Prends les flammes et la chaleur de mon cƓur

J’avais Ă©cris un autre post. Je l’ai effacĂ©.

AprĂšs avoir publier ce post (celui que j’ai effacĂ©), je me suis aperçu que le titre Ă©tait trĂšs ambiguĂ«, et, pouvait ĂȘtre interprĂ©tĂ© de diverses façons, ce qui m’a fait rĂ©flĂ©chir sur le sens du verbe « prendre ».  Prendre pour soi? Prendre dans le sens de retirer?

Prends sous entendu : « et garde » = prends le livre qui se trouve sur la table

Prends = enlĂšve « take it away from me ».  Prendre quelque chose des mains de quelqu’un = to take something off somebody

Ou « prendre » comme le feu prend dans la garrigue ?

La chatte prend ses chatons par la peau du cou = The cat picks up her kittens by the scruff of the neck…

Prendre le train. Le voyage prend 2 heures. J’ai pris un sandwich. J’ai pris mon temps. J’ai pris une photo. La photo que j’ai prise.  J’ai pris un verre et je l’ai laissĂ© tomber par terre. J’ai pris un verre avec une amie. J’ai pris mon colis Ă  la poste, cela ne m’a pas pris longtemps, aprĂšs j’ai pris le tram pour rentrer.  On croirait presque le verbe schtroumpfer ! Qu’est-ce qui m’a pris? Prise de remords, je me suis pris la tĂȘte entre les mains. Plus tard je suis passer prendre une amie pour aller chez le coiffeur, « il ne prend pas cher », lui ai-je prĂ©cisĂ©. Comme tous les coiffeurs il nous a demandĂ© si nous prendrions un cafĂ©… En rentrant l’appartement avait Ă©tĂ© visitĂ© : ils avaient tout pris, il ne restait rien ! Alors j’ai pris un hĂŽtel. Le lendemain la police a pris mes cambrioleur la main dans le sac dans un autre appartement. Je ne sais pas ce qui m’a pris : j’ai embrassĂ© le policier! « Oh oui, prends-moi, lĂ  , tout de suite! » Et hier pas de vaine, mon psy n’a pas pu me prendre, lui. Ne me dites pas de conneries du genre… mais oui, vous savez trĂšs bien! Ça ne prend pas avec moi!!! De toutes façon je ne sais pas comment je dois prendre tous ces petits sous entendus… La derniĂšre qui m’a Ă©nervĂ©e, je vous prĂ©viens : elle a pris cher! Bien mal lui en avait pris! Non mais! Faut pas me prendre pour un jambon.  Mais je prends sur moi lĂ , je prends sur moi. Je ne vais pas m’en prendre Ă  vous.  Tiens, ma soeur a pris un  amant, elle l’a rencontrĂ© alors que son sac s’Ă©tait pris dans la porte du tram. Je le croise dans la rue, je le prends pour  Macron. ouf, y’avait eu mĂ©prise, c’Ă©tait pas lui.  Quoi qu’il en soi je l’ai pris en affection. Paf, le tĂ©lĂ©phone sonne : c’est lui! Je dis Ă  ma sƓur « Tu le prends? »… Il lui dit qu’il a pris un chat, si elle est contente? Bah oui, elle le prend bien. Pendant ce temps je sors mon gĂąteau du four, il a pas bien pris, il est tout ratĂ©. Mais je m’Ă©gare. Reprenons! oĂč en Ă©tais-je? Pour aller au Capu, je prends par Nasouty ou pas?  Je me suis prise Ă  rĂȘver… Je me prenais pour une reine… Je m’y prends un peu tard. Je me suis trop pris les pieds dans le tapis… Un type m’a prise pour une autre, je vous le raconterai, demain.

N’oubliez pas de prendre vos pilules divers et variĂ©es avant de dormir.

