On n’est pas là pour se faire engueuler (Mr Hyde)

26 août, 29 degrés dans notre salle de séjour-bureau, 33° dehors. A chaque fois que tu veux t’atteler à quelque chose tu transpires à grosses goutte et abandonne… Reste la TV avachie sur le canapé, la moquette : avachie comme le chat, ou l’ordi…

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C’est décidé un jour on repartira plus au nord… Parce que si, comme les climatologues le disent, les étés vont durer de plus en plus longtemps et seront de plus en plus chaud, jusqu’à atteindre les températures du Qatar… Moi je m’expatrie plus au nord, au Danemark, ou en Bretagne, ou à LR.

Cette semaine a été une vraie semaine de merde.  D’abord il a fait chaud, très chaud. Ensuite mon fils ne veut rien faire de ses journées en dehors de Mario : il dort jusqu’à midi et ensuite il décolle pas beaucoup de son ordi.  Bon c’est un ado vraiment super sympa, alors j’ai pas de quoi me plaindre et j’ai rien d’autre à lui proposer vu que moi j’étudie à mon bureau toute la journée… Mais… Vivement la rentrée. Au moins je pourrais aller étudier en bib et sortir d’ici! (Parce que je me vois pas laisser l’ado toute la journée seul. Il serait capable de se lever à 17h. Bref…) Mais vivement la rentrée!!!

Puis je ne sais ce que j’ai au pouce depuis presque un moi, je ne peux plus le plier et il est rouge et enflé à l’articulation. Je n’ai pas le moindre souvenir de lui avoir « fait » quelque chose. Ça m’emmerde (oui : ça m’emmeeeeerde) parce qu’un pouce, mine de rien ça sert tout le temps! Un pouce ça permet de « prendre » par exemple. Ou un un pouce ça permet de jouer à la Wii avec son fils pour décompresser…  A force d’attendre que ça passe et que ça ne passe pas, je n’ai toujours pas vu de toubib… A écrire dans agenda « prendre rdv toubib » (voilà c’est fait rdv mercredi). Ensuite on a eu un gouffre dans nos comptes. Mais après quelques jours d’énoooorme stress on a pu (par une opération du Saint Esprit) le combler. Ensuite vendredi l’ISPE m’a dit que j’étais prise pour la préparation du CAPES et m’a annoncé que l’inscription tout ça, ça ferait 1500€. Du coup j’ai abandonné l’idée de préparer le CAPES avec l’ISPE (bon je vais quand même essayer de trouver un financement, mais faut pas non plus rêver… Je verrai avec Pôle, et d’autres organismes cette semaine) Et puis alors que je tourne en rond avec mon fils dans l’appart entre mes cours et son Mario, j’ai pas eu d’appel pour faire un remplacement, alors que « théoriquement »,  à partir de jeudi ils ont commencé à appeler « des gens ». En tous cas mes copines de l’académie de Versailles ont commencé à être appelées. Et puis je contacte un organisme qui me demande un papier que Pôle ne peut pas me donner, parce que leur ordi ne peut pas le sortir.

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Et puis je contacte une nana pour lui demander une certaine chose et puis elle ne me répond pas, parce que je sais que ça ne l’arrange pas.  Et puis il fait chaud et on a pas un radis. Et puis la taxe foncière qu’on a pas payé depuis deux ans va bien finir par tomber à force qu’on leur demande tous les mois de nous dire ce qui se passe! Mais je la payerai pas leur foutue taxe : j’ai passé des heures et des heures au téléphone et sur Internet à vouloir que tout se passe bien au moment du déménagement et dans les mois qui ont suivi et cette année encore et El Marido s’est déplacé… Mais rien, rien, rien de rien… Ils n’ont rien voulu comprendre et n’ont fait que nous balader entre Pau, Montpellier, Bx etc , on reprend les mêmes et on recommence pendant des mois!!!! Alors crotte! Merde! Une fois que je la recevrai leur taxe j’irai leur dire que non, non et non je ne veux rien entendre, écouter ou comprendre : je paierai pas! Et puis une commentatrice (quasi fantôme) de ce blog me demande si je n’ai pas honte de ne pas parler des attentats… Alors que quelques jours plutôt alors que j’écrivais sur un groupe FB fermé de postulants au CAPES d’espagnol  « 1000 pensées pour les habitants de Barcelone et pour toutes les victimes et leurs familles… pour tous ceux qui étaient si heureux sur les Ramblas et qui ont été touchés par la cruauté et la barbarie… »  Une commentatrice me répondait : « C’est complètement déplacé d’écrire ça ici! » Ah… Bon… J’aurais cru qu’au contraire qu’entre hispanistes… Heureusement elle a été la seule à trouver ça « déplacé ».

