’abord il a fait chaud, très chaud. Ensuite mon fils ne veut rien faire de ses journées en dehors de Mario : il dort jusqu’à midi et ensuite il décolle pas beaucoup de son ordi.  Bon c’est un ado vraiment super sympa, alors j’ai pas de quoi me plaindre et j’ai rien d’autre à lui proposer vu que moi j’étudie à mon bureau toute la journée… Mais… Vivement la rentrée. Au moins je pourrais aller étudier en bib et sortir d’ici! (Parce que je me vois pas laisser l’ado toute la journée seul. Il serait capable de se lever à 17h. Bref…) Mais vivement la rentrée!!!

Puis je ne sais ce que j’ai au pouce depuis presque un moi, je ne peux plus le plier et il est rouge et enflé à l’articulation. Je n’ai pas le moindre souvenir de lui avoir « fait » quelque chose. Ça m’emmerde (oui : ça m’emmeeeeerde) parce qu’un pouce, mine de rien ça sert tout le temps! Un pouce ça permet de « prendre » par exemple. Ou un un pouce ça permet de jouer à la Wii avec son fils pour décompresser…  A force d’attendre que ça passe et que ça ne passe pas, je n’ai toujours pas vu de toubib… A écrire dans agenda « prendre rdv toubib » (voilà c’est fait rdv mercredi). Ensuite on a eu un gouffre dans nos comptes. Mais après quelques jours d’énoooorme stress on a pu (par une opération du Saint Esprit) le combler. Ensuite vendredi l’ISPE m’a dit que j’étais prise pour la préparation du CAPES et m’a annoncé que l’inscription tout ça, ça ferait 1500€. Du coup j’ai abandonné l’idée de préparer le CAPES avec l’ISPE (bon je vais quand même essayer de trouver un financement, mais faut pas non plus rêver… Je verrai avec Pôle, et d’autres organismes cette semaine) Et puis alors que je tourne en rond avec mon fils dans l’appart entre mes cours et son Mario, j’ai pas eu d’appel pour faire un remplacement, alors que « théoriquement »,  à partir de jeudi ils ont commencé à appeler « des gens ». En tous cas mes copines de l’académie de Versailles ont commencé à être appelées. Et puis je contacte un organisme qui me demande un papier que Pôle ne peut pas me donner, parce que leur ordi ne peut pas le sortir.

C8D.gif

Et puis je contacte une nana pour lui demander une certaine chose et puis elle ne me répond pas, parce que je sais que ça ne l’arrange pas.  Et puis il fait chaud et on a pas un radis. Et puis la taxe foncière qu’on a pas payé depuis deux ans va bien finir par tomber à force qu’on leur demande tous les mois de nous dire ce qui se passe! Mais je la payerai pas leur foutue taxe : j’ai passé des heures et des heures au téléphone et sur Internet à vouloir que tout se passe bien au moment du déménagement et dans les mois qui ont suivi et cette année encore et El Marido s’est déplacé… Mais rien, rien, rien de rien… Ils n’ont rien voulu comprendre et n’ont fait que nous balader entre Pau, Montpellier, Bx etc , on reprend les mêmes et on recommence pendant des mois!!!! Alors crotte! Merde! Une fois que je la recevrai leur taxe j’irai leur dire que non, non et non je ne veux rien entendre, écouter ou comprendre : je paierai pas! Et puis une commentatrice (quasi fantôme) de ce blog me demande si je n’ai pas honte de ne pas parler des attentats… Alors que quelques jours plutôt alors que j’écrivais sur un groupe FB fermé de postulants au CAPES d’espagnol  « 1000 pensées pour les habitants de Barcelone et pour toutes les victimes et leurs familles… pour tous ceux qui étaient si heureux sur les Ramblas et qui ont été touchés par la cruauté et la barbarie… »  Une commentatrice me répondait : « C’est complètement déplacé d’écrire ça ici! » Ah… Bon… J’aurais cru qu’au contraire qu’entre hispanistes… Heureusement elle a été la seule à trouver ça « déplacé ».

Mais enfin est-ce qu’on va me foutre un peu la paix? Est-ce qu’enfin je pourrais respirer proprement et arrêter de passer la moitié de la nuit éveillée et l’autre moitié à cauchemarder?

Je vais prier saint Boris pour que tout s’arrange.

Je vous embrasse.

 

C’est la fin de l’été

bordeaux.jpg

Et c’est très bien comme ça. J’aime la fin de l’été. J’aime les jours qui raccourcissent. Les nuits plus légères. J’aime les matinées plus fraiches… Par exemple demain il fera 32° dans la capitale de l’Aquitaine, mais le matin il fera 14… Alors c’est bien.

J’aime m’assoir à mon bureau-parfait-face-au-parc-de-la-résidence à  24°, entouré de mes feutres de couleurs à pointe fine qui me permettent d’annoter mes cours, des stabilos qui me permettent de surligner ça et là…

J’aime le niveau de langue qui est utilisé dans les cours, dans les rapports de jury etc. Le vocabulaire ultra précis, ultra pointu : on parle d’impétrant, d’idiosyncrasie, de deixis.

Ça me change du quotidien, j’aime les mots qui ont du sens.

La  deixis, par exemple est un mot que je ne me rappelais pas avoir déjà vu. C’est une notion linguistique dont la dénomination est directement empruntée au grec δεῖξις (action de montrer, ou référence). La deixis est l’une des façons de conférer son référent à une séquence linguistique ; elle intervient lorsque la compréhension de certaines parties d’un énoncé nécessite une information contextuelle.

benicio.gif

C’est chouette, non?

J’aime quand l’arrosage automatique fait tchi-tchi-tchi… Même si je veux en parler au conseil syndicale : c’est vraiment nécessaire cette débauche d’arrosage? Aussi bien pour les nappes phréatiques que pour mon pauvre petit porte monnaie cela ne me parait pas indispensable…
J’aime quand le soleil se couche doucement en éclairant de rose et d’orange les arbustes en fleurs qui frémissent sous la brise.
J’aime bien le dimanche soir.
Je vous embrasse.