 

 

 

 

 

On n’est pas lĂ  pour se faire engueuler (Mr Hyde)

26 aoĂ»t, 29 degrĂ©s dans notre salle de sĂ©jour-bureau, 33° dehors. A chaque fois que tu veux t’atteler Ă  quelque chose tu transpires Ă  grosses goutte et abandonne… Reste la TV avachie sur le canapĂ©, la moquette : avachie comme le chat, ou l’ordi…

météo.png

C’est dĂ©cidĂ© un jour on repartira plus au nord… Parce que si, comme les climatologues le disent, les Ă©tĂ©s vont durer de plus en plus longtemps et seront de plus en plus chaud, jusqu’Ă  atteindre les tempĂ©ratures du Qatar… Moi je m’expatrie plus au nord, au Danemark, ou en Bretagne, ou Ă  LR.

Cette semaine a Ă©tĂ© une vraie semaine de merde.  D’abord il a fait chaud, trĂšs chaud. Ensuite mon fils ne veut rien faire de ses journĂ©es en dehors de Mario : il dort jusqu’Ă  midi et ensuite il dĂ©colle pas beaucoup de son ordi.  Bon c’est un ado vraiment super sympa, alors j’ai pas de quoi me plaindre et j’ai rien d’autre Ă  lui proposer vu que moi j’Ă©tudie Ă  mon bureau toute la journĂ©e… Mais… Vivement la rentrĂ©e. Au moins je pourrais aller Ă©tudier en bib et sortir d’ici! (Parce que je me vois pas laisser l’ado toute la journĂ©e seul. Il serait capable de se lever Ă  17h. Bref…) Mais vivement la rentrĂ©e!!!

Puis je ne sais ce que j’ai au pouce depuis presque un moi, je ne peux plus le plier et il est rouge et enflĂ© Ă  l’articulation. Je n’ai pas le moindre souvenir de lui avoir « fait » quelque chose. Ça m’emmerde (oui : ça m’emmeeeeerde) parce qu’un pouce, mine de rien ça sert tout le temps! Un pouce ça permet de « prendre » par exemple. Ou un un pouce ça permet de jouer Ă  la Wii avec son fils pour dĂ©compresser…  A force d’attendre que ça passe et que ça ne passe pas, je n’ai toujours pas vu de toubib… A Ă©crire dans agenda « prendre rdv toubib » (voilĂ  c’est fait rdv mercredi). Ensuite on a eu un gouffre dans nos comptes. Mais aprĂšs quelques jours d’Ă©noooorme stress on a pu (par une opĂ©ration du Saint Esprit) le combler. Ensuite vendredi l’ISPE m’a dit que j’Ă©tais prise pour la prĂ©paration du CAPES et m’a annoncĂ© que l’inscription tout ça, ça ferait 1500€. Du coup j’ai abandonnĂ© l’idĂ©e de prĂ©parer le CAPES avec l’ISPE (bon je vais quand mĂȘme essayer de trouver un financement, mais faut pas non plus rĂȘver… Je verrai avec PĂŽle, et d’autres organismes cette semaine) Et puis alors que je tourne en rond avec mon fils dans l’appart entre mes cours et son Mario, j’ai pas eu d’appel pour faire un remplacement, alors que « thĂ©oriquement »,  Ă  partir de jeudi ils ont commencĂ© Ă  appeler « des gens ». En tous cas mes copines de l’acadĂ©mie de Versailles ont commencĂ© Ă  ĂȘtre appelĂ©es. Et puis je contacte un organisme qui me demande un papier que PĂŽle ne peut pas me donner, parce que leur ordi ne peut pas le sortir.