Mais enfin est-ce qu’on va me foutre un peu la paix? Est-ce qu’enfin je pourrais respirer proprement et arrêter de passer la moitié de la nuit éveillée et l’autre moitié à cauchemarder?

Je vais prier saint Boris pour que tout s’arrange.

Je vous embrasse.

 

Les plus beaux escaliers du monde (Dr Jekyll)

Je ne savais pas qu’il y avait « toujours » eu un musée des Beaux-Arts rue Gargoulleau, au-dessus de la bibliothèque.  J’avais appris qu’un musée de Beaux-Arts était installé « à la place » de la bibliothèque municipale bien après son transfert (de la bib) en 99 vers la nouvelle médiathèque.

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Mais aujourd’hui, je repense à ce beau bâtiment et je lis sur Wiki :

« Pendant la Révolution, la municipalité hérite de l’hôtel et en 1795, la bibliothèque municipal s’y établit. Le musée des Beaux-Arts est installé en 1845 au deuxième étage du bâtiment, au-dessus de la bibliothèque municipale. »

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C’est dommage que je n’y sois jamais allée « à l’époque ». Je veux dire du vivant de mes parents. Ça m’échappe que mes parents, peintres, et ma mère faisant ses études d’Histoire de l’Art, ne m’y ait pas emmené… Ou peut-être que si? Peut-être l’y ai-je suivi là, une fois, comme tant d’autres… En pensant à autre chose? C’est possible.

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Pendant mon enfance et mon adolescence j’y passe beaucoup de temps, dans la salle jeunesse (porte du fond à droite dans la cour), pendant que ma mère dans la salle réservée aux gens sérieux, au premier étage, qui étudient, bosse pour sa maîtrise, son DEA, son doctorat. Je suis envoutée par la bibliothèque. Je pourrais y vivre. Lire lire lire, dans cet endroit bien chauffé l’hiver, cet endroit si beau,  si feutré, où l’eau de la pluie glisse sur les vitres des immenses fenêtres, donnant au fond sur un jardin secret. Souvent je finis l’après-midi à l’étage. Je suis toujours la seule enfant ou ado à y entrer, parce que ma mère y est, et qu’on sais que je suis  trèèèèès sage. Je m’assois à côté d’elle en attendant qu’elle termine ses recherches du jour. Je regarde les magazines de décorations. Je me encore demande pourquoi les magazines de déco étaient à l’étage (la salle des chercheurs) au lieu d’être au rez de chaussée, dans la « salle adultes romans etc ». J’aime les chuchotements, le parquet ancien qui grince… Les fiches cartons dans leurs drôles de tiroirs… J’adore la double porte pour entrer et sortir de cet étage. Je connais toutes les bibliothécaires, les gardiennes du silence et du savoir.

Page_MBA.jpgLe musée actuel.

Spleen de ma ville natale après une semaine de contrariétés sans fin…

 

Qué dia!

Il y a des jours où la pluie ne me plait pas. Lundi il faisait 30°, en montant dans mon pot de yaourt noir et cabossé (voiture) El Hijito me dit, en sortant du collège en plein cagnard à 16h00 :

« D’un côté j’aime bien l’été parce que ça va être les grandes vacances, tout ça…

… Mais de l’autre, il fait trop chaud, on sait pas comment s’habiller, la nuit on peut pas se couvrir, et puis il faut ouvrir la fenêtre pour dormir et j’aime pas ça et puis il y a les moustiques, et puis en français on a fait « Cyrano » dans l’amphithéâtre de la cour et on crevait de chaut et j’ai super soif et… JE PRÉFÈRE VRAIMENT L’HIVER!!! »

J’ai souri : ça c’est bien mon fils! Tel mère, tel fils!!!

Pourtant j’ai bien aimé cette journée à 30°, pour une fois, ça ne m’a pas dérangé. Hier les nuages sont arrivés et la température à un peu baissé.

Ne pas bosser est une véritable prise de tête. Je m’étais vite habituée, à bosser. Je me retrouve à tourner en rond entre le ménage, les courses, les impôts, Pôle, les lettres de candidatures, un dossier pour la Dédé Eucé, etc… L’incertitude…. Déprime, déprime, déprime, de ne plus avoir un salaire qui rentre pour faire face, entre autre aux impôts qui viennent de nous tomber dessus pour l’année 2016 (déménager ça complique pas mal les choses) Du coup lundi ma toubib m’a prescrit un médoc pour le stress et l’anxiété. J’en prends un hier soir et puis je le gouguelise : le médoc devrait être retiré ! Selon le magazine « Prescrire » : « L’étifoxine (Stresam), un anxiolytique, n’est pas un médicament à proposer aux patients : ses effets sur l’anxiété sont mal cernés et ses effets indésirables graves sont peu prévisibles. » Bon je vous passe le reste de l’article. Mais j’en ai conclu qu’il valait mieux boire une bière que de se doper avec ce truc… Retour au recyclage pharmaceutique dans les prochains jours.