C8D.gif

Et puis je contacte une nana pour lui demander une certaine chose et puis elle ne me rĂ©pond pas, parce que je sais que ça ne l’arrange pas.  Et puis il fait chaud et on a pas un radis. Et puis la taxe fonciĂšre qu’on a pas payĂ© depuis deux ans va bien finir par tomber Ă  force qu’on leur demande tous les mois de nous dire ce qui se passe! Mais je la payerai pas leur foutue taxe : j’ai passĂ© des heures et des heures au tĂ©lĂ©phone et sur Internet Ă  vouloir que tout se passe bien au moment du dĂ©mĂ©nagement et dans les mois qui ont suivi et cette annĂ©e encore et El Marido s’est dĂ©placĂ©… Mais rien, rien, rien de rien… Ils n’ont rien voulu comprendre et n’ont fait que nous balader entre Pau, Montpellier, Bx etc , on reprend les mĂȘmes et on recommence pendant des mois!!!! Alors crotte! Merde! Une fois que je la recevrai leur taxe j’irai leur dire que non, non et non je ne veux rien entendre, Ă©couter ou comprendre : je paierai pas! Et puis une commentatrice (quasi fantĂŽme) de ce blog me demande si je n’ai pas honte de ne pas parler des attentats… Alors que quelques jours plutĂŽt alors que j’Ă©crivais sur un groupe FB fermĂ© de postulants au CAPES d’espagnol  « 1000 pensĂ©es pour les habitants de Barcelone et pour toutes les victimes et leurs familles… pour tous ceux qui Ă©taient si heureux sur les Ramblas et qui ont Ă©tĂ© touchĂ©s par la cruautĂ© et la barbarie… »Â  Une commentatrice me rĂ©pondait : « C’est complĂštement dĂ©placĂ© d’Ă©crire ça ici! » Ah… Bon… J’aurais cru qu’au contraire qu’entre hispanistes… Heureusement elle a Ă©tĂ© la seule Ă  trouver ça « dĂ©placĂ© ».

Mais enfin est-ce qu’on va me foutre un peu la paix? Est-ce qu’enfin je pourrais respirer proprement et arrĂȘter de passer la moitiĂ© de la nuit Ă©veillĂ©e et l’autre moitiĂ© Ă  cauchemarder?

Je vais prier saint Boris pour que tout s’arrange.

Je vous embrasse.

 

Les plus beaux escaliers du monde (Dr Jekyll)

Je ne savais pas qu’il y avait « toujours » eu un musĂ©e des Beaux-Arts rue Gargoulleau, au-dessus de la bibliothĂšque.  J’avais appris qu’un musĂ©e de Beaux-Arts Ă©tait installĂ© « Ă  la place » de la bibliothĂšque municipale bien aprĂšs son transfert (de la bib) en 99 vers la nouvelle mĂ©diathĂšque.

facade-musee-beaux-arts-rochelle.jpg

Mais aujourd’hui, je repense Ă  ce beau bĂątiment et je lis sur Wiki :

« Pendant la RĂ©volution, la municipalitĂ© hĂ©rite de l’hĂŽtel et en 1795, la bibliothĂšque municipal s’y Ă©tablit. Le musĂ©e des Beaux-Arts est installĂ© en 1845 au deuxiĂšme Ă©tage du bĂątiment, au-dessus de la bibliothĂšque municipale. »

bmlr.jpg

C’est dommage que je n’y sois jamais allĂ©e « Ă  l’Ă©poque ». Je veux dire du vivant de mes parents. Ça m’Ă©chappe que mes parents, peintres, et ma mĂšre faisant ses Ă©tudes d’Histoire de l’Art, ne m’y ait pas emmenĂ©… Ou peut-ĂȘtre que si? Peut-ĂȘtre l’y ai-je suivi lĂ , une fois, comme tant d’autres… En pensant Ă  autre chose? C’est possible.

La-Rochelle-façade.jpg

Pendant mon enfance et mon adolescence j’y passe beaucoup de temps, dans la salle jeunesse (porte du fond Ă  droite dans la cour), pendant que ma mĂšre dans la salle rĂ©servĂ©e aux gens sĂ©rieux, au premier Ă©tage, qui Ă©tudient, bosse pour sa maĂźtrise, son DEA, son doctorat. Je suis envoutĂ©e par la bibliothĂšque. Je pourrais y vivre. Lire lire lire, dans cet endroit bien chauffĂ© l’hiver, cet endroit si beau,  si feutrĂ©, oĂč l’eau de la pluie glisse sur les vitres des immenses fenĂȘtres, donnant au fond sur un jardin secret. Souvent je finis l’aprĂšs-midi Ă  l’étage. Je suis toujours la seule enfant ou ado Ă  y entrer, parce que ma mĂšre y est, et qu’on sais que je suis  trÚÚÚÚÚs sage. Je m’assois Ă  cĂŽtĂ© d’elle en attendant qu’elle termine ses recherches du jour. Je regarde les magazines de dĂ©corations. Je me encore demande pourquoi les magazines de dĂ©co Ă©taient Ă  l’étage (la salle des chercheurs) au lieu d’ĂȘtre au rez de chaussĂ©e, dans la « salle adultes romans etc ». J’aime les chuchotements, le parquet ancien qui grince
 Les fiches cartons dans leurs drĂŽles de tiroirs
 J’adore la double porte pour entrer et sortir de cet Ă©tage. Je connais toutes les bibliothĂ©caires, les gardiennes du silence et du savoir.

Page_MBA.jpgLe musée actuel.

Spleen de ma ville natale aprĂšs une semaine de contrariĂ©tĂ©s sans fin…

 

Qué dia!

Il y a des jours oĂč la pluie ne me plait pas. Lundi il faisait 30°, en montant dans mon pot de yaourt noir et cabossĂ© (voiture) El Hijito me dit, en sortant du collĂšge en plein cagnard Ă  16h00 :

« D’un cĂŽtĂ© j’aime bien l’Ă©tĂ© parce que ça va ĂȘtre les grandes vacances, tout ça…

… Mais de l’autre, il fait trop chaud, on sait pas comment s’habiller, la nuit on peut pas se couvrir, et puis il faut ouvrir la fenĂȘtre pour dormir et j’aime pas ça et puis il y a les moustiques, et puis en français on a fait « Cyrano » dans l’amphithĂ©Ăątre de la cour et on crevait de chaut et j’ai super soif et… JE PRÉFÈRE VRAIMENT L’HIVER!!! »

J’ai souri : ça c’est bien mon fils! Tel mĂšre, tel fils!!!

Pourtant j’ai bien aimĂ© cette journĂ©e Ă  30°, pour une fois, ça ne m’a pas dĂ©rangĂ©. Hier les nuages sont arrivĂ©s et la tempĂ©rature Ă  un peu baissĂ©.

Ne pas bosser est une vĂ©ritable prise de tĂȘte. Je m’Ă©tais vite habituĂ©e, Ă  bosser. Je me retrouve Ă  tourner en rond entre le mĂ©nage, les courses, les impĂŽts, PĂŽle, les lettres de candidatures, un dossier pour la DĂ©dĂ© EucĂ©, etc… L’incertitude…. DĂ©prime, dĂ©prime, dĂ©prime, de ne plus avoir un salaire qui rentre pour faire face, entre autre aux impĂŽts qui viennent de nous tomber dessus pour l’annĂ©e 2016 (dĂ©mĂ©nager ça complique pas mal les choses) Du coup lundi ma toubib m’a prescrit un mĂ©doc pour le stress et l’anxiĂ©tĂ©. J’en prends un hier soir et puis je le gouguelise : le mĂ©doc devrait ĂȘtre retirĂ© ! Selon le magazine « Prescrire » : « L’Ă©tifoxine (Stresam), un anxiolytique, n’est pas un mĂ©dicament Ă  proposer aux patients : ses effets sur l’anxiĂ©tĂ© sont mal cernĂ©s et ses effets indĂ©sirables graves sont peu prĂ©visibles. » Bon je vous passe le reste de l’article. Mais j’en ai conclu qu’il valait mieux boire une biĂšre que de se doper avec ce truc… Retour au recyclage pharmaceutique dans les prochains jours.