IMG_20170518_121133[2].jpgDu coup j’ai acheté un énième parapluie…

Cette nuit il pleuvait comme vache qui pisse avec un petit air frais dehors et dedans une chaleur poisseuse, pas possible d’ouvrir : la pluie serait arrivée directement sur le lit… Nuit de crotte intégrale. 6h30 mon téléphone sonne : s’affiche le nom de la documentaliste que j’ai remplacée avant les vacances…. Nan mais c’est pas vrai… 2 minutes après j’écoute le message : apparemment sont téléphone m’a appelé tout seul : bruit de frottement, de pas etc…

7h30 je prends mon pot de yaourt noir et cabossé pour aller à mon « ancien collège » pour assister à une matinée de cours d’espagnol en observatrice : 5ème, 4ème, 3ème… Je veux voir comment ça se passe, avant de décider ou pas, si je peux demander à faire des remplacements en espagnol.

Je veux me garer au même endroit que d’hab pour prendre le tram : arrivé là-bas : STRESS l’endroit est squatté par un cirque!!! Je dois trouver une autre place fissa si je veux pas arriver en retard au collège. Je manque de me faire emboutir par un pot de yaourt vert en changeant de file sans mettre mon cligno. Je trouve une place mais suis tellement énervée que je m’y reprend à 10 fois pour mon créneau (et bing devant et bing derrière, bing bing prends ça!) (D’haitude je suis la reine du créneau, faut le savoir!) Il pleut des tonnes, je meurs de chaud. Entre le tram et le collège je trace. J’arrive là-bas : 4 étages à monter : je passe la première heure de cours à ruisseler… Je suis crevée, stressée, assoiffée, énervée d’être stressées comme ça, énervée de ruisseler comme ça… Je me maudis d’être toujours comme ça : en transe…

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Les deux profs qui m’ont accueilli était adorables. Les élèves aussi. Ce qui me préoccupe c’est l’organisation de la « séance pédagogique »…  Faut voir… Faut voir. D’ailleurs je ne sais même pas si avec ma licence on me proposerait des replacements… Je crois que oui.

Après 2 cafés et la pression qui ne redescend pas (pourquoi suis-je sous pression tout le temps comme ça?) je sors du collège en trombe sous une pluie battante et sans parapluie (je l’ai laissé sur le siège passager) pour attraper le tram, direction les quais… J’ai rdv avec Meilleure Copine dans sa cantine habituelle. Tellement contente de la voir. Elle a jamais plus d’une heure : faut arriver à manger et à se raconter vite vite notre vie entre la salade et le café…

Pas de longue promenade dans les rues avant de revenir à l’appart. Dans le tram je lis le 20 minutes en entier en 20 minutes (ou moins?).

J’ai une lettre de motive à faire, toujours un questionnaire à remplir pour la Dédé Eucé… Plein de trucs à faire qui me déprime…

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La pluie redouble de force si c’est encore possible, oui c’est encore possible. j’ai atant envie de faire les courses que de me donner un coup de marteau sur un orteil et pourtant c’est ce que je pars faire avant de récupérer El Hijito!

Bonne fin de journée à ceux qui me lisent! Bisous et keep calm (il me faudrait vraiment un de ces mugs : Keep calm and vote Macron 😀 !!! Keep calm and drink tea… Etc….) Allez les amis : Keep calm and read my blog!

Invitation à la promenade

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Songe à la douceur, mon amie, ma soeur…

Pas de sœur, pas d’amie, pour s’assoir avec moi aujourd’hui

Songe à la douceur

D’aller là-bas vivre ensemble !

Où ça?

Je suis très bien ici.

Dans ma ruelle secrète, à l’ombre

30°, un petit vent, à peine une brise

Une vieille table de bistrot

Un croque, une part de tarte, un espresso

L’iris triste, regarde le ciel

Songe à la douceur

Du café,

De la pâte à tarte qui croustille

A la douceur, âcre, des géraniums

En équilibre instables, au troisième étage

Sur la façade blanche de soleil

La douceur du tram qui passe comme un rêve

Transparent et silencieux

Au bout de la rue, derrière les arbres qui bruissent

D’un silence langoureux et précieux

La tasse est vide, la serviette se soulève dans l’air chaud

Et fluide.

Mon amie, ma soeur…

A la douceur.

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