IMG_20170518_121133[2].jpgDu coup j’ai achetĂ© un Ă©niĂšme parapluie…

Cette nuit il pleuvait comme vache qui pisse avec un petit air frais dehors et dedans une chaleur poisseuse, pas possible d’ouvrir : la pluie serait arrivĂ©e directement sur le lit… Nuit de crotte intĂ©grale. 6h30 mon tĂ©lĂ©phone sonne : s’affiche le nom de la documentaliste que j’ai remplacĂ©e avant les vacances…. Nan mais c’est pas vrai… 2 minutes aprĂšs j’Ă©coute le message : apparemment sont tĂ©lĂ©phone m’a appelĂ© tout seul : bruit de frottement, de pas etc…

7h30 je prends mon pot de yaourt noir et cabossĂ© pour aller Ă  mon « ancien collĂšge » pour assister Ă  une matinĂ©e de cours d’espagnol en observatrice : 5Ăšme, 4Ăšme, 3Ăšme… Je veux voir comment ça se passe, avant de dĂ©cider ou pas, si je peux demander Ă  faire des remplacements en espagnol.

Je veux me garer au mĂȘme endroit que d’hab pour prendre le tram : arrivĂ© lĂ -bas : STRESS l’endroit est squattĂ© par un cirque!!! Je dois trouver une autre place fissa si je veux pas arriver en retard au collĂšge. Je manque de me faire emboutir par un pot de yaourt vert en changeant de file sans mettre mon cligno. Je trouve une place mais suis tellement Ă©nervĂ©e que je m’y reprend Ă  10 fois pour mon crĂ©neau (et bing devant et bing derriĂšre, bing bing prends ça!) (D’haitude je suis la reine du crĂ©neau, faut le savoir!) Il pleut des tonnes, je meurs de chaud. Entre le tram et le collĂšge je trace. J’arrive lĂ -bas : 4 Ă©tages Ă  monter : je passe la premiĂšre heure de cours Ă  ruisseler… Je suis crevĂ©e, stressĂ©e, assoiffĂ©e, Ă©nervĂ©e d’ĂȘtre stressĂ©es comme ça, Ă©nervĂ©e de ruisseler comme ça… Je me maudis d’ĂȘtre toujours comme ça : en transe…

IMG_20170518_122153[1]

Les deux profs qui m’ont accueilli Ă©tait adorables. Les Ă©lĂšves aussi. Ce qui me prĂ©occupe c’est l’organisation de la « sĂ©ance pĂ©dagogique »…  Faut voir… Faut voir. D’ailleurs je ne sais mĂȘme pas si avec ma licence on me proposerait des replacements… Je crois que oui.

AprĂšs 2 cafĂ©s et la pression qui ne redescend pas (pourquoi suis-je sous pression tout le temps comme ça?) je sors du collĂšge en trombe sous une pluie battante et sans parapluie (je l’ai laissĂ© sur le siĂšge passager) pour attraper le tram, direction les quais… J’ai rdv avec Meilleure Copine dans sa cantine habituelle. Tellement contente de la voir. Elle a jamais plus d’une heure : faut arriver Ă  manger et Ă  se raconter vite vite notre vie entre la salade et le cafĂ©…

Pas de longue promenade dans les rues avant de revenir Ă  l’appart. Dans le tram je lis le 20 minutes en entier en 20 minutes (ou moins?).

J’ai une lettre de motive Ă  faire, toujours un questionnaire Ă  remplir pour la DĂ©dĂ© EucĂ©… Plein de trucs Ă  faire qui me dĂ©prime…

IMG_20170518_124321[2]

La pluie redouble de force si c’est encore possible, oui c’est encore possible. j’ai atant envie de faire les courses que de me donner un coup de marteau sur un orteil et pourtant c’est ce que je pars faire avant de rĂ©cupĂ©rer El Hijito!

Bonne fin de journĂ©e Ă  ceux qui me lisent! Bisous et keep calm (il me faudrait vraiment un de ces mugs : Keep calm and vote Macron 😀 !!! Keep calm and drink tea… Etc….) Allez les amis : Keep calm and read my blog!

Invitation Ă  la promenade

IMG_20170516_125006

Songe Ă  la douceur, mon amie, ma soeur…

Pas de sƓur, pas d’amie, pour s’assoir avec moi aujourd’hui

Songe Ă  la douceur

D’aller lĂ -bas vivre ensemble !

OĂč ça?

Je suis trĂšs bien ici.

Dans ma ruelle secrĂšte, Ă  l’ombre

30°, un petit vent, à peine une brise

Une vieille table de bistrot

Un croque, une part de tarte, un espresso

L’iris triste, regarde le ciel

Songe Ă  la douceur

Du café,

De la pĂąte Ă  tarte qui croustille

A la douceur, ùcre, des géraniums

En Ă©quilibre instables, au troisiĂšme Ă©tage

Sur la façade blanche de soleil

La douceur du tram qui passe comme un rĂȘve

Transparent et silencieux

Au bout de la rue, derriĂšre les arbres qui bruissent

D’un silence langoureux et prĂ©cieux

La tasse est vide, la serviette se soulĂšve dans l’air chaud

Et fluide.

Mon amie, ma soeur…

A la douceur.

baudel2

Les nuages noirs dans le ciel bleu

Tout allait si bien, nous avions vu magnifique feu d’artifices sur les quais, aux premiĂšres loges face Ă  la barge qui tirait les fusĂ©es. C’Ă©tait magnifique. Bien sĂ»r il y avait bien 10 fois trop de monde et je n’Ă©tais pas trop Ă  l’aise avec ça. Plusieurs fois dans la soirĂ©e j’ai pensĂ© : et si des barjots nous attaquaient… Et puis nous sommes rentrĂ©s en tram et puis les horribles infos sur FB…

Tout allait si bien lĂ  soirĂ©e avait Ă©tĂ© trĂšs sympa, on avait mangĂ© une pizza (trĂšs trĂšs TRES moyenne) chez Pizza Pinuts, dans l’ancien RĂ©gent, place Gambetta. Comment un lieu qui a Ă©tĂ© le lieu le plus snob de Bx peut-ĂȘtre devenu la pizzeria la plus nulle et la plus triste de la ville? En tous cas c’Ă©tait la premiĂšre fois que je m’installais Ă  cette terrasse, moche et nĂ©gligĂ©e, autrefois princiĂšre. Gambetta Ă©tait autrefois une place trĂšs vivante, maintenant il y a beaucoup plus de bus et de pollution sur cette place qui a perdu tout son charme, il faut bien l’avouer et je ne pensais pas que cela pouvait arriver, je pensais que certaines choses Ă©taient immuables.

Tout allait si bien, nous Ă©tions allĂ©s Ă  « l’Ariel » voir un film d’animation pour tenir jusqu’Ă  l’heure de la fĂȘte. La Tortue Rouge, un film Ă©trange, qu’El Marido a beaucoup aimĂ©, mais El Hijito et moi moins, beaucoup moins.

Tout allait si bien la veille nous avions fait dĂ©couvrir quelques rues et monuments du vieux Bx Ă  un blogueur de passage et son Ă©pouse, c’Ă©tait chouette…

Tout allait si bien, mes analyses Ă©taient meilleures, le sucre ne m’entrainera pas  (pour l’instant) vers le diabĂšte mais il faut que je continue toujours et encore les mĂȘmes Ă©fforts, avec beaucoup d’entorses, ça va quand mĂȘme!

Tout allait si bien, le ciel bleu, les nuages comme du coton qui flottent.

Et puis les nouvelles et maintenant la boule dans la gorge, la tristesse infinie, la peur.

IMG_20160715_164632

La dionée attrape-mouche a fait une fleur.

Prenez soin de vous, et de ceux que vous aimez.